Ce que j’en dis…

Les chansons de la semaine #209
10 décembre, 2019, 0:27
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Pas le temps d’écrire, juste de partager. C’est mon blog, c’est moi le putain d’auteur, c’est comme ça et putain de pas autrement !

 

Johnny Cash, « Hurt », sur l’album American IV: The Man Comes Around, sorti en 2002 chez American Recordings.

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Nick Lowe, « The Beast In Me », sur l’album The Impossible Bird, sorti en 1994 chez Upstart Records.

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Urge Overkill, « Girl, You’ll Be a Woman Soon », sur le maxi Stull, sorti en 1992 sur le label Touch And Go.

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The Doors, « Riders On The Storm », sur leur dernier album L.A. Woman, sorti en 1971 chez Elektra.

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Mazzy Star, « Look On Down From The Bridge », sur l’album Among My Swan, sorti en 1996 chez Capitol Records.

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Shifting Sands, « Others Girls », sur l’album Beach Coma, sorti en 2015 sur le label Spooky Records.

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Tindersticks, « Tiny Tears », sur l’album Tindersticks, sorti en 1995 sur le label This Way Up.

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John Mayall, « Medicine Man », sur l’album Blues From Laurel Canyon, sorti en 1968 chez Decca.

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Otis Taylor, « Resurrection Blues », sur l’album White African, sorti en 2001 sur le label NorthernBlues Music.

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Frank Sinatra, « It Was a Very Good Year », sur l’album September Of My Years, sorti en 1965 chez Reprise Records.

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Les Chansons de la Semaine #208
10 novembre, 2019, 0:56
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Pas le temps d’écrire, juste de partager. Ma playlist de la semaine, c’est subjectif, c’est partial, je t’emmerde ; jouis !

 

Goblin, « Profondo Rosso », titre éponyme de la bande originale du film Profondo Rosso (Dario Argento), sortie en 1975 chez Cinevox.

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Alexis HK, « La Chasse », sur l’album L’Ours, sorti en 2018 sur le label La Familia.

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Aphex Twin, « Rhubarb », sur l’album Selected Ambient Works Volume II, sorti en 1994 chez Warp Records.

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DSL, « Find Me in the World », sorti à la fois sur la compil Ed Banger Ed Rec vol. 3 (2008), puis sur le second album de DSL, intitulé After et sorti en 2013 chez Ed Banger également.

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Bixio, Frizzi, Tempera, « 7 Note (Single Version – Side A) », sur la bande originale du film Sette Note In Nero (film de Lucio Fulci sorti en 1977). Un EP est sorti en 1977 chez Cinevox, mais la bande originale complète n’est sortie qu’en 2006 chez Digitmovies.

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Kit Sebastian, « Senden Baska », sur leur premier album Mantra Moderne, sorti en 2019 chez Mr Bongo.

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Oxmo Puccino, « 365 jours », sur l’album L’Arme de Paix, sorti en 2009 chez Cinq 7.

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Neil Young, « The Last Trip to Tulsa », sur son premier album Neil Young, sorti en 1968 chez Reprise Records.

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Neue Grafik Ensemble, « Dedicated to Marie Paule », sur l’album Foulden Road sorti en 2019 sur le label Total Refreshment Centre.

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Goblin, « Mad Puppet », sur la bande originale de Profondo Rosso, 1975, Cinevox.

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Les Chansons de la Semaine #207 Hubert-Félix Thiéfaine, 2011

 

Thiéfaine 1nb 21-07-2019Photographie prise par Lud lors du festival Montereau Confluences le samedi 9 juin 2012.

 

Je sais que ça fait longtemps que je n’ai pas partagé de musique sur ce blog. L’activité y est très erratique, et je m’en excuse.

Cette semaine, j’ai choisi plusieurs morceaux de l’album Suppléments de mensonge d’Hubert-Félix Thiéfaine, publié en 2011 chez Sony Music. Le lecteur attentif aura remarqué que Thiéfaine est devenu un phare pour moi, j’y reviens toujours. Quand j’étais gamin, il y avait toujours un radio-cassette ou un radio-cd dans la voiture familiale, et quoi de plus inutile qu’un radio-cassette éteint. Avec des parents amoureux de la musique, avec un père musicos à ses heures, j’ai été biberonné, dans le salon, par The Blues Brothers, et, dans la voiture, par AC/DC et Thiéfaine, entre beaucoup d’autres choses. Avec mon frère plus jeune, nous avons donc appris les paroles de « 113e Cigarette sans dormir », « Cabaret Sainte-Lilith », ou « Les Dingues et les paumés » avant de pouvoir les comprendre.

