Ce que j’en dis…

J’ai vu… Foxfire, confessions d’un gang de filles de Laurent Cantet

Ce lundi 4 mars, j’ai été studieux : j’ai assisté à un colloque international à Sciences Po, sur le thème Travail et genre : variations France/Etats-Unis. J’y ai notamment découvert une économiste brillante, dont je parlerais peut-être par ailleurs, Nancy Folbre. Et j’ai terminé ma journée au cinéma, avec ma belle, devant Firefox, Confessions d’un gang de filles, histoire de prolonger artistiquement cette journée scientifiquement stimulante. Adaptation d’un roman de Joyce Carol Oates, le film est clairement un prolongement du précédent long-métrage de Laurent Cantet, Entre les murs. Son dada : filmer la prise de conscience puis de pouvoir de la jeunesse en pleine ébullition. On peut se demander, rétrospectivement, si l’objectif du cinéaste n’était pas, finalement, de filmer des jeunes filles dans leur révolte, confuse, contradictoire, abstraite bien que fondée sur des bases bien concrètes, comme ça, sans message, à hauteur de filles, les filmer simplement, et observer leurs parcours, collectif et individuel, les voir former ce groupe précaire dont elles sont si fières…

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J’ai vu… A la merveille de Terence Malick
9 mars, 2013, 10:53
Classé dans : Ca, de l'art ?,Philosophie & Pop Philosophie

Je suis allé voir A la merveille cette semaine, alléché par la bande-annonce et la stylisation d’un triangle amoureux filmé à travers la caméra du réalisateur des Moissons du Ciel, de La Ligne Rouge et de Tree of Life.

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J’ai vu… Wadjda de Haifaa Al-Mansour

Sortant au cinéma ce week-end, je suis parti voir un film historique. Le 1er long métrage officiel produit par l’Arabie Saoudite : Wadjda, de la réalisatrice Haifaa Al-Mansour. Dit comme cela, on aurait pu penser à de la propagande, à une tentative de normaliser et d’édulcorer le mode de vie, la tradition de ce pays. Il n’en est rien. Le scénario est simple, presque un docu, il raconte le quotidien de Wadjda, douze ans, dans une banlieue de Riyad. Pleine de vie, elle est tiraillée entre son envie de faire la course avec les garçons en vélo, habillée de jeans et baskets, écoutant du rock, et les traditions morales du royaume wahhabite. Wadjda à l’école, Wadjda avec sa mère, Wadjda joue à la console avec son père, Wadjda s’amuse avec Abdallah.

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J’ai vu… La Mort en direct de Bertrand Tavernier
2 février, 2013, 11:21
Classé dans : Ca, de l'art ?,La Société en question(s)

Depuis que mon pote Ben m’a fait découvrir les joies du cinéma d’art et d’essai (entendre : voir des vieux films parfois inconnus dans des petites salles du quartier latin avant de boire plusieurs verres dans un bar en face), je multiplie les visionnages ! Mes humbles critiques, courtes, je les publie sur mon compte Facebook. Mon dernier film n’est pas forcément celui qui m’a le plus fait jouir, qui m’a le plus fait réfléchir, qui m’a… Mais ma critique, toujours aussi humble, prend davantage de place, et la taille étant l’inconvénient principal de Facebook, je profite de mon espace personnel numérique pour la publier en toute liberté.

 

Je suis allé voir, un peu intrigué par le titre et l’histoire, Death Watch (La Mort en direct) de Bertrand Tavernier (1980), avec Romy Schneider, Harvey Keitel, Max Von Sidow. C’est l’histoire d’un homme qui a une caméra greffée dans le cerveau et qui filme donc tout ce qu’il regarde. C’est l’histoire d’une femme qui s’enfuit pour « mourir libre ». Voulant échapper aux médias, en l’occurrence une émission de tv, elle ne sait pas qu’elle est aidée dans sa fuite par celui-là même qui la filme. Bande annonce :

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Chronique Facebook #001

N.B. : Je tiens à préciser que ce qui suit comporte une grande part d’ego-trip, mais, pour reprendre Raphaël Meltz, fondateur de la revue LeTigre, parler de soi n’est intéressant que si « ce « soi » parle de quelque chose »[1], ce qui est parfois le cas ici, je l’espère.

 

Il y a un peu plus d’un an, malgré mes réticences, je me suis laissé séduire par le pouvoir communicationnel de Facebook, le plus grand réseau social numérique mondial. Soucieux de la phrase lâchée par son fondateur, Mark Zuckerberg, en 2010, à l’occasion d’une conférence, et conscient des limites et des risques d’un tel réseau, j’ai préféré affronter le problème franchement : puisque « la vie privée est un concept dépassé », je choisis délibérément de rendre tout ce que je publie public, en prêtant bien évidemment attention à ce contenu. Peu de vie effectivement privée, pour le reste, j’assume. Sauf que je conserve un relatif anonymat : à peine une date de naissance, mon nom n’apparaît pas, presque pas de photos de moi, pas de ville de naissance ou d’habitation, etc. D’ailleurs, à l’ouverture de mon compte, une amie m’écrira fort justement : « Tu as craqué ? Personne n’échappe à Facebook ! » Effrayant : on croirait cette phrase extraite d’un 1984 2.0. Au programme de mon compte, du sujet d’actualité, de la musique, des causes à défendre, mes articles du blog, du délire, des trouvailles que j’ai envie de partager. Surtout, Facebook permet une réactivité bien plus grande qu’un blog : conséquence, des posts intéressants ne sont jamais publiés sur mon blog. C’est pourquoi, avec un maximum de recul, je décide aujourd’hui de restituer un certain nombre de posts sur ce blog, après une sélection digne du festival de Cannes ! (suite…)



A little chronic of the movie : Khaos
20 octobre, 2012, 22:18
Classé dans : Ca, de l'art ?,Economie Politique ou Politique de l'Economie ?

