Ce que j’en dis…

Les Chansons de la Semaine #211
14 janvier, 2020, 23:10
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Ouais, je ne m’arrête plus de faire des playlists, je fais ce que je veux ! Au fait : j’ai réuni tous les morceaux du blog publiés en 2019 (une cinquantaine) sur une playlist Youtube, donc si ça vous éclate, vous avez le droit de partager…

 

Moby, « God Moving Over the Face of the Waters », morceau issu de l’album Everything Is Wrong, sorti en 1995 chez Mute. Un morceau que l’on retrouve dans la bande originale du film Heat, réalisé par Michaël Mann et sorti en 1995.

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Tangerine Dream, « Remote Viewing », sur l’album Exit, sorti en 1981 chez Virgin.

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John Cooper Clarke, « Evidently Chickentown », sur l’album Snap, Crackle & Bop sorti en 1980 chez Epic.

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U2, « Race Against Time », sorti sur le maxi When The Streets Have No Name, en 1987 chez Island Records.

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Brad Fiedel, « Police Station/Escape From Police Station », sur la bande originale de Terminator (James Cameron, 1984), BO sortie en 1994 chez Edelton. 

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Aphex Twin, « Stone In Focus », sur l’album Selected Ambient Works Volume II, sorti en 1994 chez Warp Records.

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Christophe, « Magda », sur l’album Aimer Ce Que Nous Sommes, sorti en 2008, chez AZ.

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Tangerine Dream, « Diamond Diary », sur la bande originale de Thief (1981, Michaël Mann), sortie en 1981 chez Elektra. 

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King Britt, « New World In My View », sur l’album Sister Gertrude Morgan, sorti en 2005 chez Ropeadope Records. 

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Mogwai, « Wizard Motor », sur la bande originale de la série Les Revenants (Fabrice Gobert, 2012, 2015), sortie en 2013 chez Rock Action Records. 

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Les Chansons de la Semaine #210
4 janvier, 2020, 2:10
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

 

Pas de cohérence, pas de discours. Fuck off !

 

Moonrite, « The Black Mirror », sur leur second album Let Me Be Your God, sorti en 2019 chez  Topsy Turvy.

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Goblin, « Sleepwalking », sur la bande originale du film Phenomena de Dario Argento (1985). La bande originale par Goblin n’est sortie qu’en 1997 sur le label Cinevox.

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Goblin, « School At Night (Lullaby, Child Version) », sur la bande originale du film Profondo Rosso de Dario Argento (1975). Cette version est sortie en 2006 sur une réédition en 2 CDs de la bande originale, sur le label Cinevox.

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Hubert-Félix Thiéfaine, « Redescente Climatisée », sur l’album Dernières Balises (Avant Mutation), sorti en 1981 chez Sterne.

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Kit Sebastian, « Pangea », sur leur premier album Mantra Moderne, sorti en 2019 chez Mr Bongo.

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The Lennon Sisters, « My Favourite Things », reprise présente sur l’album The Lennon Sisters’ Favourites, sorti en 1963 sur le label Dot Records.

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 Air, « Empty House », sur l’album Original Motion Picture Score For The Virgin Suicides, sorti en 1999 chez Record Makers.

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Hubert-Félix Thiéfaine, « Ad Orgasmum Aeternum », sur l’album Soleil Cherche Futur, sorti en 1982 chez Sterne.

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The Cardigans, « My Favourite Game », sur l’album Gran Turismo, sorti en 1998 chez Stockholm Records.

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Hubert-Félix Thiéfaine, « La Maison Borniol », sur son premier album … Tout Corps Vivant Branché Sur Le Secteur Etant Appelé A S’Emouvoir…, sorti en 1978 chez Disques Festival.

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Les chansons de la semaine #209
10 décembre, 2019, 0:27
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Pas le temps d’écrire, juste de partager. C’est mon blog, c’est moi le putain d’auteur, c’est comme ça et putain de pas autrement !

