Ce que j’en dis…

Lud le bootlegger présente… le Daïquiri
24 mai, 2014, 17:29
Classé dans : Epicurian Arts,Un peu d'Histoire

 

Back to basics. Aujourd’hui, place à un classique : le Daïquiri.

Durant ma période estudiantine, le Mojito se démocratisait plus vite que le Vélib à Paris. Conséquence : quand on en avait bu deux ou trois dans la semaine, on finissait par rechercher d’autres saveurs. Et quoi de mieux que le Daïquiri pour changer, sans prendre le risque de tomber sur un truc chelou pour l’étudiant moyen (au hasard : un Dry Martini avec des olives) ? Le Daïquiri, un grand classique.

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 Un Daïquiri classique fait à la maison le mois dernier !

Evidemment, j’en ai goûté des dizaines et des dizaines avant que mon palais s’affine. Et pas toujours les meilleurs : il a le défaut de sa popularité, comme le Mojito. Mais lorsqu’il est bien préparé, ce cocktail est un délice, c’est d’ailleurs l’un de mes préférés. Toutefois, avant de s’exercer à sa préparation, simplissime, faisons un détour par l’histoire.

(suite…)



L’Edito Eco de Lud le Scribouillard #006

 

Cela fait un mois qu’on entend toutes ces inepties répétées à l’envi sur toutes les ondes, sur tous les torchons à propos du salaire minimum. J’avais prévu d’écrire un Edito Eco sur ces inepties, mais j’ai été complètement dépassé par l’ampleur de ces inepties !

Il y a quelques jours, l’économiste Philippe Légé, maître de conférence à l’Université de Picardie et membre des Economistes Atterrés, a écrit un article qui reprend un peu tout ce que j’avais envie de dire – en mieux et plus précis. Je laisse donc la plume électronique à Philippe Légé, au moment même où les Suisses réfléchissent à établir un salaire minimum de 3300 euros… 

 

 

C’est une idée fixe. Après s’être attiré les foudres des syndicats, mais aussi celles de l’ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot, pour avoir demandé de pouvoir engager « de façon transitoire » des jeunes à un salaire inférieur au Smic, Pierre Gattaz est revenu à la charge. Dans une tribune publiée par Les Echos, le Président du Medef a suggéré au gouvernement d’accepter « de regarder dans certaines circonstances, de manière temporaire et sous certaines conditions (par exemple de formation) – la possibilité de créer un revenu temporaire d’entrée en emploi dérogeant au sacro-saint niveau du Smic ». La formulation est plus prudente ; elle ne saurait masquer la violence du propos.

(suite…)



A vendre : un voyage solidaire au Maroc ! C’est très très urgent !
13 mai, 2014, 17:22
Classé dans : Non classé

 

Je reviens encore à la charge : je dois vendre ce voyage au plus vite, alors je réduis ENCORE le prix auquel je suis prêt à vendre ! 

 

C’est l’une des premières fois où je m’adresse directement aux internautes qui tombent par hasard sur ce blog, et qui en repartent aussitôt : vous ! Voilà, j’ai eu l’inespérée chance d’être tiré au sort et de gagner un voyage en jouant à un jeu grâce au mensuel Alternatives Economiques, mais, pour des raisons personnelles, je suis dans l’impossibilité pratique de pouvoir en profiter. 

Mon lot est un voyage solidaire organisé par ARVEL-Voyages, une « association [loi 1901] sans but lucratif qui oeuvre pour un tourisme contribuant à la compréhension et au respect mutuel des populations. » Voilà leur site

C’est donc un voyage pour deux personnes (huit jours, sept nuits) de randonnée dans le Haut Atlas, au Maroc. Voici ce qu’en dit le site : « Isolée du Haut Atlas, située au pied du M’Goun, la haute vallée des Aït Bouguemez présente une succession de jardins et de vergers sur fond de montagnes. Dans ce voyage contrasté, verdoyant et minéral, quelques villages construits en pisé apportent une nuance dorée. C’est dans l’un d’eux que nous vous proposons un séjour en immersion totale dans le monde berbère et des randonnées en étoile. Grands et petits auront plaisir à découvrir une nature splendide et à vivre avec les villageois et à leur rythme. » (Pour une présentation plus détaillée) (Voilà la fiche imprimable complète)

