Ce que j’en dis…

The Sopranos’ lives #001 Quand T. Sirico et S. Schirripa se parodient en Muppets !
15 juillet, 2017, 0:55
Classé dans : Ca, de l'art ?

 

Si vous lisez régulièrement ce blog, vous savez déjà que je suis un fan inconditionnel de la série The Sopranos, créée par David Chase à la fin des nineties. J’espère que j’aurais la patience de développer cette nouvelle chronique intitulée The Sopranos’ lives : le but est de raconter les Sopranos, en long, en large et en travers, comme un amateur surtout. Je ne veux surtout pas me substituer aux experts officiels. Par contre, je préfère prévenir : ayant visionné l’intégralité de la série une bonne vingtaine de fois, il risque d’y avoir du spoiler !

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Je vous annonce un premier épisode léger et cabotineux avec deux acteurs importants de la série : Tony Sirico et Steve Schirripa.

Tony+Sirico+Steve+Schirripa+Garden+Dreams+AufyBE1aQWOlSteve Schirripa et Tony Sirico (Madison Square Garden, New York, 22 janvier 2013) – copyrights Brad Barket/Getty Images 2013

 

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Tu veux ma culture dans ta gueule ? #004 Patrick Braoudé
4 mai, 2017, 17:01
Classé dans : Ca, de l'art ?,La Société en question(s)

Il y a un an à peu près, j’inaugurais une nouvelle rubrique sur ce blog, intitulée « Tu veux ma culture dans ta gueule ? », dont le titre est, je le répète, « suffisamment vague et ambivalent pour servir de prétexte et y mettre tout ce qui me fait bander culturellement ».

Après trois épisodes plus ou moins consacrés à des dessins-animés, j’ai décidé de centrer mon propos sur un artiste qui mérite, selon moi, à être davantage connu. Comme toujours, la lecture de ce papier vérifiera encore cette hypothèse, que je répète à l’envi sur ce blog : la culture prend de nombreuses formes et des chemins bien tortueux.

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À peu près à l’âge de sept ou huit ans, je tombe sur un film sur TF1, un mardi soir ou un dimanche soir. Un film que mes parents ou moi avons enregistré en VHS. Ce film s’intitule Génial mes parents divorcent ! (1990, Patrick Braoudé), et je m’en suis délecté avec régularité à l’époque. C’est l’histoire de gamins de CM2 qui se déchirent sur la situation conjugale de leurs parents respectifs ; c’est la guerre des boutons moderne, avec le stigmate du divorce en ligne de mire, et le retournement du stigmate. Patrick Braoudé, beaucoup plus tard, rappellera que ce n’était pas un sujet dérisoire, car, « à l’époque, les enfants de divorcés étaient des moutons noirs »

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Évidemment, c’est l’identification à des jeunes un tout petit plus vieux que moi qui a joué sur l’engouement que je porte à ce film : voir ces jeunes vivre des trucs (à peu près) réalistes, drôles (certaines scènes sont terribles), pas édulcorés (les douleurs des enfants liées à un divorce, en particulier), m’a permis de m’identifier aux personnages. Et puis, il ne faut pas oublier le point essentiel : le film est filmé du point de vue des enfants. (suite…)



Paye ta playlist ! #007 by Lud : My Classics R’n'B
15 février, 2017, 21:46
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music,Un peu d'Histoire

 

Bonjour à tous (vous devez être bien… trois maximum !) et bienvenue pour cette nouvelle playlist, qui sera beaucoup plus avare en blabla que la dernière (en même temps, ce n’est pas difficile de faire moins bavarde que ma playlist Musica de Brasil). Cette fois, je vous convie à une plongée dans mon adolescence, la musique qu’on écoutait un peu par-dessus la jambe dans la 306 au lycée – donc celle qui passait plutôt sur les ondes, le R’n'B mainstream quoi, et qui fleure bon le début des années 2000. Une manière, aussi, de faire découvrir un temps pas si ancien aux jeunes curieux que je côtoie tous les jours : le R’n'B à la fin des 1990s début 2000s, c’était bandant ! Encore une fois, je vous préviens : cette playlist est entièrement subjective, partiale, partielle, et comportera quelques anachronismes (certains morceaux ne datent pas de la fin 1990s début 2000s – oui, je triche, mais je fais ce que je veux, c’est mon putain de blog). Je vais essayer de la faire chronologiquement… Et je m’excuse par avance : je n’ai pas toujours mis les clips disponibles sur Youtube, car ils sont trop souvent censurés, et je déteste ça !