 

Johnny Cash, « Hurt », sur l’album American IV: The Man Comes Around, sorti en 2002 chez American Recordings.

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Nick Lowe, « The Beast In Me », sur l’album The Impossible Bird, sorti en 1994 chez Upstart Records.

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Urge Overkill, « Girl, You’ll Be a Woman Soon », sur le maxi Stull, sorti en 1992 sur le label Touch And Go.

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The Doors, « Riders On The Storm », sur leur dernier album L.A. Woman, sorti en 1971 chez Elektra.

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Mazzy Star, « Look On Down From The Bridge », sur l’album Among My Swan, sorti en 1996 chez Capitol Records.

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Shifting Sands, « Others Girls », sur l’album Beach Coma, sorti en 2015 sur le label Spooky Records.

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Tindersticks, « Tiny Tears », sur l’album Tindersticks, sorti en 1995 sur le label This Way Up.

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John Mayall, « Medicine Man », sur l’album Blues From Laurel Canyon, sorti en 1968 chez Decca.

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Otis Taylor, « Resurrection Blues », sur l’album White African, sorti en 2001 sur le label NorthernBlues Music.

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Frank Sinatra, « It Was a Very Good Year », sur l’album September Of My Years, sorti en 1965 chez Reprise Records.

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Les Chansons de la Semaine #208
10 novembre, 2019, 0:56
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Pas le temps d’écrire, juste de partager. Ma playlist de la semaine, c’est subjectif, c’est partial, je t’emmerde ; jouis !

 

Goblin, « Profondo Rosso », titre éponyme de la bande originale du film Profondo Rosso (Dario Argento), sortie en 1975 chez Cinevox.

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Alexis HK, « La Chasse », sur l’album L’Ours, sorti en 2018 sur le label La Familia.

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Aphex Twin, « Rhubarb », sur l’album Selected Ambient Works Volume II, sorti en 1994 chez Warp Records.

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DSL, « Find Me in the World », sorti à la fois sur la compil Ed Banger Ed Rec vol. 3 (2008), puis sur le second album de DSL, intitulé After et sorti en 2013 chez Ed Banger également.

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Bixio, Frizzi, Tempera, « 7 Note (Single Version – Side A) », sur la bande originale du film Sette Note In Nero (film de Lucio Fulci sorti en 1977). Un EP est sorti en 1977 chez Cinevox, mais la bande originale complète n’est sortie qu’en 2006 chez Digitmovies.

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Kit Sebastian, « Senden Baska », sur leur premier album Mantra Moderne, sorti en 2019 chez Mr Bongo.

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Oxmo Puccino, « 365 jours », sur l’album L’Arme de Paix, sorti en 2009 chez Cinq 7.

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Neil Young, « The Last Trip to Tulsa », sur son premier album Neil Young, sorti en 1968 chez Reprise Records.

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Neue Grafik Ensemble, « Dedicated to Marie Paule », sur l’album Foulden Road sorti en 2019 sur le label Total Refreshment Centre.

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Goblin, « Mad Puppet », sur la bande originale de Profondo Rosso, 1975, Cinevox.

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Les Chansons de la Semaine #207 Hubert-Félix Thiéfaine, 2011

 

Thiéfaine 1nb 21-07-2019Photographie prise par Lud lors du festival Montereau Confluences le samedi 9 juin 2012.

 

Je sais que ça fait longtemps que je n’ai pas partagé de musique sur ce blog. L’activité y est très erratique, et je m’en excuse.

