Ce que j’en dis…

LCS 109. Gérard Calvi, « Obélix Samba », 1976
14 juillet, 2014, 9:58
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

J’ai choisi cette semaine un morceau composé par Gérard Calvi en 1976 pour la bande originale du film Les Douze Travaux d’Astérix, qui s’intitule « Obélix Samba ». Compositeur et chef d’orchestre né en 1922, Gérard Calvi a fait une carrière très prolixe et très variée : compositeur pour Piaf, Liza Minnelli, Sinatra, réalisateur d’œuvres symphoniques, de pièces pour solistes, de musiques de chambre, d’opérettes, de partitions pour le théâtre, la télévision, le cinéma (notamment un chef-d’œuvre inconnu avec Guy Bedos : L’œuf en 1972)… Dans Le Petit Baigneur (1968), dont il compose la musique, on l’aperçoit même en chef de la fanfare vers la fin du film.

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De Funès, Robert Dhéry, Colette Brosset et Gérard Calvi dans la pièce La Grosse Valse (1962)

Revenons sur cette samba : un sommet de la pop française, un morceau génial, rythmé, dansant, dans une scène psychédélique qui appelle aux plaisirs, tous les plaisirs. Manger, danser, faire l’amour, sans règle, sans carcan ; ça laisse rêveur… Ces petits pieds qui gambadent, ces fesses rebondies qui remuent, ces robes presque transparentes qui ne cachent pas grand-chose. On est bien sur l’île du plaisir. Presque un titre de porn music vintageLes Douze Travaux est un chef-d’œuvre du 7e art, je ne mâche pas mes mots, c’est très sérieux. Bon, peut-être que le fait d’être né au milieu des eighties et de voir ce film régulièrement depuis ma tendre enfance aide… Pourquoi un chef-d’œuvre ? Parce que : dessin animé sans prétention qui s’adresse aux enfants, le film dispose de plusieurs niveaux de lecture subtils, d’un humour intelligent et corrosif, qui puise d’ailleurs dans la culture populaire comme dans la culture savante, d’un dessin aussi enfantin que complexe (la maison qui rend fou, les couleurs de l’île du plaisir, les ombres planantes des fantômes, les monts enneigés, etc.), d’une construction en tiroirs avec cette réflexion morale mais jamais manichéenne sur les épreuves à franchir ; le tout repose sur une alchimie syncrétique et PAF ! un pur chef-d’œuvre ! C’est le 2e et dernier film de la série Astérix, après Astérix et Cléopâtre, qui sera réalisé par Goscinny et Uderzo, les auteurs originaux, ce qui explique qu’il soit si bon. Notons qu’en 1976, EMI Pathé sort deux disques vinyles : un LP qui reprend les dialogues, bruitages et musiques du film, que tous les diggers ont dans leur collection ; et un EP avec cinq titres seulement, dont « Obélix Samba », qui est au contraire très rare. Sur les panneaux de fin des Douze Travaux, on lit que « la samba a été dansée pour nos animateurs par Lourdes de Oliveira et Luiz Antonio Carraro » ! Dommage que ce titre si obsédant, cet appel hédoniste, dure si peu de temps… 

Image de prévisualisation YouTube

Bonus : « Les Revenants », Les Douze Travaux d’Astérix (1976) [à noter que ce titre ne figure sur aucune bande originale ; je ne sais donc absolument rien de ce morceau génial, avec cet air lancinant...]

http://www.dailymotion.com/video/xbf1ig

 

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