Aujourd’hui, mon père n’a pas changé : vieille Renault des années 1990, radio-cd, Thiéfaine dans le poste. Ce qui a changé, c’est que, dorénavant, ce sont ses petits-enfants qui sont derrière, sagement attachés, mes deux garçons, bientôt cinq ans. Et force est de constater qu’ils suivent notre chemin : il y a quelques semaines, je les entends encore chanter, en chœur, le refrain de « Petit Matin 4.10 Heure d’été » ou « La Ruelle des morts », deux magnifiques morceaux, que, avec mon frère et mon père, nous avons eu la chance d’entendre en concert.

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Je n’ai pas de mot pour décrire ces morceaux, c’est tellement beau, c’est tellement puissant, ça touche à un nombre infini de cordes sensibles en moi…

Il y a quelques jours, j’entends Hayden marmonner : « Prends mon pion dans ton circuit/J’aime tant ta froideur féminine ». J’ai dû lui faire répéter pour comprendre, et lui ne se faisait pas prier pour répéter avec un sourire (à croire qu’il comprenait ce qu’il chantonnait), le petit gredin ! « Garbo XW Machine »

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Voilà, ils connaissent Thiéfaine. Je les ai également entendus chanter le refrain de « Fièvre Résurectionnelle » : « Je t’aime et je t’attends, à l’ombre de mes rêves/Je t’aime et je t’attends, et le soleil se lève ».

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Je termine avec cet incroyable poème, variation autour d’Annabel Lee, ce personnage d’Edgar A. Poe, poème d’Hubert-Félix Thiéfaine et Jean-Louis Fieve, poème intemporel et universel, qui me fait tant chialer. « Trois poèmes pour Annabel Lee »

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Bonus politique : « Lobotomie Sporting Club »

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Les Chansons de la Semaine # 206 Fourre-tout
29 mars, 2019, 0:22
Classé dans : Musique & Music

 

J’espère que vous avez pris du plaisir en écoutant les morceaux que j’ai mis sur le dernier billet musical du blog. Cette semaine encore, ma rubrique LCS sera un beau fourre-tout. Je récidive ! Bonne écoute.

 

Patti Smith, « Piss Factory », face B du 7 » Hey Joe (Version)/Piss Factory sorti en 1974 sur le label Mer Records.

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Soap&Skin, « Me and the Devil », sur l’EP Sugarbread sorti en 2013 sur le label Play It Again Sam.

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(suite…)



Les chansons de la semaine # 205 Fourre-tout
16 mars, 2019, 22:40
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Cette semaine, ma rubrique LCS sera un beau fourre-tout. En effet, j’ai décidé de vous proposer plusieurs morceaux entendus ici ou là (souvent sur FIP, parfois chez nos amis de Rock à la Casbah), des morceaux surprenants, parfois connus, souvent pas, intéressants, qui bousculent, qui interpellent, sans thème particulier ni cohérence musicale… Voilà quoi.

 

Akira Ishikawa, « Do It Til You’re Satisfied », sur l’album Back To Rhythm, publié en 1975 chez Columbia.

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Askehoug, « Nuage », sur l’album French Kiss, publié en 2016 sur le label Ulysse Musique.

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LCS 204. Company Flow, Little Johnny from the Hospitul, 1999
4 mars, 2018, 13:47
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Ça fait un bail que je n’ai pas partagé de « bon son pour les mauvais garçons », alors que, depuis octobre 2017 et la publication de Santiago Navas, j’en ai découvert, du bon son, j’ai du stock à partager !

