Ce que j’en dis…
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L’aliénation du travail (parental)

 

Partons d’une boutade : tu sais que tu es parents de jumeaux quand… tu comprends le concept philosophique d’ « aliénation » sans jamais avoir ouvert un bouquin d’Hegel, de Feuerbach ou de Marx.

 

Un heureux évènement double !

 

Depuis le 30 juillet 2014, ma compagne et moi sommes parents de jumeaux. Deux petits garçons beaux comme l’Adonis qui nous comblent de bonheur à mesure que nos nuits s’amenuisent. Nous avons la trentaine, sommes enseignants tous les deux (français-latin pour elle, sciences sociales et économiques pour moi). A ce titre, je suis un éternel érudit : je lis, décortique, écris beaucoup, sur la société, l’économie, l’art, le sport… Ma bibliothèque ferait pâlir d’envie le CDI du lycée dans lequel j’enseigne (je dois avoir 400 ou 500 ouvrages de SES, ma femme trois fois plus dans sa discipline), sans compter les revues et magazines, les ouvrages sur le cinéma, la musique, les bande-dessinées, les beaux livres.

 

Bien sûr, je m’étais préparé à l’arrivée de ces créatures, j’étais même impatient de pouvoir les porter, les embrasser, les nourrir, les laver, les endormir, les chatouiller. Eric Zemmour me considérerait comme un sous-homme féminisé nourri à Hélène et les garçons, je lui rétorquerais que je suis un homme moderne, progressiste et féministe. Toutefois, en dépit du quintal de publications lues par ma femme sur le sujet, des questions posées aux professionnels et des conseils avisés reçus d’amis bienveillants, nous avons évalué l’écart entre ce qu’on dit et la réalité quand ils sont nés : un gouffre qui semble aussi infranchissable que les gorges que s’apprête à traverser Homer Simpson avec le skateboard de Bart dans un épisode célèbre…

(suite…)



LCS 124. Eddy Mitchell, « L’Enfant Electrique », 1974
25 octobre, 2014, 14:09
Classé dans : Musique & Music

Eddy Mitchell, « L’Enfant Electrique », sur l’album Ketchup Electrique, paru en 1974 chez Polydor.  Image de prévisualisation YouTube

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L’Edito-Eco de Lud le Scribouillard #015 : Soutenons Manuel Valls !

 

* Enfin un Edito court et incisif… comme un éditorial normal, quoi !

 

Manuel Valls veut changer le nom du Parti Socialiste. Je le soutiens. Notez bien : JE SOUTIENS MANUEL VALLS ! Il faut le soutenir, car il est bien esseulé au sein du PS.

Rappelons-nous qu’il n’avait recueilli en 2011 que 6 % des suffrages des militants socialistes à la primaire PS. Rappelons-nous que ses soutiens au PS et ailleurs sont bien maigres : le journaliste F. Bonnet, cofondateur de Mediapart, rappelle d’ailleurs une chose très juste dans un papier du 22 octobre : « La légitimité de M. Valls n’est aujourd’hui qu’institutionnelle, dépendant du seul choix présidentiel de l’avoir nommé à Matignon. Sans majorité politique au sein du parti majoritaire, son seul levier de pouvoir est sa fonction de premier ministre. [C'est bien pour cette raison qu'il ne veut pas de débat, et qu'il ranime ce vieux principe léniniste de l'épuration]. »

Pourquoi soutiens-je le Premier ministre dans ce combat ? Parce que, je l’ai déjà dit sur mon blog, – et une note d’analyse des Economistes Atterrés, de la Fondation Copernic, et d’Attac le montre très bien sur le plan économique (budget 2015) -, le PS n’a plus de ‘socialisme’ que le nom. Les épisodes successifs (désinflation compétitive, privatisations, libéralisation de la finance et des médias, puis du marché du travail, politique de l’offre, « J’aime les entreprises » par M. Valls devant un parterre de patrons, etc.) montrent définitivement que le « socialisme » porté par le PS (ou par certains courants du PS) n’est plus aujourd’hui qu’un linceul dérisoire sur une idée révolutionnaire, même si le PS « s’accroche au label comme à son dernier oripeau symbolique, [héritier] ayant depuis belle lurette dénoncé l’héritage » (F. Lordon) La mue idéologique du PS est en marche, et M. Valls en est le héraut, le porte-drapeau, le chef de la police des consciences et des esprits.

