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L’Edito Eco de Lud le Scribouillard #007

 

Alors que l’humoriste Christophe Alévêque organisait hier soir la première Fête de la dette au 104 à Paris, avec un spectacle dans lequel intervenaient des économistes, le Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique (CAC) rendait public un rapport quelques jours auparavant. C’est quoi ce collectif ? Ce sont des citoyens, des organisations syndicales associatives, soutenus par plusieurs formations politiques, qui, il y a quelques années, ont décidé de rendre effectif l’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, à savoir que « Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays […] ». Pourquoi un audit de la dette publique ? Parce que, depuis trop longtemps, on entend dire que l’Etat vit au-dessus de ses moyens sans réellement avoir connaissance des tenants et des aboutissants de la dette publique. Déjà, en 1951, le futur ministre des Finances de De Gaulle, Antoine Pinay, déclarait qu’ « un déficit public trop important est comparable à la situation d’un ménage qui vit au-dessus de ses moyens et par conséquent cette situation est condamnable. »[1] En 1996, le ministre de l’Economie et des Finances d’Alain Juppé adresse une lettre à tous les contribuables : « Une nation, pas plus qu’un ménage, ne peut durablement vivre à crédit. »[2] Contre cette idée reçue, un audit citoyen permet d’évaluer d’où vient la dette, si elle a été contractée dans l’intérêt général, qui sont ses détenteurs, si on peut alléger son fardeau autrement qu’en appauvrissant les peuples, etc. Il permet ainsi aux citoyens de se réapproprier cet objet qui a été, trop longtemps, la chasse gardée d’un discours technique d’experts qui entretenaient toutes les idées reçues à son endroit. Car la dette publique nécessite (enfin) un débat démocratique digne de ce nom.

 

C’est quoi ce rapport ? Avant d’en parler, nous aimerions rappeler quelques évidences sur la dette publique ; en effet, plusieurs idées reçues circulent largement aujourd’hui à son sujet. La dette publique serait une dette comme les autres ; par conséquent, il est mal de ne pas la rembourser ; ce n’est pas seulement mal, mais aussi irresponsable, car ce sont nos enfants qui la supporteront. Sauf que : 1. la dette publique est une dette permanente, puisqu’elle est celle de collectivités publiques qui, contrairement à une entreprise, ne peuvent pas déposer le bilan ; 2. la dette publique sert à financer des services publics et des dépenses qui permettent la cohésion sociale d’une communauté ; 3. la dette publique est celle d’un agent économique pas comme les autres, qui a le pouvoir de lever l’impôt ; 4. la dette publique, si elle résulte d’une réelle décision démocratique, est complètement légitime ; 5. la dette publique étant une dette permanente, elle est remboursée de manière permanente : ce sont donc tous les contribuables qui passent à la caisse aujourd’hui. Pour résumer, la dette publique est une dette sociale qui n’a rien à voir avec une dette privée. Le rapport du CAC interroge ainsi son origine et sa légitimité.

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L’Edito Eco de Lud le Scribouillard #003

 

Aujourd’hui, l’Edito Eco ne sera pas signé par votre serviteur, mais par l’un des plus grands et des plus stimulants économistes français, André Orléan, membre fondateur des Economistes Atterrés, président de l’Association Française d’Economie Politique, qui réclame davantage de pluralisme en économie. 

De nombreuses initiatives ont éclos depuis une dizaine d’années pour aller vers davantage de pluralisme en économie, et ce mouvement est loin d’être franco-français. Au début des années 2000, des étudiants fondent le mouvement autisme-économie ; plus récemment, une nouvelle génération crée le collectif PEPS-Economie. Il y a un an, j’assistai avec grand intérêt à une conférence organisée par PEPS, à laquelle étaient invités, entre autres, les économistes Gilles Raveaud (autisme), Dominique Plihon (Atterrés), et Bernard Chavance (mon directeur de mémoire à Paris-Diderot). A l’époque, PEPS exigeait, dans la lignée de l’AFEP :

- un triple pluralisme, inexistant encore aujourd’hui : pratique réflexive en réintroduisant de l’épistémologie, de l’histoire des faits et de la pensée économiques (qui ne représentent que 5,5 % des cours de Licence en France) ; pluralisme des approches théoriques en économie ; pluralisme dans l’interdisciplinarité (sociologie, histoire, droit, gestion, géographie, anthropologie, etc.), indispensable à la compréhension du monde et des objets économiques  ;

- de remettre à leur place les enseignements techniques (micro, macro, méthodes quantitatives), qui représentent 43 % des cours de Licence ; ceux-ci doivent rester des outils d’analyses, et non être révérés, étudiés sans réflexivité ;  (suite…)



