Ce que j’en dis…

LCS 200. La Femme, « Le Vide est ton nouveau prénom », 2016
3 avril, 2017, 13:34
Classé dans : Musique & Music

 

J’ai choisi cette semaine un morceau du collectif La Femme, qui s’intitule « Le Vide est ton nouveau prénom », présent sur leur deuxième album Mystère sorti en 2016 chez Born Bad.

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Le groupe réunit des membres dont les origines géographiques sont diverses, mais dont l’ascension est fulgurante !

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Les références musicales sont nombreuses : ils penchent vers le meilleur de The Cure, Siouxsie & the Banshees, vers Taxi Girl, Jacno, Marie et les Garçons aussi, ils mixent cold wave et surf garage, mais ils coulent parfois aussi vers le pire de The Cure, le pire d’Etienne Daho, Indochine… Ouais. Du coup, je sens bien qu’en publiant La Femme, je vais exciter les haters, tant le groupe suscite aujourd’hui les railleries hautaines de ceux qui, hier, les encensaient aussi démesurément ; je sais que certains vont me renvoyer aux Inconnus et leur « Isabelle a les yeux bleus », et je m’étais déjà fait la réflexion en écoutant leur tout premier album. Mais je m’en fous. J’aime bien ce qu’ils proposent, et je vous emmerde.

Ce qui se dit dans « Le Vide est ton nouveau prénom », les instruments choisis, le rythme, tout ça me parle. Alors, peut-être que c’est dû à une rupture amoureuse douloureuse, l’une des plus grandes douleurs qui soient dans la vie d’un être humain, mais ça me parle. Je ne pourrai jamais oublier son prénom, ni sa personne, mais il le faut ; il faut que le vide devienne son nouveau prénom, que ce vide soit remplacé dans mon cœur… ne serait-ce que pour que les souvenirs amers et crève-cœurs que je partage avec elle redeviennent de bons souvenirs, malgré tout. Sombre paradoxe. Le vide, c’est bien le sentiment qui caractérise quelqu’un qui aime encore quelqu’un qui ne l’aime plus. « Les roses c’est rare/Et toi tu les piétines/Une étoile t’est tombée des mains/Tu la regardes partir loin/Les étoiles ça file pour de bon/Maintenant, elle doit veiller/Sur quelqu’un d’autre que toi. » C’est marrant comme ces mots trouvent un écho remarquable dans mon histoire ; j’espère tant être cette étoile, mais surtout mon plus grand souhait, maintenant, c’est avoir le privilège de veiller à nouveau sur quelqu’un. Je suis un être solitaire, bizarre, tourmenté, et en même temps, incapable de ne pas aimer, de ne pas partager, de ne pas donner… C’est ça qui manque, c’est ça le vide, le trou noir dont on n’aperçoit jamais le fond, ces « inviolables frontières de glace » derrière lesquelles l’être aimé et tout ce que l’amour représente s’échappent. Le dilemme, alors, se déploie : doit-on encore aimer au risque de ne plus l’être, de tout perdre, notamment l’espoir et le goût de vivre, ou doit-on s’enfoncer dans la misanthropie, la solitude, le cynisme, le nihilisme ? Comment peut-on vivre avec le risque de la perte ? Comment peut-on vivre en refusant d’offrir ?

Comme je n’ai plus le goût d’écrire, je partage les morceaux qui suivent sans commentaire. Les trois premiers sont issus du premier album Psycho Tropical Berlin (2013) : « Nous étions deux », « Le Blues de Françoise », « La Femme ». Les deux autres sont issus de leur deuxième album : « Où va le monde ? », « Elle ne t’aime pas ». Le beau visuel de Psycho Tropical Berlin est signé de l’artiste belge Elzo Durt, habitué à créer pour Born Bad Records, tandis que l’encore plus beau visuel de Mystère est signé de l’immense Tanino Liberatore, un artiste italien que j’adore (RanXerox, la pochette de Frank Zappa, et puis toutes les femmes dessinées par le maître)...

la-femme-x-tanino-liberatore-mystere

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