Cette semaine, j’ai choisi plusieurs morceaux de l’album Suppléments de mensonge d’Hubert-Félix Thiéfaine, publié en 2011 chez Sony Music. Le lecteur attentif aura remarqué que Thiéfaine est devenu un phare pour moi, j’y reviens toujours. Quand j’étais gamin, il y avait toujours un radio-cassette ou un radio-cd dans la voiture familiale, et quoi de plus inutile qu’un radio-cassette éteint. Avec des parents amoureux de la musique, avec un père musicos à ses heures, j’ai été biberonné, dans le salon, par The Blues Brothers, et, dans la voiture, par AC/DC et Thiéfaine, entre beaucoup d’autres choses. Avec mon frère plus jeune, nous avons donc appris les paroles de « 113e Cigarette sans dormir », « Cabaret Sainte-Lilith », ou « Les Dingues et les paumés » avant de pouvoir les comprendre.

Aujourd’hui, mon père n’a pas changé : vieille Renault des années 1990, radio-cd, Thiéfaine dans le poste. Ce qui a changé, c’est que, dorénavant, ce sont ses petits-enfants qui sont derrière, sagement attachés, mes deux garçons, bientôt cinq ans. Et force est de constater qu’ils suivent notre chemin : il y a quelques semaines, je les entends encore chanter, en chœur, le refrain de « Petit Matin 4.10 Heure d’été » ou « La Ruelle des morts », deux magnifiques morceaux, que, avec mon frère et mon père, nous avons eu la chance d’entendre en concert.

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Je n’ai pas de mot pour décrire ces morceaux, c’est tellement beau, c’est tellement puissant, ça touche à un nombre infini de cordes sensibles en moi…

Il y a quelques jours, j’entends Hayden marmonner : « Prends mon pion dans ton circuit/J’aime tant ta froideur féminine ». J’ai dû lui faire répéter pour comprendre, et lui ne se faisait pas prier pour répéter avec un sourire (à croire qu’il comprenait ce qu’il chantonnait), le petit gredin ! « Garbo XW Machine »

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Voilà, ils connaissent Thiéfaine. Je les ai également entendus chanter le refrain de « Fièvre Résurectionnelle » : « Je t’aime et je t’attends, à l’ombre de mes rêves/Je t’aime et je t’attends, et le soleil se lève ».

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Je termine avec cet incroyable poème, variation autour d’Annabel Lee, ce personnage d’Edgar A. Poe, poème d’Hubert-Félix Thiéfaine et Jean-Louis Fieve, poème intemporel et universel, qui me fait tant chialer. « Trois poèmes pour Annabel Lee »

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Bonus politique : « Lobotomie Sporting Club »

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Les Chansons de la Semaine # 206 Fourre-tout
29 mars, 2019, 0:22
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J’espère que vous avez pris du plaisir en écoutant les morceaux que j’ai mis sur le dernier billet musical du blog. Cette semaine encore, ma rubrique LCS sera un beau fourre-tout. Je récidive ! Bonne écoute.

 

Patti Smith, « Piss Factory », face B du 7 » Hey Joe (Version)/Piss Factory sorti en 1974 sur le label Mer Records.

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Soap&Skin, « Me and the Devil », sur l’EP Sugarbread sorti en 2013 sur le label Play It Again Sam.

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(suite…)



Les chansons de la semaine # 205 Fourre-tout
16 mars, 2019, 22:40
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Cette semaine, ma rubrique LCS sera un beau fourre-tout. En effet, j’ai décidé de vous proposer plusieurs morceaux entendus ici ou là (souvent sur FIP, parfois chez nos amis de Rock à la Casbah), des morceaux surprenants, parfois connus, souvent pas, intéressants, qui bousculent, qui interpellent, sans thème particulier ni cohérence musicale… Voilà quoi.

 

Akira Ishikawa, « Do It Til You’re Satisfied », sur l’album Back To Rhythm, publié en 1975 chez Columbia.

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Askehoug, « Nuage », sur l’album French Kiss, publié en 2016 sur le label Ulysse Musique.

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LCS 204. Company Flow, Little Johnny from the Hospitul, 1999
4 mars, 2018, 13:47
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Ça fait un bail que je n’ai pas partagé de « bon son pour les mauvais garçons », alors que, depuis octobre 2017 et la publication de Santiago Navas, j’en ai découvert, du bon son, j’ai du stock à partager !

