Ce que j’en dis…

L’Edito Eco de Lud le Scribouillard #005

 

Ce samedi 3 mai 2014, l’économiste Gary Becker est mort.

 Gary Becker 2 - Copie

Depuis les années 1980, le néolibéralisme a poussé plus loin ses pions sur l’échiquier économique mondial, transformant les sociétés, les politiques, les comportements humains. On sait moins que le carcan épistémologique dans lequel le néolibéralisme enferme la société est pensé depuis, au moins, les années 1950 d’Eisenhower, au moment même où la pensée keynésienne s’imposait dans les centres de recherche et, sous une forme abâtardie, jusque dans l’application des politiques économiques. Une longue traversée du désert pour tous les libéraux de la planète. Traversée du désert productive, néanmoins…

 

Gary Becker est né en 1930 en Pennsylvanie. « Etudiant à Princeton, il affirme s’être inscrit « par hasard » à un cours d’économie. Il aime ça. Mais, assez vite, il se lasse. « J’avais l’impression que l’économie était une matière stérile. » Il est tenté par la sociologie. « J’ai lu des livres, notamment Talcott Parsons, qui était alors la référence en sociologie aux Etats-Unis. Je n’ai rien compris », s’amuse-t-il. [Il] se résigne donc à l’économie. Sans grand enthousiasme, il part à Chicago poursuivre ses études. Et, là, c’est le déclic. Il s’appelle Milton Friedman […]. » [Malingre, 2005] Il donne ainsi des cours et obtient son doctorat en 1955 à Chicago sous la direction de H. Gregg Lewis. Sa thèse est une analyse économique des discriminations raciales ; elle sera publiée en 1957. La même année, il devient professeur à Columbia, puis « retourne à Chicago, suite notamment aux mouvements étudiants de 1968 qu’il désapprouve fortement. » [AEP, 2005] « C’est [donc] à partir des années soixante que Becker va remodeler largement le champ de la pensée économique libérale en l’élargissant à l’ensemble des comportements humains impliquant des choix… » [Benhamou, 1988] (suite…)



J’ai vu… Foxfire, confessions d’un gang de filles de Laurent Cantet

Ce lundi 4 mars, j’ai été studieux : j’ai assisté à un colloque international à Sciences Po, sur le thème Travail et genre : variations France/Etats-Unis. J’y ai notamment découvert une économiste brillante, dont je parlerais peut-être par ailleurs, Nancy Folbre. Et j’ai terminé ma journée au cinéma, avec ma belle, devant Firefox, Confessions d’un gang de filles, histoire de prolonger artistiquement cette journée scientifiquement stimulante. Adaptation d’un roman de Joyce Carol Oates, le film est clairement un prolongement du précédent long-métrage de Laurent Cantet, Entre les murs. Son dada : filmer la prise de conscience puis de pouvoir de la jeunesse en pleine ébullition. On peut se demander, rétrospectivement, si l’objectif du cinéaste n’était pas, finalement, de filmer des jeunes filles dans leur révolte, confuse, contradictoire, abstraite bien que fondée sur des bases bien concrètes, comme ça, sans message, à hauteur de filles, les filmer simplement, et observer leurs parcours, collectif et individuel, les voir former ce groupe précaire dont elles sont si fières…

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Rions un peu en attendant… le nouveau Président
21 avril, 2012, 22:18
Classé dans : Un peu d'Histoire

Voter ? Putain de devoir civique… Non pas que je me montre procrastinateur les jours de vote (même si chacun fait ce qu’il veut de son droit de vote !), mais je crois bien que ma carte électorale n’est pas à jour. Je sens que je vais me présenter demain comme une fleur devant mon bureau de vote et que je vais être isolé parmi l’électorat, privé d’isoloir. Ma pièce d’identité ne suffit-elle pas ? « Non, monsieur, je ne peux rien faire. » Bon. J’essaierai quand même. Dans le dernier numéro de la revue Schnock, un petit dossier bien fendard sur des candidats étranges, des affiches bizarres, et Pierre Dac (presque) Président. On avait déjà ri ici avec le candidat antigrattecielliste ! Allez, rions un peu en attendant… le nouveau Président.

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Le fabuleux destin de Jules Depaquit
4 février, 2012, 2:35
Classé dans : Un peu d'Histoire

« Place de Clichy, seules les lumières du tabac m’illuminent, y a plus qu’la froideur du béton gris quand le métro baisse ses grilles »« C’est entre trois et cinq plombes que j’aime Paris, le reflet des néons, Pigalle qui tombe sur mon cuir »… Ça, c’est l’ambiance urbaine de Paname, très justement décrite par nos désormais voisins d’Octobre Rouge, dans « Nuits Blanches », titre sorti sur leur 2ème album, Là où ça fait mal, en 2004. Paris est une ville infiniment plurielle. Mais avant d’aller plus avant en notre discussion, je ne peux m’empêcher de vous faire partager ce morceau.

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Paris ! Tombé amoureux de cette ville un peu par hasard, je me suis complètement approprié ce lieu indescriptible lorsque je suis venu y habiter, studieusement, laborieusement. J’y mourrai ! La déclaration d’amour, c’est à Paris qu’elle s’adresse. Alors, bien sûr, ce texte sera forcément partial, partiel, parbleu ! On appellerait ce texte un épisode, un chapitre d’un roman à jamais inachevé, toujours en mouvement, imprenable, impalpable, se dérobant toujours aux mots trop étroits pour le décrire. Jamais un temps d’avance, toujours un train de retard. Pas moyen de le graver sur feuille électronique d’un traitement de texte quelconque. Alors, tant pis. Prenons le temps, et tant pis pour l’horaire. Je suis le célèbre lapin blanc. Eternellement en retard. Alors, prenons le temps de raconter une histoire. (suite…)


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