Ce que j’en dis…

LCS 98. Rockets, « Fils Du Ciel », 1976
29 septembre, 2013, 20:42
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un titre de Rockets, « Fils Du Ciel », issu de leur 1er album Les Rockets sorti en 1976 chez Decca.

LCS 98. Rockets,

Groupe français formé dans les étranges seventies, (The) Rockets (ou Rocket Men ou Rocketters) s’appelle d’abord Crystal, entre 1972 et 1974, et se produit dans les bars de la région parisienne. (The) Rockets fait une musique syncrétique vachement bandante : Pink Floyd keupon en langue française, Devo cosmonaute guidé par HAL-9000, Kraftwerk à la bande originale des Mystérieuses Cités d’Or, Moroder en plein bad trip, expérimentations disco sombre avec voix robotiques préfigurant Afrika Bambaataa et Zapp & Roger, groupuscule illuminé de Fantômas rétro-futuristes tournés vers l’espace, robot rock effrayants et sectaires quoique human after all, qui iront jusqu’à emprisonner Stéphane Collaro à l’intérieur d’une boîte en verre dans sa propre émission, tandis qu’ils se font faire des guitares sur mesure par les luthiers parisiens Jacobacci en forme d’étoile et d’Inti (dieu Inca du soleil) ! Le groupe, principalement formé de Christian Le Bartz, Gérard L’Her, Alain Maratrat, Alain Groetzinger, Fabrice Quagliotti, est né de l’esprit dingue du producteur Claude Lemoine et est actif entre 1976 et 1992, même si Quagliotti continue de mener une carrière sous le nom du groupe en Italie depuis le début des années 2000. Ils n’hésitent pas, par exemple, à reprendre l’ « Ave Maria » de Schubert en mode prog rock, ou « On The Road Again » de Canned Heat en format électro-vocoder ! Leur recette ? Des compositions géniales, une production classieuse, une originalité qui devrait mettre les Daft Punk dans l’embarras, subtilité dans l’orchestration, beats funky & visions planantes, visuel kitsch jusqu’au-boutiste. Encore une fois, le hasard s’est mis en travers de mon chemin. Un vendredi, je sors du lycée dans lequel je bosse, après une dure journée et une plus rude semaine encore. Après dix mètres de marche, à côté de la poubelle, un bric-à-brac impensable dont on venait juste de se débarrasser. Je fouille, et tombe sur une collection de vinyls : beaucoup de trucs latinos (rumba, chacha, tango, du cubain, du mexicain, plusieurs Xavier Cugat) et des orchestres chelous. Parmi ce trésor relatif, une pochette attire mon œil de digger amateur. Une fumée crypto-martienne en arrière plan, des silhouettes de cyborgs (ou d’aliens) rocks en action avec des guitares futuristes, et le nom de la secte en caractères stylisés qui claque : Rockets. Arrivé chez moi, j’écoute. Tuerie. Premier album qui pose les fondations space-rock d’un groupe tout simplement hallucinant, entre french prog-rock et dark disco, déjà perché très haut dans la stratosphère musicale. Attention, invasion dans mes enceintes !

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Bonus : Rockets, « Electric Delight », sur l’album Plasteroïd, 1979 :

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