LCS 106. Jack Seps, « Fin Du Springtime » & « Comme Super Mario », 2014
1 avril, 2014, 5:06
Classé dans : Ca, de l'art ?,Ils font avancer le monde,Musique & Music

 

Cette semaine est particulière. Mon frère Jack Seps sort officiellement deux morceaux sur la toile. Pas de maison de disque ni de label, do it yourself, avec l’énergie du désespoir, la fougue de l’artisan, la joie du désintérêt. Depuis plusieurs années, le frérot bosse ses textes, cherche de la matière musicale dans les brocantes et chez les disquaires (et partout ailleurs), fait des rencontres. Par nos liens familiaux, j’ai évidemment eu la chance d’entendre avant tout le monde des bouts de textes, la pose d’un flow, l’intérêt d’une boucle, et toutes les interrogations à leur propos, et toutes les interminables discussions sur mon lit au cours de nuits blanches mémorables et passionnées.

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Bref, aujourd’hui est à marquer d’un Francis Blanche. Deux faces B, et basta ! Démerdez-vous avec ça. Je chronique en toute subjectivité. « Fin Du Springtime » est une sorte d’entrée en matière, histoire de décliner son identité, ses goûts, ses centres d’intérêts. Rappé sur le pétillant désuet « Springtime » du Klub des Loosers (sur Spring Tales, 2010), le morceau est court, un 16 mesures dans tout ce qu’il a de plus traditionnel, mais foutrement efficace, alternant les phases techniques et complexes, et les phases plus cools, posées. Un titre qui rappelle, dans l’imaginaire, le morceau « La Ville En Juin », de L’Atelier (2003), un titre tout en rondeur mais contenant, de manière plus ou moins feutrée, des phases plus sombres. « Comme Super Mario » est une mise en musique 8 bits d’un vieux texte, un 16 mesures également. La production est signée Hirokazu Tanaka, composition réalisée pour ce jeu qui a bercé toute notre enfance (et qui continue), Dr Mario (1990). Jack, tant sur le plan des textes que sur celui du flow, convoque tour à tour la scène TTC, Delleck, Fuzati, La Caution, Octobre Rouge, etc. Evidemment, son art, comme souvent, est un syncrétisme, et son originalité se perçoit dans l’affranchissement de ces figures tutélaires, dans l’affirmation d’une liberté et d’une singularité dans les références. Jack nous dit clairement : je suis un gamin des eighties, souvent affreuses à première vue (les fringues, la musique, le cinoche), mais qui renferment finalement, en tout cas pour ceux qui y ont vu le jour, une indéniable et inépuisable source de pop culture façonnant, qu’on le veuille ou non, notre imaginaire. Aussi, Jack nous lance cet appel discret : à première vue un mec cool, généreux et propre, je peux exploser à tout moment, même sur le thème de l’arrivée de l’été ! Je suis vivant, je suis un être humain, dans tout ce qu’il a de plus pur, mais aussi dans tout ce qu’il de plus sale. « Mon cerveau se putain de détraque/Je frôle la crise de nerf/Une crise colérique digne d’un nerd ». Folie latente, folie normale. Honnête et humble. « Non, j’fonce et plonge dans l’étrangeté de mes songes » Complexe. Un bâtard sensible : « Non, c’est juste une carapace pour pas que l’amour me rattrape ». Je lui tire mon chapeau concernant la diction, il y en a en effet peu qui sont capables de balancer autant de mots en si peu de temps, de façon plus ou moins harmonieuse sans perdre en clarté (Grems et Julien Lepers, en gros). Cette diction claire rend simple son propos, mais cache une certaine complexité (encore), sur le fond comme sur la forme. Les allitérations, les rimes multisyllabiques, les figures de style, tout est maîtrisé. Cessons-là tout superflu verbiage, tout vain babillage, tout inutile agiotage, place à la musique. De toute façon, l’avenir appartient à Jack Seps. Nous aurons l’occasion d’en reparler. En toute subjectivité.

Jack Seps, « Fin Du Springtime », 2014

Jack Seps, « Comme Super Mario », 2014

 

N’oubliez pas le soundcloud de Jack Seps !

 

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J’ai vu… La Propriété, c’est plus le vol d’Elio Petri (Réflexions sur la propriété, la monnaie, la dette)

* Ce texte n’est pas tant une critique du film qu’un prétexte pour tenter d’éclaircir les notions de propriété, de monnaie, de dette.