Il ne reste plus qu’un départ (sous conditions de 7 participants minimum) :

- le départ de Lyon (01-08 mai 2014) coûte 1155 euros par personne, je le propose à 900 euros par personne (soit une économie de 22 %) ce départ n’est plus disponible ; 

- le départ de Paris (17-24 avril 2014) coûte 1230 euros par personne, je le propose à 1000 euros par personne (soit une économie de 18,7 %) ce départ n’est plus disponible ;

- le départ de Paris (18-25 septembre 2014) coûte 990 euros par personne, je le propose à 800 euros par personne (soit une économie de 19 %) je le propose à 600 euros par personne (soit une économie de 40 %). 

Je suis conscient que ces prix restent élevés en temps de crise, mais, d’une part, la baisse de prix est significative (presque moitié prix), et d’autre part, je ne vends pas un produit d’occasion qui aurait déjà servi !

Je vous demande de diffuser le plus largement cette annonce car c’est très urgent. N’hésitez pas à me contacter directement à partir du blog ou sur mon profil facebook. Petite précision : cette annonce est sérieuse !

 

Merci à tous,

Lud le Scribouillard

 

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LCS 107. Jungle By Night, « Desdemona », 2014
12 mai, 2014, 8:37
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un morceau du groupe Jungle By Night, « Desdemona », disponible sur l’album The Hunt, sorti en 2014 chez Krinded Spirits.

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C’est une histoire folle. Peu avant les vacances scolaires d’avril, je reçois un message facebook d’un pote, Julien : « Réserve ta soirée du 29 mai », m’écrit-il avec envie. Précisons tout de suite : Julien a été mon meilleur pote au collège, celui avec lequel j’ai fait les 400 coups, mais le destin nous a séparés. Nous nous étions croisés entretemps, échangions nos portables et nos facebook, mais sans véritablement prendre le temps de nous revoir. L’amitié, c’est si fragile à entretenir… Excité à l’idée de le revoir, et touché qu’il ait fait le premier pas, je réponds oui sans réfléchir. La soirée, c’est un concert de Jungle By Night à la Flèche d’Or. Je ne connais pas, Julien est fan et m’assure que je vais adorer. Avant le concert, chez lui, après nos chaudes retrouvailles, il me fait saliver en racontant leur histoire qui, un jour, croise la sienne. Groupe de très jeunes néerlandais, il les rencontre par hasard dans un bouge d’Amsterdam, d’où ils sont originaires. Une vraie claque qui se transforme en traque ; Julien les suit (presque) partout, jusqu’à l’Alimentation Générale. Ils sont une bande d’amis boutonneux passionnés de funk, d’afro-beat et d’ethio-jazz, de Mulatu Astatke, Fela Kuti, Tony Allen, Ebo Taylor, qui, le plus naturellement du monde, un beau jour, en 2010, montent sur scène. L’aventure commence. Férus de live, ils donnent tout, sortent des EP, puis des LP, font des tournées de dingues, et enflamment chaque lieu. Accompagné d’un pote sympa, Julien me décrit le truc : « Tu verras, ils sont très jeunes, ils sont beaucoup (presque une dizaine sur scène), et c’est le gros bordel ! » Exactement ça. Jouissif. En train de terminer mon whisky maison quand ils débarquent, mes hanches se mettent à danser toute seule sur « Empire » en ouverture, mon esprit s’évade et une véritable banane se dessine sur mon visage. Très énergiques sur scène, ils sont effectivement beaucoup, avec des têtes de jeunes du Nord, des têtes d’ado nerd, et font le show, entraînant tout le monde dans le mouv’.

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Photo live prise par Julien

Je reconnais derechef l’ombre planante de ceux cités plus haut ainsi que, sur un ou deux titres, celle d’un Jim Morrison sous acides en train de se frotter langoureusement à des culs pléthoriques made in Nigeria. Ce soir, dans la petite mais si chaude scène de la Flèche d’Or, l’atmosphère n’est que good vibration et love on the beat ! Ces p’tits trous du cul hollandais sont surtout des putains de musiciens, que ce soit les cuivres, les percussions, la basse, l’organiste qui oscille entre son synthé et son Hammond… C’est rythmé, répétitif, riche, sans se réduire à un hommage pompeux, fêtard avec une pointe de sombre mélancolie à peine perceptible. Musique syncrétique : quand une dizaine de Néerlandais nés au début des nineties réinterprètent l’afro-beat et l’ethio-jazz, ça donne ça. Encore merci, Julien ! 