On commence tout de suite avec un groupe qu’on pourrait qualifier davantage rap que R’n'B, mais bon : Fugees, immense groupe qui a moyennement fini, mais nous, les enfants des eighties, on s’en tape, parce qu’on s’est pris ce putain d’album The Score (1996) en pleine face, et qu’on était un peu trop jeune pour apprécier la bagarre East Coast/West Coast du début des 1990s, même si on s’est bien rattrapé ! Je vous propose deux morceaux connus, que j’affectionne tout particulièrement : « Fu-Gee-La », suivi de « Ready Or Not ».

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LCS 197. Azar Lawrence, « Theme For A New Day », 1976
14 janvier, 2017, 21:59
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

J’ai choisi cette semaine un morceau du saxophoniste Azar Lawrence, « Theme For A New Day », piste qui ouvre son troisième album People Moving sorti en 1976 chez Prestige.

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J’ai découvert cet album complètement par hasard. Il y a plusieurs années, je surfais sur Internet à la recherche de la bande originale funk d’un vieux film cochon, quand je tombe sur un site qui proposait, certainement illégalement, une grande quantité d’albums en téléchargement gratuit, dans les styles jazz, funk, fusion, soul. Beaucoup de library music, et puis des albums comme celui d’Azar Lawrence, dont j’ignorais complètement l’œuvre. Le site a fermé depuis, inévitablement, mais il m’a permis de découvrir une terra incognita. La pochette, déjà, est en elle-même un appel à écouter : qui est ce Noir au regard fier ? Une voix ? Un instrument ? Lequel ? On peut lire son regard comme un défi, mais aussi comme un « ne me prenez pas au sérieux » (il me fait un peu penser au regard que lance Gregory Hines devant Caledonia dans La Folle histoire du monde de Mel Brooks !).

« Theme For A New Day » est une espèce de balade syncopée avec la mélodie géniale du saxophone, et ces voix… Ce morceau pourrait être une version black de l’île du plaisir sur laquelle Astérix et Obélix passent un petit moment le temps d’une samba endiablée ! La balade se transforme sans qu’on s’en rende compte et part en fusion jouissive, même si la mélodie revient comme un mantra. C’est si bon. Je vous offre également la deuxième piste du même album, « The Awakening », car c’est un morceau tout aussi génial, même s’il joue dans un autre style.

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Un morceau smooth et soul comme je les aime, et ce saxophone qui démarre discret, humble mais déjà si excitant. Il pourrait aisément figurer sur la bande originale du Jackie Brown de Tarantino, par exemple au moment où le prêteur sur gage va chercher Jackie en préventive, ou encore quand Ordell Robbie se prépare à la tuer, enfilant soigneusement ses gants dans sa voiture. On pourrait aussi l’entendre dans une scène de préliminaires dans un porno vintage !

Azar Lawrence est né en 1953, et se montre un petit génie précoce du sax’, jouant puis composant pour de nombreuses légendes de la musique : Clark Terry, Muddy Waters, McCoy Tyner (il remplace John Coltrane, décédé), Ike & Tina Turner, Miles Davis, Freddie Hubbard, Earth Wind & Fire, Frank Zappa, Busta Rhymes, Mulatu Astatke, et tant d’autres. Il signe son premier album chez Prestige en 1974, intitulé Bridge Into The New Age. J’ai découvert cet album il y a quelques semaines seulement, car je me contentais jusqu’alors du seul album que j’avais de lui. Je ne peux m’empêcher de terminer ce post en partageant « Warriors Of Peace », troisième piste de ce premier album, génial morceau free jazz terriblement entêtant. Enjoy !

