Ce que j’en dis…

Paye ta playlist ! #004 by Lud : L’économie sous acid (jazz)*

Texte écrit jeudi 19 septembre 2013 * L’acid-jazz n’est pas le seul courant musical représenté ici, c’est juste pour le jeu de mot… 

 

Ce matin, malgré un état de santé chancelant, je me lance dans la dernière partie de mon chapitre de terminale, que je refonds en raison d’un allègement (incohérent) des programmes. Et, comme souvent, je pioche dans toutes les sources musicales possibles pour ambiancer ce travail sur l’instabilité de la croissance : sites spécialisés, radios cheloues, disques oubliés, suggestions Youtube, recherche Deezer… Une idée au moment de prendre ma douche : je vous livre les grandes lignes de mon travail en le saupoudrant de morceaux que j’apprécie. Une playlist-conomic, en somme. A noter que j’ai mis trois fois plus de temps à faire mon choix musical qu’à résumer mon cours ! Lumineux ou foireux, c’est à vous de juger. En attendant…

Nico Gomez & His Afro Percussion Inc., « Pa! Pa! Pa! Pa! », sur l’album Ritual (1971)

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Croissance ou développement ? PIB ou IDH ?

Pour tenter de rendre compte de la richesse des nations, on a créé un agrégat : le produit intérieur brut (PIB). C’est l’ensemble des richesses produites par les unités résidentes sur un territoire pendant un an. C’est la somme des valeurs ajoutées. On y inclut la production marchande et une partie de la production non-marchande. On calcule ainsi sa croissance d’une année sur l’autre. C’est ainsi qu’on a évalué qu’à l’échelle de l’humanité, la croissance économique est très récente : elle débute à partir de la révolution industrielle au XVIIIe siècle. Le PIB est devenu au cours du XXe siècle l’étalon de mesure suprême, la référence en matière de richesse. Par exemple, le PIB français représente aujourd’hui 2000 milliards d’euros. On oublie souvent que cet indicateur est imparfait : il ne prend pas en compte la production domestique[1] (qui représenterait entre 15 et 30 % du PIB), la production bénévole, la production illégale (trafic d’armes), le travail non déclaré, les externalités. Dans les pays en développement, l’économie informelle peut être importante (et bénéfique en termes de lien social). On voit ainsi que les comparaisons ont des limites, puisque toutes les formes de richesse ne sont pas prises en compte. Par ailleurs, on a assimilé richesse et bonheur ou bien-être, oubliant qu’un accident de la route permet de faire augmenter le PIB… C’est pourquoi en 1990, le PNUD a créé un indicateur de développement : l’indice de développement humain (IDH). Il prend bien en compte la richesse (revenu national par habitant), mais avec deux éléments qualitatifs : l’espérance de vie et le niveau de scolarisation. Enfin, notons que ni le PIB ni l’IDH ne reflètent les inégalités.

Manu Dibango, « The Panther », sur l’album Africadelic (1973)

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Croissance économique extensive

Intéressons-nous à la production. Avec quoi produit-on ? Avec des facteurs de production : du travail et du capital. On débouche sur la fonction de production, qui exprime la relation entre la quantité obtenue d’un produit (output) et les quantités de facteurs (inputs) qui ont été combinés pour l’obtenir. En tout temps, la question qui s’est posée aux hommes, c’est comment on augmente la richesse (le PIB). La réponse paraît évidente : en augmentant la quantité de facteurs de production ! On appelle cela la croissance extensive : la production augmente car la quantité de facteurs qui ont permis de l’obtenir augmente. Sauf que la hausse de la quantité du facteur travail est limitée : on ne peut pas augmenter la population active comme ça ! On ne peut pas travailler plus de 24h par jour ! Première conclusion : la quantité de travail limite la croissance économique. Augmentons la quantité de capital ! C’est ce qu’on appelle l’accumulation du capital, qui se fait par l’investissement. Sauf que, si on suppose que les rendements d’échelle sont constants (la production augmente dans les mêmes proportions que la quantité de facteurs), on a un problème : la quantité de travail étant limitée (fixe), le capital (facteur variable) est de moins en moins productif. C’est la loi des rendements factoriels décroissants. Lorsque la productivité marginale du capital égalise son coût marginal, le capital n’est plus rentable. La croissance économique est alors stoppée. Entre les années 1945 et 1975, l’URSS avait un taux de croissance annuel moyen du PNB d’environ 6 % ; mais sa croissance était extensive (déplacements des paysans, mise en « activité » des femmes, augmentation du nombre d’heures, réinvestissement dans de nouvelles usines). Il était certain que sa croissance allait ralentir : celle-ci n’était pas durable.