Il faut donc changer la dénomination du principal parti à gauche de l’échiquier politique (mais plus ‘de’ gauche depuis bien longtemps) sous peine de décevoir encore et encore les naïfs qui s’attachent aux mots plus qu’aux actes. Premièrement, parce que l’idéologie – oui, le pragmatisme et le réalisme sont idéologiques – portée par cette ‘nouvelle gauche’ (ça rappelle la mue du Parti Démocrate américain, du (New) Labour au Royaume-Uni, du SPD allemand) est incapable de penser la société en dehors du marché et du communautarisme ; cette idéologie est mortifère car elle n’a aucune vision d’avenir tout en menant irrémédiablement les sociétés guidées par elle dans le mur (écologique, social, nationaliste…). Deuxièmement, parce que cette idéologie porte en elle la dévalorisation des idéaux progressistes de la gauche (la vraie), qui répugnent désormais son principal (mais si mutilé) porte-drapeau (le PS) ; c’est d’ailleurs consubstantiel à l’édification de cette ‘nouvelle gauche’ !

Lorsque le PS aura enfin changé de nom – et achevé définitivement sa mue, car celle-ci, en actes, est consommée -, le peuple souverain sera enfin mis devant le fait accompli : les idéaux progressistes dont on parlait tout à l’heure ne sont pas entièrement enterrés, d’autres courants politiques l’incarnent pleinement ; il apparaît juste vain de les chercher encore rue de Solferino : « le parti socialiste au socialisme parti » (F. Lordon)…Soutenons donc Manuel Valls !

 

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LCS 123. Hubert-Félix Thiéfaine, « Fièvre Insurrectionnelle », 2011
18 octobre, 2014, 6:56
Classé dans : Musique & Music

 

Hubert-Félix Thiéfaine, « Fièvre Insurrectionnelle », sur l’album Suppléments de Mensonge, sorti en 2011 chez Sony Music.

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L’Edito-Eco de Lud le Scribouillard #014

 

Ceci est bien un Edito-Eco, même si on va parler BD. Ouais. On évoquera plus tard le Prix de la Banque de Suède attribué à Jean Tirole. Ou pas. 

 

A la fin de l’année 2011, je tombe complètement par hasard sur une BD au format comics, un truc qui semble complètement dingue. Ça s’appelle Doggy Bags. C’est édité par Run et son Label 619, une sacrée bande de tarés. Le concept ? « Suspense, frissons & horreur ». Trois histoires avec pour mot d’ordre : genre. Du pulp, de l’horreur, du politiquement incorrect, jamais potache, toujours terriblement bien branlé en termes de scénar, de dialogues, et surtout de dessins. Bref, sept numéros sont sortis jusqu’ici, et c’est à chaque fois grisant, jouissif.

 

Reliés

 

A la fin de l’année 2013, je tombe complètement par hasard sur un BD au format revue (24×32), un truc qui semble complètement dingue. La couverture ressemble beaucoup, à première vue, à Doggy Bags. Ça s’appelle AAARG!. C’est une véritable revue, avec comme baseline : « Bande dessinée & culture à la masse ». C’est barré, sombre, marrant, cynique, avec de la BD, des reportages, des nouvelles (souvent cruelles), des gags, un poster…

 

Reliés

 

Dès le 2e numéro (janvier-février 2014), l’éditorial de Pierrick Starsky m’interpelle : il ironise sur la nouvelle année qui s’annonce, dans une langue de charretier marseillais, et surtout avec une fibre sociale évidente reposant sur un constat sans fioriture de la société actuelle. Je partage donc son éditorial présent dans le 4e numéro (mi-mai-mi-août 2014), en vous recommandant chaudement cette revue qui gagne sacrément à être connue…

 

 