Ce samedi, j’ai décidé d’emmener mes élèves à une projection du film Khaos, Les visages humains de la crise grecque, qui était suivie d’un débat en présence de la réalisatrice et de Michel Savy, économiste au Comité central de la Ligue des droits de l’homme. Au lycée, la secrétaire, créatrice d’un journal trimestrielle de l’établissement, sollicite les professeurs dès qu’ils font une sortie ou un truc qui sort un peu de la routine. Elle m’a donc demandé de lui fournir un feuillet sur la sortie. Je décide de chroniquer à ma manière le film. En exclusivité pour vous.

 

A little chronic of the movie : Khaos dans Ca, de l'art ? dp-khaos

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Comment mieux définir les trentenaires que Snatch Mag ?
20 août, 2012, 8:09
Classé dans : Ca, de l'art ?,Identité & Image

Depuis l’ouverture de ce blog, je parle souvent de ma boulimie de magazines, qu’il s’agisse des revues un peu intellos, des pâpelards ciné où littéraire, des canards culturels ou branchouille. En 2010, je suis tombé sur le n° 1 de Snatch Magazine, qui m’interloquait direct avec Groland en Une, et à l’intérieur pleins de trucs qui m’intéressaient (l’électro d’Uffie, le monde selon Michel Rocard, une enquête sur les chamanes, ce genre) ; j’achète !

http://www.dailymotion.com/video/xckbba

Et, depuis, je suis rarement déçu du titre, entre enquête fouillée sur le fantasme d’une invasion chinoise dans le XIearrondissement, interview chaude de Charles Pasqua, de Vincent Lacoste ou de Booba, chroniques aussi futiles que de mauvaise foi et les « tronches » de la fin. Dans l’avant-dernier numéro (n° 12, avril-mai 2012), le mag passe dans une autre dimension à mes yeux. A la page 170, une série de petites photos, illustrations, etc., avec un tout petit encadré au milieu, dont le but est d’expliquer la démarche : « A la terrible, longue et lancinante question « Pourriez-vous nous résumer en quelques mots l’esprit que vous souhaitez perler au fil des sujets que vous choisissez de traiter ? », notre réponse s’est toujours perdue au fond d’un puits d’explications confuses. Histoire de ne pas trop vous emmerder avec un tel embrouillamini, nous avons tenté un peu dans la précipitation de vous présenter en images le fameux esprit auquel nous voulons rattacher ce cher magazine. Il tient dans une série de noms, de titres et d’objets qui sont tout autant de références sur lesquels nous nous basons au moment de choisir et de bosser nos sujets. Il faut noter que la dite série est clairement tournée vers le passé : normal, nous aussi sommes les enfants du vintage. Une formule à la con avant de vous rassurer : tout ça ne vaut que si l’on s’en sert pour bien préparer notre futur, dans nos pages. » Les enfoirés ont compilé les trois quarts de ma culture populaire, celle des enfants nés dans les 80s, avec une acuité si fine, une justesse si pop, une série de références si pointues… C’en est flippant qu’ils arrivent à déceler ce qui représente tout un pan de notre identité. Vous aussi, vous êtes nés dans les années 1980 ?

Comment mieux définir les trentenaires que Snatch Mag ? dans Ca, de l'art ? Technikart-Ludo-001

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Massimo Carnivale, l’artiste le plus ciné-geek !
30 juillet, 2012, 9:53
Classé dans : Ca, de l'art ?

Avant Internet, on traînait en bas des tours ou dans les parcs publics en banlieue, à se partager un ke-grè ou un oinj ; on traînait entre le terrain de foot et le champ de blé à la campagne, échangeant un Nuts ou un Raider entre deux gorgées de 1664… Nos parents avaient un peu peur de nos mauvaises fréquentations, certes, nous, on était libre. Mais cette époque est révolue. Aujourd’hui, on « traîne » sur Internet, ce qui n’empêche pas les parents d’avoir peur, non sans fondement, des mauvaises fréquentations : sites porno, sites extrêmes, violence gratuite en vidéo, pédophiles ; la menace est réelle. Les ados sont libres !

Ne cassons pas l’ambiance ! Entre deux périodes de travail, il m’arrive, à moi aussi, de traîner sur Internet, à la recherche de rien, me laissant parfois guider par le réseau des réseaux, au gré des courants. La métaphore n’est pas malvenue : on parle aussi de surf, nan ? Bref, en empruntant un chemin que j’ai déjà oublié, je suis tombé par un total pur hasard sur le travail d’un artiste italien, Massimo Carnivale, qui dessine à partir d’images cinématographiques ou de séries TV. Je m’y connais peu en art, en dessin ; je ne suis pas un spécialiste, je connais mal les techniques, encore plus mal l’histoire de l’art. Je suis un amateur dans toute sa splendeur ! Mais, pour un amoureux du cinéma comme moi, je suis littéralement tombé sous le charme de son travail, de ses images si familières et en même temps si étranges, autres, inhabituelles… Trêve de bavardages, admirez et essayez de deviner, les gens !

Massimo Carnivale, l'artiste le plus ciné-geek ! dans Ca, de l'art ? goonies

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