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LCS 196. Frank Ferera & Helen Louise, « Hawaiian Hula Medley », 1916
3 janvier, 2017, 7:27
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

J’ai choisi cette semaine un morceau de Frank Ferera et Helen Louise, qui s’intitule « Hawaiian Hula Medley », sorti en 78 RPM il y a plus d’un siècle, en août 1916 pour être précis, sur le label Victor.

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Frank Ferera est né en 1885 à Honolulu, Hawaii, alors sous la coupe du roi Kalakaua : c’est l’époque du développement de l’industrie du sucre qui aboutit à une mainmise américaine du business, les États-Unis n’hésitant pas à prendre, ici comme ailleurs, un poids politique important jusqu’à l’annexion officielle en 1898, puis le vote des citoyens, en 1958, pour devenir le cinquantième État des États-Unis l’année suivante. Frank Ferera se marie avec Helen Louise Greenus, fille d’un hommes d’affaires de Seattle, et, avec sa nouvelle femme, part sur le continent pour jouer. En 1915, ils signent avec Columbia-Edison-Victor et enregistrent beaucoup. En 1919, sur un bateau reliant Los Angeles à Seattle, Helen Louise est portée disparue, on suppose qu’elle est tombée et s’est noyée. Frank Ferera continuera sa carrière prolifique, faisant de lui l’un des plus populaires musiciens Hawaiien.

J’ai découvert ce morceau dans l’immense série de Terence Winter, Boardwalk Empire, qui jette un projecteur magistral sur l’Amérique des années 1920, la contrebande d’alcool, la corruption, etc. Dans la saison 2, Angela Darmody s’éprend amicalement de Richard Harrow, l’ami de son mari, et accessoirement associé dans le crime. Richard est, comme Jimmy Darmody, un héros de la Première Guerre mondiale ; il en a gardé une effroyable blessure au visage, qui le contraint à porter un masque lui en couvrant la moitié, ce qui lui donne un air inquiétant. Sa voix est érayée, il fait peur. Mais son humilité, sa gentillesse, son honnêteté, son côté gauche dans les relations humaines mais redoutablement efficace dans ce qu’il fait (tuer des gens, mais aussi jouer avec des enfants, etc.), m’ont tout de suite fait ressentir beaucoup de choses pour ce personnage, l’un des plus intéressants et complexes de la série selon moi, l’incarnation de l’humanité. Dans la scène, Angela, artiste, lui propose de poser pour un portrait. En musique de fond, le « Hawaiian Hula Medley » se laisse entendre, et donne paradoxalement à la scène son aspect si mélancolique. Deux âmes en peine, torturées, perdues se rencontrent là, une émotion incroyable passe dans cette scène, de la tristesse, mais aussi beaucoup d’humanité. Ce grand homme discret, taciturne, se livre devant la femme de son ami, alors qu’il pose. Il lui explique sa vision de l’amour et ce qu’il a perdu. Se met à pleurer (et moi avec). Retire son masque. Angela ne détourne pas le regard et prend une nouvelle feuille afin de peindre cette expression.

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[Boardwalk Empire, saison 2 épisode 4, « What does the bee do ? », 2011. Il faut noter que la scène est découpée en trois séquences, qui, dans l’épisode, ne s’enchaînent pas, contrairement à ce qui est donné à voir dans cette vidéo]

Ce jour-là, Richard Harrow s’est livré complètement. C’est l’une des scènes les plus touchantes de la série, celle qui me parle le plus ; toute la complexité de l’âme humaine, des sentiments humains, s’y trouve livrée, par le truchement du discours elliptique de Richard. La musique rythmée, naïve et apparemment joyeuse de Frank Ferera et Helen Louise ne vient pas contrebalancer la mélancolie de la scène, mais la renforce paradoxalement. Je n’arrive pas à l’exprimer, mais…