« Je sais pas toi, dans ta ville, dans ton bled, dans tes bars, mais partout où je passe et où mes yeux s’égarent, où mes oreilles traînent, même si j’ai plus trop d’odorat, y’a pas, ça pue sévère. Ça renifle, ça schnouffe, ça fouette, et c’est pas nouveau. Y’a pas bon être pauvre, ça attire la mistoufle. (suite…)



LCS 122. Rita Mitsouko, « Don’t Forget The Nite », 1982
11 octobre, 2014, 9:55
Classé dans : Musique & Music

 

Rita Mitsouko, « Don’t Forget The Nite », sorti en 1982 sur deux 45T avant de figurer sur la version CD de leur premier album Rita Mitsouko (1984), sorti chez Virgin. 

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L’Edito-Eco de Lud le Scribouillard #013

 

Il y a un mois, je montrais à quel point le paradigme néoclassique en économie avait infesté nos esprits, à commencer par ceux, rouillés, sclérosés, incapables de penser, du socialisme ambiant, « socialisme » qui devrait impérativement changer de dénomination sous peine de décevoir encore et encore les naïfs qui s’attachent aux mots plus qu’aux actes. Je l’ai cité dans le dernier Edito-Eco, mais je ne peux m’empêcher, à nouveau, de faire appel à l’économiste Jean-Marie Harribey, qui résume à la perfection ce qu’est, fondamentalement, la théorie économique dominante : « S’il en était encore besoin, la théorie économique qui domine l’enseignement, la recherche, l’information et le gouvernement des hommes et des choses a fourni, à travers cette crise, les preuves de sa vacuité conceptuelle et heuristique, de son inefficacité à guider les politiques économiques, sociales et écologiques, et, par-dessus tout, de son allégeance aux classes dominantes, essentiellement à la bourgeoisie financière devenue mondiale. La « science économique » [standard] n’est qu’un vaste corpus idéologique, pétri d’incohérences logiques et de préceptes normatifs défendant des intérêts de classe. »[1] Et c’est cette vacuité conceptuelle et heuristique, cette inefficacité à guider les politiques, cette allégeance aux classes dominantes, qui gouvernent aujourd’hui dans beaucoup de pays… Il y a un mois, donc, je montrais l’inanité des idées du ministre socialiste du Travail et de l’emploi, François Rebsamen, à propos du chômage et du marché du travail.

 

Rebsamen-ministre-emploi-bureau ministere-JJ-miroir-4oct2014

 

Cette semaine, le même François Rebsamen se donne à lire, dans un entretien au journaliste Jérémie Lorand, du magazine bourguignon Miroir. « Un jour de septembre, le ministre qui veut qu’on parle de lui autrement qu’à chaque publication mensuel des chiffres du chômage, reçoit des journalistes au ministère pour qu’ils fassent un reportage sur sa vie rue de Grenelle. Parmi les invités, les communicants du ministre ont prévu un représentant de la presse locale de la région d’élection de leur patron, histoire de satisfaire à une habitude bien établie : même appelé à Paris, un baron local doit régulièrement envoyer des « cartes postales » à ses électeurs. Ils n’avaient pas prévu que le journaliste local engagerait une discussion sérieuse avec François Rebsamen qu’il connaît pour l’avoir souvent rencontré quand il était maire et sénateur de Dijon… »[2] Voilà la genèse d’un entretien… qui ne devait pas paraître. Oui, mais… Paru le 3 octobre sur le site de Miroir, il est retiré quelques minutes plus tard, trop tard : l’entretien reste visible dans le cache de Google ! L’attachée de presse du ministre tente alors une pirouette : « Ce n’était pas une interview. […] Il ne l’a d’ailleurs pas relue. »[3] Mais pourquoi le ministre et son staff ne souhaitaient pas voir cet entretien publié ? Extraits. (suite…)



LCS 121. Marie Modiano, « La Fille à la balafre », 2013
4 octobre, 2014, 17:14
Classé dans : Musique & Music

 

Marie Modiano, « La Fille à la balafre », sur l’album Espérance Mathématique, sorti en 2013 chez Nest & Sound/PVP. 

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