Retour aux sources, le hip hop. Hier, je tombe sur l’entretien que Tékilatex et Cuizinier ont donné à Radio Nova en ce début mars 2018, dans lequel les rappeurs reviennent sur l’histoire du groupe TTC et de cette fameuse scène alternative du début du millénaire. Au début de l’entretien, Téki rappelle les premiers trucs indés qu’ils ont avalé grâce à Internet et aux forums : Eminem (avant Dr Dre), Fondle’EM Records (Arsonists, Cage), Company Flow, etc. Nova en profite pour passer des extraits, et là, je ne sais pas pourquoi, j’ai été attiré par le très court extrait de Company Flow. Je n’avais jamais entendu parler de ce groupe auparavant, et je me dis : « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? » Alors j’y vais, et j’écoute l’album d’où est issu l’extrait écouté, Funcrusher Plus, premier album sorti en 1997 sur le label Rawkus Records, une sorte d’extension du EP Funcrusher sorti un an plus tôt (sur un autre label).

 

Bigg Jus, Mr. Len, El-P, photo issue d'un projet de mix par Built to Last

Bigg Jus, Mr. Len, El-P, photo issue d’un projet de mix par Built to Last

 

Je tombe sur le cul. Non seulement je trouve ce truc génial, original, très particulier, j’aime beaucoup (à noter, entre mille bizarreries, ce scratch sur les pleurs d’un bébé, putain de dérangeant), mais écouter ce truc aujourd’hui me permet de mieux comprendre d’où viennent TTC & co ! Selon Wikipedia, Company Flow est créé dans le Queens, NYC, en 1993 par El-P, un grand nom du hip hop alternatif, et le DJ Mr. Len, vite rejoints par Bigg Jus. Hier soir, j’ai écouté deux fois l’album, et j’ai souhaité creuser un peu le sillon, alors je creuse, et tombe sur leur second album, Little Johnny from the Hospitul: Breaks & Instrumentals Vol. 1, sorti en 1999 chez Rawkus Records, sans Bigg Jus. Une putain de bombe ! Déjà, la pochette, anxiogène à souhait, qui semble représenter Little Johnny sous les traits d’un jeune enfant dont le visage est camouflé par un sac en papier, il paraît quitter sans se retourner une scène horrible, deux hommes à terre sur une route de campagne ; le ton est sombre, inquiétant, dangereux, rougeâtre, le sang et la folie.

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Cet album risque de trôner haut, très haut, dans mon panthéon personnel. Au passage, on a bien l’impression que les sons, les bruits, les beats, les ambiances qu’on entend dans cet album ont profondément infusé l’esprit dérangé des Para One, Tacteel, James Delleck, Cyanure, Téki, Fuzati lorsque cette inquiétante clique a produit en 2003 un magnifique Buffet des anciens élèves sous le nom L’Atelier, premier album signé chez Institubes, label créé notamment pour sortir L’Atelier que personne ne voulait. J’écris « on a l’impression », parce que je n’ai pas eu le temps d’enquêter, je n’ai pas le recul nécessaire pour analyser tout ce que L’Atelier, chacun de ses membres, chacune de ses ramifications, doit à Company Flow. Allez, je vous laisse mourir avec Funcrusher Plus :

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LCS 203. Santiago Navas feat. Danilo Nino, « Pejcao », 2016
30 octobre, 2017, 13:42
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

J’ai choisi cette semaine un morceau de Santiago Navas, featuring Danilo Niño, intitulé « Pejcao », et sorti en 2016 sur l’EP Problemática sur le label In-Correcto.

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Santiago Navas est un jeune producteur de 20 ans, provenance Bogotá, Colombie, un type qui, selon un article publié sur le site Noisey (Vice), sait jouer de la guitare, de la basse, de la contrebasse et chanter. Le mec expérimente, bricole des trucs house tropical, navigue entre musique populaire traditionnelle et innovation électronique, avec des influences comme Darkside, Bonobo, James Blake, Nicolas Jaar. Selon sa page facebook, Santiago Navas aime réinterpréter ses morceaux sur scène avec de vraies musiciens pour leur donner davantage de dynamique.

Santiago Navas1

J’ai découvert ce morceau en écoutant la Radio I Have A Dream, une radio pirate qui émet depuis le pays basque fondée par Christian Bordes aka Jules-Edouard Moustic, bien connu de tous les citoyens Grolandais (dont je fais fièrement partie), et dont les ondes ont rouvert il y a quelques jours seulement. Une radio qui donne beaucoup d’air frais à mes oreilles, qui sont branchés H24 sur les ondes depuis la réouverture de la radio ! C’est donc il y a quelques jours seulement que je tombe sur ce morceau chelou, qui mixe des nappes planantes de synthé house, avec une basse entraînante, un tempo un peu à contretemps, et des rythmes guitares et voix latino zar-bi. Je suis sous le charme !