Et puis, comment ne pas voir un lien entre ce qu’a dû vivre Frank Ferera sur ce bateau en 1919, perdant à jamais l’amour de sa vie, et ce qu’a vécu Richard Harrow en perdant inexplicablement les sentiments, qu’il apparente à de l’amour, envers sa sœur jumelle ? Il y aurait encore certainement beaucoup à dire sur ce morceau magique et la scène puissante dans laquelle je l’ai découvert, mais je préfère taire les mots qui, comme souvent, font défaut pour décrire ce que je ressens…

Bonus : F. Ferera, H. Louise, « On the beack at Waikiki Medley », 78 RPM, 1915, chez Victor :

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Paye ta playlist ! #006 by Lud : Musica de Brasil
24 juillet, 2016, 13:34
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

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* Texte écrit par Lud le Scribouillard en juillet 2016

** Les photographies qui illustrent ce papier sont des clichés pris à Rio de Janeiro dans les années 1970, durant la dictature militaire. Elles sont toutes issues d’un blog (on peut découvrir l’intégralité des photos publiées sur ce blog ici). Le site Brain Magazine, qui a repris quelques-uns de ces clichés, précise que ce qui nous est donné à voir, c’est un « Brésil de carte postale : (quasiment) que des Blancs, des jeunes filles superbes et souriantes, et pas un seul gamin descendu des favelas pour troubler le paysage. » Si je reprends ces clichés, c’est en sachant bien qu’ils ne sont qu’un cliché, justement…

Everyday Life in Rio de Janeiro in the 1970s (4)

Je sais, ça fait cliché de parler « Brésil » en plein été. Je sais, vous allez me dire que je surfe sur l’événement des Jeux Olympiques, comme a su le faire Ballantines avec sa liqueur juste avant la Coupe du Monde… Mais restez encore un peu, je vous prie. Par où commencer ? De toute façon, ce papier sera partiel et partial, subjectif et engagé, incomplet et foutraque. C’est dit ; on peut entrer dans le vif du sujet.

Everyday Life in Rio de Janeiro in the 1970s (27)

Le Brésil, pour un gamin francilien né dans les eighties comme moi, c’est d’abord un maillot de foot vert et jaune ordem e progreso, quatre étoiles, avec floqué dans le dos des noms évocateurs comme Ronaldo, Bebeto, Rivaldo, Cafu, Roberto Carlos ; c’est l’accent chantant de mes idoles parisiennes Raï et Leonardo ; c’est le foot-samba que Nike essaie de nous vendre. Il y a bien cette VHS d’Orfeu Negro, le grand film de Marcel Camus, dans la vidéothèque de ma chère grand-mère paternelle, mais je ne m’y intéresse pas. La musique ? Des clichés gros comme le Christ Rédempteur qui surplombe Rio de Janeiro. (suite…)



Paye ta playlist ! #005 by Lud : la Solitude
18 mai, 2016, 22:37
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Texte écrit par Lud le Scribouillard, tard, plusieurs nuits de mai 2016…

 

J’aime bien Gérard Jugnot, il incarne une partie de mon enfance et de mon adolescence, en même temps que tout un pan de la culture populaire française : Bernard Morin des Bronzés, Félix le Père Noël, Adolfo Ramirez, Pinot le flic simple, mais aussi l’employé de banque dans le « Hold Up » fomenté par Louis Chedid, ou Gérard Traunau, l’extraordinaire réalisateur d’effets normaux chez Les Nuls. En 1991, il signe Une Epoque Formidable, une comédie touchante sur la vie d’un cadre qui devient chômeur, se fait larguer par sa femme, et se retrouve à la rue ; un film que j’aime beaucoup, notamment parce qu’il donne à voir l’équilibre fragile entre drame social et comédie populaire, avec en toile de fond la crise économique du libéralisme (Coline Serreau réalise l’année suivante La Crise, un film qui est très complémentaire de celui de Jugnot), une certaine vision de ce « monde » qui vit « au bord du monde » (pour reprendre le titre du documentaire de Claus Drexel en 2014), entre entraide solidaire et instrumentalisation cynique. Le génial Chick Ortega (l’énervé Jacky Sueur dans Dobermann, l’inquiétant barbouze dans L’Affaire Ben Barka) y joue Mimosa, un ancien toxico un peu fêlé tenu en laisse par le Toubib (Richard Bohringer). La scène se déroule un peu après que Michel (Jugnot) ait rencontré Le Toubib et ses acolytes ; les trois SDF ont flairé le pigeon…

