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J’ai vu… La Propriété, c’est plus le vol d’Elio Petri (Réflexions sur la propriété, la monnaie, la dette)

* Ce texte n’est pas tant une critique du film qu’un prétexte pour tenter d’éclaircir les notions de propriété, de monnaie, de dette.

 

Pendant les vacances, je travaille… Mais j’en profite aussi pour aller au cinéma. Cette semaine, j’ai vu le formidable documentaire Au Bord du monde de Claus Drexel (2013), le très touchant et énervé Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée (2013), le violent 12 Years A Slave de Steve McQueen (2013), l’éternel (et moins blockbuster qu’on ne le dit) Jaws de Spielberg (1975) avec ma belle, et La Propietà non è più un furto d’Elio Petri (1973) avec mon pote Benoît. Pourquoi ai-je décidé d’écrire une bafouille sur La Propriété, c’est plus le vol ? Parce qu’il n’est pas que radicalement contestataire, mais tellement riche intellectuellement…

L’histoire est simple, en apparence. Total (Flavio Bucci) est un modeste employé de banque, fils d’un modeste employé de banque. Le problème est qu’il semble assez mal dans sa peau ; d’ailleurs, il est allergique à l’argent, des démangeaisons frénétiques s’emparent de lui à chaque contact avec un billet. Révulsé par l’absurdité du système capitaliste basé sur l’argent, il décide de démissionner et de lui rentrer dans le lard. Il prend alors pour cible un riche boucher (Ugo Tognazzi) qui affiche sa fortune avec ostentation.

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Critique artistique

 

(suite…)



Les Chroniques de l’Ouest #002 « Pas de pardon en Enfer »
15 février, 2014, 21:59
Classé dans : (l'allitération de la) Littérature,Ca, de l'art ?

 

Il y a cinq mois, je publiais sur ce blog une première nouvelle intitulée « Tout le monde n’a pas droit au bonheur », qui se déroulait dans le Far West. Pourquoi cette époque et ce lieu ? Je n’ai pourtant pas particulièrement baigné dans le western étant petit, c’est le moins qu’on puisse dire : comme j’ai appris à lire avec la BD, l’un des seuls western qui m’a marqué quand j’étais gamin, c’est le Lucky Luke de Terence Hill (1991) ! Les années passent, je n’ai toujours pas vu un Sergio Leone en entier. Je visionne il y a cinq ans, sur les conseils de mon père, l’immense L’homme qui tua Liberty Valence de John Ford (1962). Claque latente. Car ma passion pour le Far West (et pas seulement le genre western) ne se révélera qu’en 2013 : un western de Tarantino, la ressortie du premier Django de Corbucci (1966), et celle de Heaven’s Gate de Cimino (1980), en compagnie de mon pote Benoît, l’éternel cinéphile. Ce dernier film est devenu pour moi un mantra, je ne le cacherai pas. Cela fait un an que je dévore tout ce que je croise sur le Far West (films, bande-dessinée, romans, séries TV, livres d’histoire, peinture) ; une période si riche en si peu de temps, je tombe dans un puits sans fond avec délectation. Voilà comment se dévoile une passion. 

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Ceci est une œuvre de fiction issue de l’esprit dérangé de l’auteur. Bien qu’inspirée d’éléments existants ou ayant existé, les évènements, les lieux, les personnes, les propos de ces personnes, qui y figurent restent purement fictifs.

 

 

Dessin de Lud le Scribouillard réalisé le 15 février 2014, d’après Martha Jane Cannary, album réalisé par Matthieu Blanchin et Christian Perrissin (2008)

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Episode 2. « Pas de pardon en Enfer »

 

Sauf avis contraire, ces propos ont été recueillis et compilés par Jasper Drake, journaliste et directeur du Bloomington Herald, au cours d’une enquête de plusieurs jours. On trouvera à la fin l’éditorial de Jasper Drake à la publication de cette enquête. (suite…)



LCS 104. PMPDJ, « Haterville », 2012
4 février, 2014, 6:18
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un titre du groupe Pour Ma Paire De Jordan, « Haterville », sorti en 2012 sur leur 2e album Haterville sur le label Grems Industry. PMPDJ est né en 2011 de l’esprit dérangé de Supermicro Grems, réunissant autour de lui le beatboxeur-beatmaker-rappeur NT4 (Entek), le beatmaker Mim, puis le rappeur Starlion.

LCS 104. PMPDJ,

Pourquoi un tel nom ? « PMPDJ frénésie, énergie et synergie, divertit les miladys avec des inédits, c’est la crise d’épileptique, le millésime rare, PMPDJ pas d’histoire, unis, libres » Explications. Michaël Eveno est un graffeur et graphiste au parcours mouvementé. Il s’est mis à faire du rap en artisan, car l’intégrité a un prix : son métier, ce qui le fait bouffer, c’est le graphisme. Le truc, c’est qu’il s’est fait connaître du public en ayant un certain succès musical. D’où ce nom : les revenus gagnés par la musique, c’est du kif, je ne compte pas dessus, c’est pour ma paire de Jordan ! Grems explique que le 1er album PMPDJ a été fait pour Entek et Mim, pour leur donner la possibilité de sortir des trucs ; le 2e est un autre délire, une espèce de création libre à huit mains pour surpasser le hip-hop en étouffant les haters. C’est un peu ça, l’idée : montrer que le hip-hop français aujourd’hui, qui semble une culture imbécile, raciste, homophobe, peureuse, commerciale, finalement, le hip-hop, c’est autre chose. Grems a donc inventé le deepkho, sorte de mélange de deephouse chaleureuse et de rap speedé, technique, tout en révolutionnant le graffiti. Et il emmerde tout le monde ! Le clip de « Haterville » est un hommage hip-hop à celui de « Smack My Bitch Up » de Prodigy, avec le hater-type en caméra subjective, qui se fera finalement défoncé tant vocalement que physiquement, le tout filmé pendant un (faux ?) concert du crew. Pour avoir vu Grems et ses potes en live sur une péniche, je peux affirmer que le clip est assez ressemblant… Une prod’ qui ambiance ce qu’il faut d’inquiétant, des lyrics percutants, une maîtrise technique parfaite, une vidéo originale, le cocktail est génialissime… La première fois que j’ai entendu Starlion, c’était sur « Merde Merde Putain », et ce n’était vraiment pas terrible ; heureusement, le mec a explosé, tant en bande (« Vv » avec PMPDJ) qu’en solo (« Lait Froid »). Dans cet album, il y a aussi le titre « Stachmou », véritable bombe contre les racistes de tous les coins, qui a entraîné une censure de la part de Youtube« Migraine, spliff et weed, nique le système métrique/Qui règne ? L’empire est triste/Ils ont tué Kenny, Biggie, Big L, Jay Dee, mais pas PMPDJ »

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Bonus : sur le même album, le titre « Tic-Tac »

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