Santiago Navas

Voici un autre morceau issu du même EP (dont on peut écouter l’intégralité sur toutes les plateformes de streaming), intitulé « Región » :

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LCS 202. Yasmine Hamdan, « Shouei », 2012
26 août, 2017, 0:50
Classé dans : Ca, de l'art ?,Ils font avancer le monde,Musique & Music

 

J’ai choisi cette semaine un morceau de Yasmine Hamdan intitulé « Shouei », 9e piste de son premier album solo (Yasmine Hamdan) sorti en 2012 chez Kwaidan Records.

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Je suis tombé sur ce morceau à la radio, il y a quelques années. J’écoutais distraitement le poste, et puis cet accord de guitare… et cette voix particulière. Je me laisse bercer par cet air mélancolique chanté en arabe, cette balade dont je ne saisis que la sensibilité. Le genre de son qui te fait sourire tristement et pleurer, sans t’en rendre compte, et sans savoir vraiment pourquoi. Pas tout à fait revenu de mes émotions, je reconnais finalement cette voix : c’est celle de Yasmine Hamdan.

Il faut dire que j’ai déjà eu l’honneur d’apprécier ce timbre de voix plusieurs années auparavant. A l’époque abonné à Technikart, je reçois, hiver 2009 finissant, une couverture noire intrigante, avec deux visages à moitié cachés. Le journaliste Benoît Sabatier s’entretient avec Yasmine Hamdan et le producteur Mirwais, qui s’apprêtent tous les deux à révolutionner la pop avec l’album Arabology (sous le nom Projet Y.A.S.). J’ai lu cette interview plusieurs fois, j’étais pressé que le disque sorte. Deux mois plus tard, je peux enfin l’écouter. Claque dans la gueule, à commencer par le morceau « Get It Right » : 

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Dans l’entretien, Mirwais, ancien de Taxi Girl et producteur de la Madone du début des années 2000, annonce la couleur :

« On part du vœu pieu de créer quelque chose qui n’a jamais été fait. Aller plus loin que la musique, intégrer dans la culture pop occidentale la langue arabe, qui est connotée soit exotique, soit agressive. Pour Arabology, je voulais une production intellectuelle. [...] Ce qui m’a intéressé [...], c’est l’uchronie. Partir de postulats tronqués, comme Philip K. Dick pour Le Maître du haut château, avec des États-Unis dirigés par l’Allemagne et le Japon. Depuis une quinzaine d’années, je vis avec ce fantasme : et si les Beatles, et Dylan, l’explosion pop, n’avaient pas existé ? Comment vivrait-on ? Arabology correspond à ces réflexions. Notre clip du morceau « Yaspop », c’est uchronique : on nous voit planter un drapeau symboliquement arabe sur la Lune, comme si la conquête spatiale des Américains et des Soviétiques avait échoué. [...] Dans l’industrie pop contemporaine totalement écrasée par les codes occidentaux, un tel disque en arabe, c’est une attaque frontale esthétique. »

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LCS 201. Jack Seps, « Nihon Dropping », 2016
22 avril, 2017, 19:47
Classé dans : (l'allitération de la) Littérature,Musique & Music

 

Ces derniers jours, l’artiste Larry Nocksy (aka Hare-T) a mis en boîte le morceau « Nihon Dropping », que mon frère Jack Seps a publié à la fin du printemps 2016 sur son compte Soundcloud. Le titre est une face B d’une piste disponible sur un disque de musique de Pokemon, et comme nous ne savons pas encore lire le japonais, ben on ne sait pas qui en est l’auteur !