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Je me suis toujours demandé quel était cet air que jouait Mimosa, sans jamais aller fouiner, jusqu’à cette rediffusion, il y a quelques mois, sur la TNT. J’ai découvert, inculte que j’étais, que Mimosa reprenait le refrain d’un morceau de Monsieur 100 000 volts, Gilbert Bécaud. On ne l’écoutait pas, à la maison, je ne connais pas sa carrière, sa vie, ses chansons.

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En tombant sur « La Solitude ça n’existe pas », j’ai été bluffé : orchestration cheloue, grandiloquente, avec ce rythme un peu western ; interprétation « virile », Bécaud défie la Solitude ; paroles désabusées et cyniques derrière le vernis de la négation ; en fait, Bécaud a peur… Le morceau est sorti en 1970 en 45 tours, écrit par Bécaud et Pierre Delanoe. (suite…)



Tu veux ma culture dans ta gueule ? #003 The Pink Panther, « Extinct Pink », 1969
29 mars, 2016, 20:26
Classé dans : Ca, de l'art ?

 

Je continue l’exploration des animations qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. La Panthère Rose (The Pink Panther) est présente à mon esprit depuis l’origine (un peu comme The Blues Brothers) : mes parents devaient se dire que c’était bon pour un nouveau-né ! En réalité, je ne sais pas depuis quand je suis exposé à ces dessins animés ; tout ce que je sais, c’est que j’ai la sensation de les avoir toujours vus. Mon père avait même recyclé une petite cassette vidéo d’une trentaine de minutes (que pouvait-il y avoir dessus à l’origine ?) et avait enregistré des épisodes de La Panthère Rose les uns à la suite des autres. La plupart des épisodes sélectionnés ici étaient sur cette VHS (ce n’était évidemment pas la seule : papa enregistrait à tour de bras)…Le personnage est né de la main de Friz Freleng (encore), quand il s’attèle à donner une représentation animée du bijou appelée « La Panthère rose » dans le générique du film éponyme de Blake Edwards, en 1963. Succès du film, projet de court-métrage (« La vie en rose », 1965), Oscar : le dessin animé est lancé par les producteurs Mirisch, DePatie et Freleng, avec ce thème génial d’Henry Mancini. Le premier épisode que je propose est de loin mon préféré (« Extinct Pink », 1969) : une course-poursuite sans fin pour un os, symbole de survie, dans une Préhistoire qui ressemble au libéralisme ; tous les personnages sont tour à tour dominants et dominés ; le dénouement est simplement génial, et la morale, bah… Vous verrez ! Une oeuvre d’art totale, un message – peut-être involontaire – complexe, une image en mouvement perpétuel, un humour qu’on sent maîtrisé, en cascade, un morceau musical de 1er choix (que je n’ai encore jamais vu gravé sur disque – quel dommage)… Quand on voit toutes les conneries pour les enfants entrecoupées de pubs débiles à la télévision, je me demande pourquoi les CAF n’offrent pas un DVD de l’intégrale des épisodes (que j’ai à la maison !), payé par le contribuable, pour chaque famille avec enfant ! Mes jumeaux vont d’ailleurs bientôt s’y mettre. Faites comme eux, et revivez en direct l’enfance d’un vieux con !

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« Pink Campaign », 1975 :

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Tu veux ma culture dans ta gueule ? #002 « Minnie The Moocher », feat. Betty Boop, 1932
22 mars, 2016, 22:20
Classé dans : Ca, de l'art ?

 

Comme j’ai inauguré cette nouvelle rubrique la semaine dernière avec un cartoon, je me suis dit « pourquoi pas continuer sur cette lancée ? ». Je vais donc vous proposer une petite série de cartoons pendant un temps indéterminé.