Retour aux sources, le hip hop. Hier, je tombe sur l’entretien que Tékilatex et Cuizinier ont donné à Radio Nova en ce début mars 2018, dans lequel les rappeurs reviennent sur l’histoire du groupe TTC et de cette fameuse scène alternative du début du millénaire. Au début de l’entretien, Téki rappelle les premiers trucs indés qu’ils ont avalé grâce à Internet et aux forums : Eminem (avant Dr Dre), Fondle’EM Records (Arsonists, Cage), Company Flow, etc. Nova en profite pour passer des extraits, et là, je ne sais pas pourquoi, j’ai été attiré par le très court extrait de Company Flow. Je n’avais jamais entendu parler de ce groupe auparavant, et je me dis : « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? » Alors j’y vais, et j’écoute l’album d’où est issu l’extrait écouté, Funcrusher Plus, premier album sorti en 1997 sur le label Rawkus Records, une sorte d’extension du EP Funcrusher sorti un an plus tôt (sur un autre label).

 

Bigg Jus, Mr. Len, El-P, photo issue d'un projet de mix par Built to Last

Bigg Jus, Mr. Len, El-P, photo issue d’un projet de mix par Built to Last

 

Je tombe sur le cul. Non seulement je trouve ce truc génial, original, très particulier, j’aime beaucoup (à noter, entre mille bizarreries, ce scratch sur les pleurs d’un bébé, putain de dérangeant), mais écouter ce truc aujourd’hui me permet de mieux comprendre d’où viennent TTC & co ! Selon Wikipedia, Company Flow est créé dans le Queens, NYC, en 1993 par El-P, un grand nom du hip hop alternatif, et le DJ Mr. Len, vite rejoints par Bigg Jus. Hier soir, j’ai écouté deux fois l’album, et j’ai souhaité creuser un peu le sillon, alors je creuse, et tombe sur leur second album, Little Johnny from the Hospitul: Breaks & Instrumentals Vol. 1, sorti en 1999 chez Rawkus Records, sans Bigg Jus. Une putain de bombe ! Déjà, la pochette, anxiogène à souhait, qui semble représenter Little Johnny sous les traits d’un jeune enfant dont le visage est camouflé par un sac en papier, il paraît quitter sans se retourner une scène horrible, deux hommes à terre sur une route de campagne ; le ton est sombre, inquiétant, dangereux, rougeâtre, le sang et la folie.

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Cet album risque de trôner haut, très haut, dans mon panthéon personnel. Au passage, on a bien l’impression que les sons, les bruits, les beats, les ambiances qu’on entend dans cet album ont profondément infusé l’esprit dérangé des Para One, Tacteel, James Delleck, Cyanure, Téki, Fuzati lorsque cette inquiétante clique a produit en 2003 un magnifique Buffet des anciens élèves sous le nom L’Atelier, premier album signé chez Institubes, label créé notamment pour sortir L’Atelier que personne ne voulait. J’écris « on a l’impression », parce que je n’ai pas eu le temps d’enquêter, je n’ai pas le recul nécessaire pour analyser tout ce que L’Atelier, chacun de ses membres, chacune de ses ramifications, doit à Company Flow. Allez, je vous laisse mourir avec Funcrusher Plus :

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LCS 203. Santiago Navas feat. Danilo Nino, « Pejcao », 2016
30 octobre, 2017, 13:42
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J’ai choisi cette semaine un morceau de Santiago Navas, featuring Danilo Niño, intitulé « Pejcao », et sorti en 2016 sur l’EP Problemática sur le label In-Correcto.

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Santiago Navas est un jeune producteur de 20 ans, provenance Bogotá, Colombie, un type qui, selon un article publié sur le site Noisey (Vice), sait jouer de la guitare, de la basse, de la contrebasse et chanter. Le mec expérimente, bricole des trucs house tropical, navigue entre musique populaire traditionnelle et innovation électronique, avec des influences comme Darkside, Bonobo, James Blake, Nicolas Jaar. Selon sa page facebook, Santiago Navas aime réinterpréter ses morceaux sur scène avec de vraies musiciens pour leur donner davantage de dynamique.

