Ce que j’en dis…

Lud le Bootlegger revient… avec The Irish Maid
26 juillet, 2017, 23:44
Classé dans : Epicurian Arts

 

Le bootlegger amateur que je suis (en fait : juste un bartender amateur – je ne fabrique ni ne vends mon propre alcool) est toujours aussi alcoolique, mais il écrit et publie moins. J’ai inauguré cette rubrique en 2013, et je n’ai pas publié grand-chose ! Blague à part, avant de sombrer dans la déchéance alcoolique, petit rappel : le but c’est le plaisir, le plaisir altruiste de s’amuser avec des amis en leur faisant plaisir ; le plaisir laborieux de travailler à produire quelque chose dont on peut être fier ; le plaisir artiste d’affiner son art(isanat) et d’améliorer ses productions. Juste le plaisir amateur de jouir de la vie. Pas d’alcool sans plaisir, l’inverse c’est l’alcoolisme. Pas d’alcool sans précaution ni sécurité. Let’s go !

Depuis l’arrivée des deux prochains sauveurs du monde (mes jumeaux, trois ans dans trois jours), je dois avouer que, concernant les cocktails, j’ai levé le pied – et par conséquent, j’écris beaucoup moins dessus aussi. Le seul truc que je continue à faire, c’est d’acheter des livres de cocktails, et quand je n’ai plus d’argent pour m’en procurer, ce sont mes chers élèves qui prennent le relais (deux de plus dans ma collec’ !).

La recette que je vais vous présenter, je ne l’ai pas chinée dans un obscur opuscule dédié à l’art du mix, mais sur Internet. La réalité est moche, je sais. J’ai oublié par quel biais, mais je tombe (certainement par erreur) sur le site des Inrocks, et la recette du Irish Maid. L’auteur de l’article (Luke, des Frères James) raconte son aventure : à l’arrivée de l’été, il cherche un cocktail frais et désaltérant, alors il va demander à Aron, bartender au Glass. Ce bar, l’un des nombreux bars à cocktails situés à Pigalle, est l’un de mes préférés : étroit, sombre, on peut venir entre potes, à deux pour causer, ou seul, parce que la solitude, « ça fait peut-être mal au bide, mais c’est bon pour la gueule ». Un cocktail et un hot-dog minute, à 23h50, en plein Pigalle, seul, en plein hiver : ça vous réchauffe une âme esseulée.

Revenons à nos moutons. Aron lui propose alors un Irish Maid. L’auteur de l’article écrit ensuite : « Ce cocktail a vu le jour dans un pub légendaire de l’autre côté de l’Atlantique, The Dead Rabbit. L’artisan en chef se prénomme Jack McGarry [...]« , puis présente la vidéo de Liquor :

Image de prévisualisation YouTube

Apparemment, Aron le prépare un peu différemment (il ne le shake pas, mais le prépare à la cuillère) ; pour réaliser le mien, j’ai pour l’instant adopté la technique de Jack McGarry.

Dans un shaker, écraser à l’aide d’un pilon quelques tranches d’un concombre goûtu, puis ajouter 2 oz de whiskey irlandais (j’ai pris du Jameson Caskmates), 0,5 oz de liqueur de fleurs de sureau (Saint-Germain), 0,75 cl de jus de citron, 0,75 cl de sirop de sucre, puis remplir à 3/4 le shaker de glaçons bien pleins. Shaker jusqu’à ce que les parois givrent (une dizaine de secondes), filtrer dans un verre old fashioned rempli de glaçons, décorer d’une rondelle ou d’une tranche de concombre.

 

The Irish Maid - 26 juillet 2017 05 Insta

C’est mon mien, préparé avec amour le mercredi 26 juillet 2017, instagramé dans ma chambre !

 

Ayant tous les ingrédients sous la main, et adorant tous les cocktails préparés avec du concombre (je publierai d’autres recettes bientôt, promis), je me suis dit « pourquoi pas ? ». J’essaie, et tombe sous le charme. C’est un cocktail doux et rafraîchissant dans toute sa splendeur, sur une base de Whisky Sour (sans l’onctuosité d’un blanc d’œuf) : la douceur particulière du whiskey irlandais se marie à merveille avec la douceur fruitée de la liqueur de sureau et avec la douceur verte et fraîche du concombre. Un peu de sucre et un peu d’acidité, et vous avez là l’un des tops de l’été, loin des 99 % de Mojito ratés et des Spritz mal équilibrés !

Plusieurs pistes afin d’affiner ce goût à mon palais : essayer de mixer tout ça avec un blanc d’œuf pour réaliser un véritable sour ; faire évoluer les doses de liqueur de sureau et de sucre (baisser la dose de sucre et, peut-être, augmenter celle de liqueur). J’ai encore du pain sur la planche !

Cheers !


Pas de commentaire
Laisser un commentaire



Laisser un commentaire

Environnement TCHAD |
adminactu |
carsplus production |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | RADIO JUSTICE
| JCM
| LEMOVICE