 

Pendant les vacances, je travaille… Mais j’en profite aussi pour aller au cinéma. Cette semaine, j’ai vu le formidable documentaire Au Bord du monde de Claus Drexel (2013), le très touchant et énervé Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée (2013), le violent 12 Years A Slave de Steve McQueen (2013), l’éternel (et moins blockbuster qu’on ne le dit) Jaws de Spielberg (1975) avec ma belle, et La Propietà non è più un furto d’Elio Petri (1973) avec mon pote Benoît. Pourquoi ai-je décidé d’écrire une bafouille sur La Propriété, c’est plus le vol ? Parce qu’il n’est pas que radicalement contestataire, mais tellement riche intellectuellement…

L’histoire est simple, en apparence. Total (Flavio Bucci) est un modeste employé de banque, fils d’un modeste employé de banque. Le problème est qu’il semble assez mal dans sa peau ; d’ailleurs, il est allergique à l’argent, des démangeaisons frénétiques s’emparent de lui à chaque contact avec un billet. Révulsé par l’absurdité du système capitaliste basé sur l’argent, il décide de démissionner et de lui rentrer dans le lard. Il prend alors pour cible un riche boucher (Ugo Tognazzi) qui affiche sa fortune avec ostentation.

Image de prévisualisation YouTube

 

Critique artistique

 

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J’ai vu… Wadjda de Haifaa Al-Mansour

Sortant au cinéma ce week-end, je suis parti voir un film historique. Le 1er long métrage officiel produit par l’Arabie Saoudite : Wadjda, de la réalisatrice Haifaa Al-Mansour. Dit comme cela, on aurait pu penser à de la propagande, à une tentative de normaliser et d’édulcorer le mode de vie, la tradition de ce pays. Il n’en est rien. Le scénario est simple, presque un docu, il raconte le quotidien de Wadjda, douze ans, dans une banlieue de Riyad. Pleine de vie, elle est tiraillée entre son envie de faire la course avec les garçons en vélo, habillée de jeans et baskets, écoutant du rock, et les traditions morales du royaume wahhabite. Wadjda à l’école, Wadjda avec sa mère, Wadjda joue à la console avec son père, Wadjda s’amuse avec Abdallah.

J'ai vu... Wadjda de Haifaa Al-Mansour dans Ca, de l'art ? wadjda-aeuvre-pionniere-du-cinema-saoudien_article_popin

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Chronique Facebook #001

N.B. : Je tiens à préciser que ce qui suit comporte une grande part d’ego-trip, mais, pour reprendre Raphaël Meltz, fondateur de la revue LeTigre, parler de soi n’est intéressant que si « ce « soi » parle de quelque chose »[1], ce qui est parfois le cas ici, je l’espère.

 

Il y a un peu plus d’un an, malgré mes réticences, je me suis laissé séduire par le pouvoir communicationnel de Facebook, le plus grand réseau social numérique mondial. Soucieux de la phrase lâchée par son fondateur, Mark Zuckerberg, en 2010, à l’occasion d’une conférence, et conscient des limites et des risques d’un tel réseau, j’ai préféré affronter le problème franchement : puisque « la vie privée est un concept dépassé », je choisis délibérément de rendre tout ce que je publie public, en prêtant bien évidemment attention à ce contenu. Peu de vie effectivement privée, pour le reste, j’assume. Sauf que je conserve un relatif anonymat : à peine une date de naissance, mon nom n’apparaît pas, presque pas de photos de moi, pas de ville de naissance ou d’habitation, etc. D’ailleurs, à l’ouverture de mon compte, une amie m’écrira fort justement : « Tu as craqué ? Personne n’échappe à Facebook ! » Effrayant : on croirait cette phrase extraite d’un 1984 2.0. Au programme de mon compte, du sujet d’actualité, de la musique, des causes à défendre, mes articles du blog, du délire, des trouvailles que j’ai envie de partager. Surtout, Facebook permet une réactivité bien plus grande qu’un blog : conséquence, des posts intéressants ne sont jamais publiés sur mon blog. C’est pourquoi, avec un maximum de recul, je décide aujourd’hui de restituer un certain nombre de posts sur ce blog, après une sélection digne du festival de Cannes ! (suite…)



Des narcos et des enfants en Amérique latine, par R. Saviano
1 septembre, 2012, 23:23
Classé dans : Ils font avancer le monde,La Société en question(s)

