Ce que j’en dis…

L’Edito-Eco de Lud – L’après-confinement, au-delà du capitalisme ?

 

 93007507_2549041855337156_4936293114013810688_n Diogène Picante

 

Ce matin, je suis tombé sur une petite vidéo de David Guetta, confiné à Miami, qui se confiait à Konbini. Vers la fin, il a cette envolée lyrique qui ferait passer Benoît Hamon pour un intellectuel critique : « Les frontières, ça ne veut plus rien dire, on ne fait qu’un. Il n’y a plus de riches, plus de pauvres, plus de noirs, plus d’arabes, plus d’asiatiques, plus de blancs, on est tous pareils, on est tous égaux. »

 

Bon, force est de constater que ceux qui sont obligés d’aller bosser dans des conditions indignes (je veux dire : encore plus indignes que d’habitude), qui exposent leur vie en vrai ; ceux qui n’ont pas droit au dépistage ; ceux qui ont droit à la libéralité de la brutalité policière ; ceux qui sont contraints de se confiner dans des logements trop petits, insalubres, avec peu de revenus ; bref, tous ceux-là, tous ces « ceux » ne se distribuent pas au hasard dans la population. Il y a les cadres (comme moi) qui ont la possibilité de télé-travailler et il y a les ouvriers, les employés des commerces, les livreurs, et évidemment les personnels de santé qui ne peuvent pas ; il y a les riches et certains cadres qui n’ont pas besoin de travailler pour vivre ou pour recevoir le même niveau de revenu et il y a cette armée de salariés précaires déguisés en auto-entrepreneurs, serviteurs modernes, et ces salariés qui n’ont pas intérêt à tenter le droit de retrait, qui sont obligés de travailler, tout simplement pour avoir un revenu, pour bouffer. Oui, le salariat demeure ce rapport de dépendance, c’est-à-dire la « menace jetée sur la vie à nouveau nue », en deux mots : « l’hétéronomie matérielle »1. Il y a aussi toute cette armée d’artisans, commerçants, agriculteurs et petits chefs d’entreprise qui vont bien galérer, et ces chômeurs partiels qui vont prendre encore davantage de recul du droit du travail dans la gueule… Il y a les bourgeois des beaux quartiers qui peuvent sans problème faire leur jogging ou s’amuser dans les parcs et jardins sans être réellement embêtés par la police, et puis il y a les habitants des quartiers populaires racisés qui, pour être sortis chercher à bouffer en oubliant une date sur l’attestation, sont poursuivis par des brutes casquées et matraquées, insignes indignes sur l’épaule. Il y a ces bourgeois qui n’ont pas hésité à risquer de répandre le virus pour passer le confinement dans leur résidence secondaire, et puis tous ces pauvres obligés de rester chez « eux », dans leurs cages à lapin délabrées. N’en jetez plus…

 

Il y a trois jours, je suis tombé sur une petite interview de l’économiste Marc Ivaldi, professeur à la prestigieuse Toulouse School of Economics et directeur de recherche à l’EHESS. Une si petite interview avec autant de conneries, soulignons-le. Morceaux choisis, et commentaires de votre serviteur :

 

  • « De leur côté, beaucoup d’entreprises ont renoncé cette année à la distribution de dividendes. La solidarité devra s’exprimer, y compris chez les salariés. » → Comme si (suite…)



Mondialisation et Environnement

Comme je l’ai déjà dit, j’achète beaucoup de magazines, et vous devez savoir que beaucoup est un euphémisme ; à tel point que, dernièrement, j’en ai passé à la trappe, si je puis dire. Il y en a que je reprends, avec une érudition réelle et un recul forcé, d’autres que je délaisse – temporairement ? J’ai lu un ancien Philosophie Magazine, celui de mai 2009 ; à l’époque, j’avais d’autres chats à fouetter. En effet, je me sortais difficilement de la rédaction de mon mémoire de maîtrise sur la crise de 1929 ; ça a payé, j’ai eu 17/20 ! Et me suis piqué de passion pour ce moment clé de notre histoire récente, à tel point que je réfléchis à approfondir mes réflexions sur le sujet. Revenons à nos moutons : dans ce numéro d’un de mes canards préférés, je suis tombé sur un entretien[1] avec une économiste et sociologue américaine, professeure à l’université de Columbia, auteure notamment de La Globalisation. Une sociologie (Gallimard), nommée Saskia Sassen.

 

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Les Bio-carburants sont-ils si verts ?
30 décembre, 2009, 23:45
Classé dans : Ecologie

Alors que je n’ai toujours pas achevé la lecture de l’ouvrage de Naomi Klein (ni même la troisième partie sur le travail et l’emploi), un article du magazine gratuit Vice m’est revenu à la gueule comme un élastique tout vert tendu comme un string en coton bio. L’article en question[1] traite de la fabrication de l’éthanol, ce carburant écolo, à partir de la transformation du sucre ou du maïs, et des conditions de travail afférentes. L’article nous apprend que « Le Brésil et les Etats-Unis sont les deux plus grands producteurs mondiaux de biocarburant, fournissant à eux deux 72 % de la production mondiale d’éthanol chaque année. »

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