Santiago Navas1

J’ai découvert ce morceau en écoutant la Radio I Have A Dream, une radio pirate qui émet depuis le pays basque fondée par Christian Bordes aka Jules-Edouard Moustic, bien connu de tous les citoyens Grolandais (dont je fais fièrement partie), et dont les ondes ont rouvert il y a quelques jours seulement. Une radio qui donne beaucoup d’air frais à mes oreilles, qui sont branchés H24 sur les ondes depuis la réouverture de la radio ! C’est donc il y a quelques jours seulement que je tombe sur ce morceau chelou, qui mixe des nappes planantes de synthé house, avec une basse entraînante, un tempo un peu à contretemps, et des rythmes guitares et voix latino zar-bi. Je suis sous le charme !

Santiago Navas

Voici un autre morceau issu du même EP (dont on peut écouter l’intégralité sur toutes les plateformes de streaming), intitulé « Región » :

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LCS 202. Yasmine Hamdan, « Shouei », 2012
26 août, 2017, 0:50
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J’ai choisi cette semaine un morceau de Yasmine Hamdan intitulé « Shouei », 9e piste de son premier album solo (Yasmine Hamdan) sorti en 2012 chez Kwaidan Records.

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Je suis tombé sur ce morceau à la radio, il y a quelques années. J’écoutais distraitement le poste, et puis cet accord de guitare… et cette voix particulière. Je me laisse bercer par cet air mélancolique chanté en arabe, cette balade dont je ne saisis que la sensibilité. Le genre de son qui te fait sourire tristement et pleurer, sans t’en rendre compte, et sans savoir vraiment pourquoi. Pas tout à fait revenu de mes émotions, je reconnais finalement cette voix : c’est celle de Yasmine Hamdan.

Il faut dire que j’ai déjà eu l’honneur d’apprécier ce timbre de voix plusieurs années auparavant. A l’époque abonné à Technikart, je reçois, hiver 2009 finissant, une couverture noire intrigante, avec deux visages à moitié cachés. Le journaliste Benoît Sabatier s’entretient avec Yasmine Hamdan et le producteur Mirwais, qui s’apprêtent tous les deux à révolutionner la pop avec l’album Arabology (sous le nom Projet Y.A.S.). J’ai lu cette interview plusieurs fois, j’étais pressé que le disque sorte. Deux mois plus tard, je peux enfin l’écouter. Claque dans la gueule, à commencer par le morceau « Get It Right » : 

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Dans l’entretien, Mirwais, ancien de Taxi Girl et producteur de la Madone du début des années 2000, annonce la couleur :

« On part du vœu pieu de créer quelque chose qui n’a jamais été fait. Aller plus loin que la musique, intégrer dans la culture pop occidentale la langue arabe, qui est connotée soit exotique, soit agressive. Pour Arabology, je voulais une production intellectuelle. [...] Ce qui m’a intéressé [...], c’est l’uchronie. Partir de postulats tronqués, comme Philip K. Dick pour Le Maître du haut château, avec des États-Unis dirigés par l’Allemagne et le Japon. Depuis une quinzaine d’années, je vis avec ce fantasme : et si les Beatles, et Dylan, l’explosion pop, n’avaient pas existé ? Comment vivrait-on ? Arabology correspond à ces réflexions. Notre clip du morceau « Yaspop », c’est uchronique : on nous voit planter un drapeau symboliquement arabe sur la Lune, comme si la conquête spatiale des Américains et des Soviétiques avait échoué. [...] Dans l’industrie pop contemporaine totalement écrasée par les codes occidentaux, un tel disque en arabe, c’est une attaque frontale esthétique. »

(suite…)


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