Ce que j’en dis…

LCS 192. The Golden Gate Quartet, « Sixteen Tons », 1950-60s

 

The Golden Gate Quartet, « Sixteen Tons ». Je n’ai pas trouvé l’année où le Quartet a repris ce titre, mais la vidéo semble bien datée des années 50-60, vue l’âge supposé des membres du groupe. Cette reprise figure sur une compilation intitulée The Spirituals & Gospels, un double CD datant de 2001 édité chez Gemini en Allemagne.

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Le titre, quant à lui, est, selon Wikipedia, un morceau enregistré pour la première fois en 1946 par Merle Travis et parue l’année suivante sur son album Folk Songs of the Hills. Tennessee Ernie Ford en fit une version très populaire en 1955.

Apparemment, c’est un morceau très connu qui relate la dure vie d’un mineur dans une mine de charbon, un morceau qu’on peut assimiler à une protest song à l’écoute de laquelle on comprend que le salariat est bien un système d’exploitation : comme les prostituées du XIXe siècle, les travailleurs des mines n’étaient pas toujours payés en monnaie, mais en bons d’achat non transférables et valables uniquement dans le magasin de l’entreprise, empêchant les ouvriers de faire quelque économie (truck system), ils logeaient souvent dans des maisons ou dortoirs appartenant à la compagnie et devaient s’acquitter du loyer. Ce système persista jusqu’à ce que les luttes syndicales du United Mine Workers amenèrent à interdire de telles pratiques ; ces luttes furent si terribles qu’on les appela les « Mine Wars », les guerres des mines, qui se déroulèrent entre le début des années 1920 et les années 1930. On comprend mieux cette partie du refrain : « Another day older and deeper in debt » (« Un jour de plus et la dette s’accroît »).

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Travailleurs dans les mines, Ward, Virginie Occidentale, début du XXe siècle, Baker Library, Harvard Business School.

 

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Entrée d’une mine de charbon, Virginie Occidentale, 1908, by Lewis Wickes Hine, US Library of Congress.

 

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Entrée d’une mine, Red Star, Virgine Occidentale, 1908, US Library of Congress.

 

Bonus : The Golden Gate Quartet, « The Preacher and the Bear », titre sorti en août 1937 en single 78RPM :

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LCS 191. Busta Rhymes, « Turn Me Up Some », 2002
22 mai, 2016, 19:43
Classé dans : Musique & Music

 

Busta Rhymes, « Turn Me Up Some », sur l’album It Ain’t Safe No More…, paru en 2002 sur J. Records.

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Paye ta playlist ! #005 by Lud : la Solitude
18 mai, 2016, 22:37
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Texte écrit par Lud le Scribouillard, tard, plusieurs nuits de mai 2016…

 

J’aime bien Gérard Jugnot, il incarne une partie de mon enfance et de mon adolescence, en même temps que tout un pan de la culture populaire française : Bernard Morin des Bronzés, Félix le Père Noël, Adolfo Ramirez, Pinot le flic simple, mais aussi l’employé de banque dans le « Hold Up » fomenté par Louis Chedid, ou Gérard Traunau, l’extraordinaire réalisateur d’effets normaux chez Les Nuls. En 1991, il signe Une Epoque Formidable, une comédie touchante sur la vie d’un cadre qui devient chômeur, se fait larguer par sa femme, et se retrouve à la rue ; un film que j’aime beaucoup, notamment parce qu’il donne à voir l’équilibre fragile entre drame social et comédie populaire, avec en toile de fond la crise économique du libéralisme (Coline Serreau réalise l’année suivante La Crise, un film qui est très complémentaire de celui de Jugnot), une certaine vision de ce « monde » qui vit « au bord du monde » (pour reprendre le titre du documentaire de Claus Drexel en 2014), entre entraide solidaire et instrumentalisation cynique. Le génial Chick Ortega (l’énervé Jacky Sueur dans Dobermann, l’inquiétant barbouze dans L’Affaire Ben Barka) y joue Mimosa, un ancien toxico un peu fêlé tenu en laisse par le Toubib (Richard Bohringer). La scène se déroule un peu après que Michel (Jugnot) ait rencontré Le Toubib et ses acolytes ; les trois SDF ont flairé le pigeon…

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Je me suis toujours demandé quel était cet air que jouait Mimosa, sans jamais aller fouiner, jusqu’à cette rediffusion, il y a quelques mois, sur la TNT. J’ai découvert, inculte que j’étais, que Mimosa reprenait le refrain d’un morceau de Monsieur 100 000 volts, Gilbert Bécaud. On ne l’écoutait pas, à la maison, je ne connais pas sa carrière, sa vie, ses chansons.

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En tombant sur « La Solitude ça n’existe pas », j’ai été bluffé : orchestration cheloue, grandiloquente, avec ce rythme un peu western ; interprétation « virile », Bécaud défie la Solitude ; paroles désabusées et cyniques derrière le vernis de la négation ; en fait, Bécaud a peur… Le morceau est sorti en 1970 en 45 tours, écrit par Bécaud et Pierre Delanoe. (suite…)



LCS 190. Terry Riley, Persian Surgery Dervishes, 1972
15 mai, 2016, 12:48
Classé dans : Musique & Music

 

Il est impossible d’écouter des morceaux de Terry Riley extirpés de leurs albums ; c’est pourquoi, aujourd’hui, je partage deux albums de ce génie que j’admire : Persian Surgery Dervishes, sorti en 1972 chez Shanti, une merveille :

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Et A Rainbow In Curved Air, sorti en 1969 chez Columbia Masterworks (dont on peut entendre le titre éponyme sur la station de radio « A Journey » dans le jeu vidéo GTA IV) :

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Une brève interview par Bester Langs, à voir sur Gonzai :

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