Aujourd’hui, je signe un retour aux sources : The Blues Brothers. Mes parents, sans forcément y penser, m’ont littéralement socialisé à toute une culture avec ce film, vu et revu des centaines et des centaines de fois depuis ma naissance : une certaine musique, un certain humour, une certaine vision de la police, une certaine conception du cool, de la religion, etc. On y voit la légende Cab Calloway boire du Jack Daniel’s tôt le matin, comme un mentor des frères Blues, mais surtout on entend la légende Cab Calloway jouer son hymne « Minnie The Moocher », vieux de 50 ans à l’époque (le morceau date de 1931, le film de 1980).

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Il y a une dizaine d’années, le cinéma Max Linder sur les Grands Boulevards parisiens propose une séance des Blues Brothers. L’occasion en or : non seulement, je vais enfin pouvoir visionner mon film de chevet sur grand écran, mais en plus je vais pouvoir le faire découvrir à ma chère et tendre. Le cinéma fait les choses en grand : petit concert jazz d’un pianiste avant la séance, et introduction du film par la projection du cartoon « Minnie The Moocher », réalisé par les studios Fleischer en 1932, avec un enregistrement de Cab Calloway et son orchestre en personne. Un cartoon très poétique, dark, un noir et blanc génial, mais un dessin animé un peu moraliste, que j’avais adoré. Co-starring Betty Boop et Bimbo. Enjoy !

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Allez, je ne peux pas m’empêcher (le mec avait 73 ans) : Image de prévisualisation YouTube



Tu veux ma culture dans ta gueule ? #001 « Satan’s Waitin », Looney Tunes, 1954
14 mars, 2016, 9:29
Classé dans : Ca, de l'art ?

 

Bonjour chers internautes, Photo Ludo 003

Cela fait un bail que je n’ai pas dit un petit mot de moi, alors je profite de cette nouvelle rubrique pour vous donner des nouvelles. Mes petits dinosaures grandissent vite et vampirisent une bonne partie de mon temps. Je rappelle qu’ils sont les sauveurs de notre monde merdique. Mon travail (enseignement et, cette année, recherche) me prend également une bonne partie de mon temps. Travail parental, travail institutionnel : entre souffrance et libération, entre aliénation et réalisation de soi, la donne est toujours la même ; toutefois, je commence à apprivoiser les raptors, tandis que je prends de plus en plus de plaisir dans mon emploi. Bref, le peu de temps qu’il me reste, évidemment, est réservé à ma femme, ma muse, ma maîtresse, ma meilleure amie, ma confidente, mon soutien, ainsi qu’à ma famille et un peu mes amis (je vous promets, on va rattraper ça !).

Le manque de temps (ou l’accélération de celui-ci – filez lire Hartmut Rosa) me contraint à délaisser l’écriture dédiée au blog ; aussi, comme je veux toujours publier, pour vous, les cinq internautes qui me suivez régulièrement, je tente de trouver des astuces pour écrire le moins possible tout en partageant le plus possible. C’est pourquoi je vous propose une nouvelle rubrique, avec un titre suffisamment vague et ambivalent pour servir de prétexte et y mettre tout ce qui me fait bander culturellement.

Inauguration placée sous le signe de l’enfance : je vous propose ce dessin animé Looney Tunes qui a bercé plusieurs générations de gosses – dont la mienne -, un bon vieux Tweety & Sylvester (Titi & Grosminet en VF) de 1954 qui m’avait vraiment marqué à l’époque (je vous rassure, je suis né en 1984 – oui, c’est moi sur la photo, en septembre 1986), et que je prends toujours autant de plaisir à regarder. Réalisé par Isadore « Friz » Freleng pour les studios Warner Bros, intitulé « Satan’s Waitin » (« Les neuf vies de Grosminet » en VF)… Enjoy !

[Petit bug : cliquez sur ce lien pour afficher la vidéo sur Dailymotion]

 


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