Il y a deux mois, je publiais un long portrait du résistant moderne Roberto Saviano, salué par la critique (enfin, par Benoît). Ce papier avait été pensé douloureusement, chez moi dont la vue il y a cinq ans de son premier bouquin à la FNAC avait insinué en moi un sentiment de méfiance : j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’un énième livre sur la mafia, laborieusement écrit et bourré d’erreurs. Très vite, j’ai réévalué mon jugement et me suis payé Gomorra. Feignant comme pas deux, je repousse sans cesse la lecture, prétextant un job exténuant (équipier McDonald’s et assistant d’éducation en même temps) ou des études trop prenantes (je retape alors mon 5e semestre de licence). Le temps file si vite qu’arrive, sans crier gare, l’adaptation cinématographique du livre. Sorti le 13 août 2008, je me lance le défi de lire le livre avant de voir la toile ; las, c’est presque septembre et je n’ai à peine débuté que quelques pages. Tant pis. Confortablement installé dans les sièges rouges du MK2 Bibliothèque, en cette fin d’août ensoleillée, j’observe, subis, encaisse deux heures d’une sourde et mortifère réalité, celle du crime, en VOST. Le taux de remplissage de la salle doit approcher les 3 %, en dépit de la climatisation. Après avoir douloureusement digéré l’œuvre projetée, je me jette sur l’œuvre scripturale. Un long direct dans l’estomac. Des mots qui frappent fort, travaillent le bide, atteignent leur but. Dès lors, je me passionne pour cet homme d’à peine trente piges, au crâne rasé, à la barbe mal tondue, aux allures de voyou. J’étais déjà un fin connaisseur du crime organisé depuis ce livre offert par grand-mère sur Lucky Luciano, Frank Costello, Meyer Lansky, Bugsy Siegle, j’étais au collège. Sur Roberto Saviano et la Camorra, je cherche, fouine, farfouille, et trouve. Je guette avec impatience ses interventions télé, ses nouveaux bouquins, ses articles publiés (Courrier International, ce genre).

Des narcos et des enfants en Amérique latine, par R. Saviano dans Ils font avancer le monde Roberto-Saviano-9

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Portrait de Roberto Saviano, résistant moderne
5 juillet, 2012, 17:19
Classé dans : Ils font avancer le monde

* Ce texte a été commencé avant la fin de la campagne présidentielle française.

 

« Voilà ce qu’est la France, aujourd’hui : un carrefour, un lieu de négociations, de réinvestissement et d’alliances entre cartels criminels. D’alliances entre des cartels criminels et des entrepreneurs qui tirent profit du trafic de stupéfiants, qui fraudent et qui recyclent, grâce aux organisations criminelles. » [2012a, p. 16]. La sentence glace le sang, fait froid dans le dos, analyse clinique de la situation du crime organisé dans l’Hexagone. Pendant que la campagne présidentielle française* est dans le « déni »[1], repliée sur elle-même comme un adolescent immature dans sa bulle ; pendant que nos candidats semblent hermétiques à ce qui se passe ailleurs, francocentristes comme jamais ; pendant que, après la bienvenue affaire Merah, le petit monde politico-médiatique, opportuniste, fait monter dans les chaumières la peur de l’Arabe, du Musulman, qu’il soit « d’apparence »[2] ou non, du bronzé, présumé coupable de terrorisme islamiste – ou islamique, on ne sait plus trop, tandis que les plumitifs arrivent avant les keufs au domicile des extrémistes qu’on arrête subitement par wagon, mais qu’on ne renvoie pas encore par bateau… La citation est de Roberto Saviano. 

Portrait de Roberto Saviano, résistant moderne dans Ils font avancer le monde Roberto-Saviano-5

Citation extraite de la préface de son nouveau bouquin traduit en France, qu’il consacre en partie à démythifier la vision du crime organisé qu’on a chez nous, en France, et rappeler, tel un médecin qui fixe un diagnostic à un malade qui s’ignore, que les cartels criminels sont bien implantés, qu’ils y réalisent des profits énormes, que des pans entiers de l’économie en dépendent. Pas autant qu’en Italie, bien sûr, mais suffisamment pour qu’on s’en soucie. « La France n’est pas épargnée. Des camorristes ont déjà investi dans des magasins à Paris, dans l’hôtellerie et le tourisme à Nice et à Cannes. Sans parler de la drogue… Le problème de la France est que tout le monde, chez vous, se moque de ces organisations tant qu’elles ne tuent pas ! Votre gouvernement […] considère ce phénomène comme italien, et ne se sent donc pas concerné. » [2008, p. 30] Au lieu de cela ? On s’intéresse à la viande hallal. Le cartel de la viande hallal plus dangereux que les cartels criminels ? (suite…)



Décès de Gilles Dostaler
8 mars, 2011, 16:09
Classé dans : Histoire de la Pensée,Ils font avancer le monde

Par où commencer ? C’est la première fois que le décès d’un grand penseur me fait cet effet ; un sentiment étrange, la pénible sensation du manque, pas un manque affectif bien sûr, quelque chose de plus intellectuel. Quoique. Gilles Raveaud révèle très bien ce que je ressens : « Je ne connaissais Gilles Dostaler que par ses écrits, et pourtant j’avais l’impression d’avoir un ami quand je le lisais. »[1] L’économiste Gilles Dostaler, car c’est malheureusement de lui dont il s’agit, est décédé le samedi 26 février dernier, à l’âge de 64 ans.

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