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Jack a écrit ce morceau à la suite de son voyage au Japon, à l’été 2015, voyage qui semble l’avoir bien marqué. Il résidait alors dans le quartier Jujo. Il a enregistré le morceau assez vite, aux studios Axiome à Montreuil (93). Aux dires même de Jack, ce morceau a des chances d’intéresser tout au plus trois ou quatre personnes tant il est crypté, codé ! C’est en effet un name-dropping de tout ce qu’il aime au Japon, une sorte de pot-pourri de son amour pour la culture nippone (« Nihon » signifiant Japon), et, comme on pouvait s’y attendre, il y a beaucoup de ce qui a fait la culture d’un enfant occidental né dans les eighties ! Pour dire les choses honnêtement, c’est le morceau qui me plaît le moins parmi tout ce qu’a fait mon frère. Mais, non seulement, je reconnais à ce morceau un certain nombre de qualités, mais je l’apprécie de plus en plus.

On sent que Jack prend un réel plaisir à affirmer son amour pour le Japon. A l’écoute, de par la manière dont il a écrit ce texte, son interprétation ressemble par moments à certains morceaux du Party de Plaisir de Tekilatex (2007), en particulier le titre « Bonne Soirée » (même si Jack livre un rap plus classique et, selon moi, plus intéressant sur ce type de morceau). D’ailleurs, la référence à Tekilatex et TTC n’est pas si étrange que cela : non content d’avoir bercé notre adolescence et post-adolescence (pour ma part), l’un de nos titres préférés de TTC s’intitule « Ebisu Rendez-vous », sorti sur leur maître-album Bâtards sensibles (2004), dans lequel les trois rappeurs racontent leur voyage au Japon, et déclarent leur flamme au pays du Soleil levant.

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Pour terminer, je voudrais dire un mot du clip de « Nihon Dropping », car le travail de Larry Nocksy vaut le détour. Mais avant, j’aimerais faire part d’un tourment récurrent chez Jack Seps qui, en effet, ne cesse de rappeler ce paradoxe dès qu’on parle musique : c’est par le biais du clip, donc de l’image, qu’aujourd’hui le public entre dans la musique. Selon lui, sans clip, il est impossible d’intéresser un public, aussi étroit possible. Et je ne lui donne pas tort, non seulement parce qu’il semblerait bien que les artistes subissent cette évolution, mais surtout parce que… je laisse penser, par le fait même d’écrire une chronique sur ce titre-là en particulier, premier clip de Jack Seps, que sa musique n’est intéressante qu’à cette condition-là ! Les Buggles l’ont doublement prophétisé dans leur « Video Killed the Radio Star », sorti en 1979, d’abord dans le morceau, mais ensuite parce que le clip du morceau fut le premier à être diffusé sur MTV, au lancement de la chaîne en 1981. Jack me dit souvent, désabusé, que les gens ne s’intéressent à la musique que s’ils peuvent la « voir » en clip ; et on peut légitimement se poser la question : le clip a-t-il tué la musique ? Le clip fait-il forcément écran pour la musique qu’il est censé mettre en valeur ? Ou le clip peut-il être aussi harmonieusement complémentaire de la musique ?

On peut maintenant parler du formidable travail de Larry Nocksy, qui a décidé de répondre à chaque « drop » de name par une image, autant que faire se peut. Même si une erreur imperceptible s’est glissée dans le clip – on voit une image cool de Totoro alors que Jack dit « Toto », apparemment une marque de lavabo ou de toilette (mais Totoro, c’est cool quand même !) -, le travail de Larry Nocksy est tout bonnement génial : non seulement l’image est tremblante (ce qui donne de la vitesse, ce qui est loin d’être évident avec une suite de photos), mais aussi l’alternance d’images est rythmée, par construction, par le flow de Jack. D’un point de vue formel, le tout s’accorde donc très bien, d’autant plus qu’il y a un petit côté « professionnellement artisanal » de la part de Larry, qui convient parfaitement. L’essentiel, néanmoins, se trouve ailleurs. Ce qui est si plaisant dans le clip, c’est que l’image est au diapason de la musique : l’image n’écrase pas la musique, ne lui fait pas d’ombre, elle apporte au contraire quelque chose au morceau, « notamment de la compréhension » selon les propres dires d’un Jack Seps ravi du résultat. Le clip facilite la lecture du morceau, il rend fluide un texte et une interprétation qui, sans l’image, restent tout de même sacrément ésotériques ! Voilà un exemple parfait d’un mariage réussi entre l’image et la musique. Jack semble néanmoins avoir raison : c’est grâce au beau travail de Larry Nocksy qu’on va peut-être s’intéresser au beau travail de Jack Seps… Finalement, je n’ai qu’un conseil à leur donner : continuez à faire ce que vous faites, les mecs. Sincèrement, c’est du beau boulot. D’un côté comme de l’autre. Allez, je vous le remets, je fais ce que je veux, c’est mon putain de blog :