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Bonus : « Ethiopino », sur l’album Hidden (2012)

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Super bonus : « Attila », sur l’album The Hunt (2014)

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Lud le Bootlegger… s’est planté sur le Scotch Rickey !
8 mai, 2014, 11:23
Classé dans : Epicurian Arts

 

Nous sommes mercredi, il est 22h10. Epuisé par une belle journée très remplie, et soulagé de n’avoir pas à faire sonner le réveil le lendemain pour cause de jour férié, je décide de parcourir le dernier livre de recettes que je me suis payé au Paris Cocktail Festival, la 68e édition du Mr Boston Official Bartender’s Guide. Une petite bible pour tous les apprentis bartenders ! Evitant les recettes complexes, je me reporte sur une inconnue mais assez simple à réaliser : le Scotch Rickey. La recette originale est la suivante : 1,5 oz de blended scotch whisky et 0,5 oz de jus de citron vert dans un verre highball préalablement rafraîchi, allongé d’eau de Seltz et parfumé aux arômes d’un zeste de citron vert. Voici la recette de Dominic Venegas (de San Francisco), qui remplace le scotch par du bourbon : 

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Souhaitant faire mon original, je remplace le scotch ou le bourbon par du Jameson (un irish whisky), le verre highball par un old fashioned et l’eau pétillante par une subtile limonade Elixia à la rose. Le résultat est malheureusement un beau plantage ! Mon mélange est sans saveur : on ne sent ni le citron vert, ni la rose, et le whisky est d’une fadeur inégalée… Une belle leçon, en tout cas, que les mecs de Cocktail Molotov m’avaient déjà donnée : avant d’essayer d’innover, il faut répéter et répéter les mêmes recettes, affiner son palais, et rechercher le goût. 

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L’Edito Eco de Lud le Scribouillard #005

 

Ce samedi 3 mai 2014, l’économiste Gary Becker est mort.

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Depuis les années 1980, le néolibéralisme a poussé plus loin ses pions sur l’échiquier économique mondial, transformant les sociétés, les politiques, les comportements humains. On sait moins que le carcan épistémologique dans lequel le néolibéralisme enferme la société est pensé depuis, au moins, les années 1950 d’Eisenhower, au moment même où la pensée keynésienne s’imposait dans les centres de recherche et, sous une forme abâtardie, jusque dans l’application des politiques économiques. Une longue traversée du désert pour tous les libéraux de la planète. Traversée du désert productive, néanmoins…

 

Gary Becker est né en 1930 en Pennsylvanie. « Etudiant à Princeton, il affirme s’être inscrit « par hasard » à un cours d’économie. Il aime ça. Mais, assez vite, il se lasse. « J’avais l’impression que l’économie était une matière stérile. » Il est tenté par la sociologie. « J’ai lu des livres, notamment Talcott Parsons, qui était alors la référence en sociologie aux Etats-Unis. Je n’ai rien compris », s’amuse-t-il. [Il] se résigne donc à l’économie. Sans grand enthousiasme, il part à Chicago poursuivre ses études. Et, là, c’est le déclic. Il s’appelle Milton Friedman […]. » [Malingre, 2005] Il donne ainsi des cours et obtient son doctorat en 1955 à Chicago sous la direction de H. Gregg Lewis. Sa thèse est une analyse économique des discriminations raciales ; elle sera publiée en 1957. La même année, il devient professeur à Columbia, puis « retourne à Chicago, suite notamment aux mouvements étudiants de 1968 qu’il désapprouve fortement. » [AEP, 2005] « C’est [donc] à partir des années soixante que Becker va remodeler largement le champ de la pensée économique libérale en l’élargissant à l’ensemble des comportements humains impliquant des choix… » [Benhamou, 1988] (suite…)


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