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LCS 200. La Femme, « Le Vide est ton nouveau prénom », 2016
3 avril, 2017, 13:34
Classé dans : Musique & Music

 

J’ai choisi cette semaine un morceau du collectif La Femme, qui s’intitule « Le Vide est ton nouveau prénom », présent sur leur deuxième album Mystère sorti en 2016 chez Born Bad.

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Le groupe réunit des membres dont les origines géographiques sont diverses, mais dont l’ascension est fulgurante !

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Les références musicales sont nombreuses : ils penchent vers le meilleur de The Cure, Siouxsie & the Banshees, vers Taxi Girl, Jacno, Marie et les Garçons aussi, ils mixent cold wave et surf garage, mais ils coulent parfois aussi vers le pire de The Cure, le pire d’Etienne Daho, Indochine… Ouais. Du coup, je sens bien qu’en publiant La Femme, je vais exciter les haters, tant le groupe suscite aujourd’hui les railleries hautaines de ceux qui, hier, les encensaient aussi démesurément ; je sais que certains vont me renvoyer aux Inconnus et leur « Isabelle a les yeux bleus », et je m’étais déjà fait la réflexion en écoutant leur tout premier album. Mais je m’en fous. J’aime bien ce qu’ils proposent, et je vous emmerde.

Ce qui se dit dans « Le Vide est ton nouveau prénom », les instruments choisis, le rythme, tout ça me parle. Alors, peut-être que c’est dû à une rupture amoureuse douloureuse, l’une des plus grandes douleurs qui soient dans la vie d’un être humain, mais ça me parle. Je ne pourrai jamais oublier son prénom, ni sa personne, mais il le faut ; il faut que le vide devienne son nouveau prénom, que ce vide soit remplacé dans mon cœur… ne serait-ce que pour que les souvenirs amers et crève-cœurs que je partage avec elle redeviennent de bons souvenirs, malgré tout. Sombre paradoxe. Le vide, c’est bien le sentiment qui caractérise quelqu’un qui aime encore quelqu’un qui ne l’aime plus. « Les roses c’est rare/Et toi tu les piétines/Une étoile t’est tombée des mains/Tu la regardes partir loin/Les étoiles ça file pour de bon/Maintenant, elle doit veiller/Sur quelqu’un d’autre que toi. » C’est marrant comme ces mots trouvent un écho remarquable dans mon histoire ; j’espère tant être cette étoile, mais surtout mon plus grand souhait, maintenant, c’est avoir le privilège de veiller à nouveau sur quelqu’un. Je suis un être solitaire, bizarre, tourmenté, et en même temps, incapable de ne pas aimer, de ne pas partager, de ne pas donner… C’est ça qui manque, c’est ça le vide, le trou noir dont on n’aperçoit jamais le fond, ces « inviolables frontières de glace » derrière lesquelles l’être aimé et tout ce que l’amour représente s’échappent. Le dilemme, alors, se déploie : doit-on encore aimer au risque de ne plus l’être, de tout perdre, notamment l’espoir et le goût de vivre, ou doit-on s’enfoncer dans la misanthropie, la solitude, le cynisme, le nihilisme ? Comment peut-on vivre avec le risque de la perte ? Comment peut-on vivre en refusant d’offrir ?

Comme je n’ai plus le goût d’écrire, je partage les morceaux qui suivent sans commentaire. Les trois premiers sont issus du premier album Psycho Tropical Berlin (2013) : « Nous étions deux », « Le Blues de Françoise », « La Femme ». Les deux autres sont issus de leur deuxième album : « Où va le monde ? », « Elle ne t’aime pas ». Le beau visuel de Psycho Tropical Berlin est signé de l’artiste belge Elzo Durt, habitué à créer pour Born Bad Records, tandis que l’encore plus beau visuel de Mystère est signé de l’immense Tanino Liberatore, un artiste italien que j’adore (RanXerox, la pochette de Frank Zappa, et puis toutes les femmes dessinées par le maître)...

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