Mandrill, « Afrikus Retrospectus », sur l’album Just Outside Of Town (1973)

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Gains de productivité

Pour surmonter l’état stationnaire de l’économie – et surtout pour augmenter le niveau de vie des populations –, il suffit de rendre les rendements d’échelle (ou la productivité) croissants ; autrement dit, de mieux combiner les facteurs de production. Si, au lieu d’avoir deux machines à écrire (2 unités de capital), une secrétaire (1 unité de travail) dispose d’un ordinateur performant, sa productivité augmente ! C’est une croissance intensive. En général, on calcule la productivité du travail : c’est le rapport entre la production et la quantité de travail utilisée. Evidemment, cette mesure reste imparfaite, dans le sens où la secrétaire ne produit pas les mêmes quantités selon qu’elle travaille avec une machine à écrire ou un smartphone. C’est au contraire la combinaison productive qui est en jeu. C’est pourquoi on parle de productivité apparente du travail. On peut calculer une productivité du travail par tête, qui permet d’expliquer les écarts de richesse entre deux nations (la même proportion de travailleurs ne produit pas les mêmes quantités), mais reste muette sur la durée du travail, qui peut expliquer en partie les différentiels de production. Alors on calcule aussi une productivité du travail horaire, mais celle-ci occulte le fait qu’une heure n’est pas une unité homogène selon qu’on est un ingénieur français ou un ouvrier mexicain… Mesure imparfaite, mais mesure indispensable[2]. Car les gains de productivité permettent de baisser les prix, d’augmenter les salaires et les profits ; la productivité est donc une source essentielle de croissance.

King Curtis, « Memphis Soul Stew », 45T (1967)

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Progrès technique

Comment obtient-on des gains de productivité ? Faisons un détour. En fait, si on compare le taux de croissance du PIB et le taux de croissance des facteurs de production, on observe que le dernier est inférieur au premier ; autrement dit, la croissance du PIB augmente plus vite que celle des facteurs. Comment est-ce possible ? Parce que la croissance n’est pas qu’extensive : il existe tout simplement un 3e facteur qui permet des gains de productivité. Ce facteur, c’est le progrès technique. Pendant longtemps, notamment chez Robert Solow, on n’arrivait pas à expliquer ce progrès technique : c’était un résidu, « la mesure de notre ignorance ». Il posait question : dans les années 1970-80, les forts investissements informatiques aux US ne provoquaient pas de gains de productivité. Chelou. Solow a relevé ce paradoxe en 1987 : « On voit des ordinateurs partout, sauf dans les statistiques de productivité ! ». Joseph Schumpeter s’est beaucoup intéressé au progrès technique : selon lui, l’innovation est, avec la figure de l’innovateur-entrepreneur, au fondement de la dynamique du capitalisme. Son analyse s’appuie sur celle des cycles économiques (Juglar, Kitchin, et surtout Kondratiev). Notons bien que l’innovation se distingue de l’invention : cette dernière est la production par un chercheur d’une connaissance nouvelle, alors que la première est l’application industrielle et commerciale, par l’innovateur, de l’invention. Quel type d’innovation existe-t-il ? Des innovations technologiques (procédés et produits) et des innovations organisationnelles.

The Meters, « Funky Miracle », sur l’album Look-Ka Py Py (1969)

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Croissance endogène

Très rapidement, Solow s’explique : l’obsolescence accélérée de l’informatique empêche les travailleurs de bénéficier d’effets d’apprentissage, ce qui contrarie la productivité. Sous l’effet d’économistes comme R. Lucas, P. Romer, R. Barro, le progrès technique, autrefois inexpliqué, s’endogénéise. Ce sont les modèles de croissance endogène : la croissance permet des investissements privés en capital physique, des investissements publics (infrastructures), des investissements technologiques, des investissements en capital humain (santé et éducation des travailleurs), qui permettent la croissance. Pourquoi les rendements décroissants ne s’appliquent-ils pas au progrès technique ? Parce que la connaissance, qui est à la base de celui-ci, n’est pas un bien comme un autre : c’est un bien public non rival (la consommation du bien n’empêche pas d’autres de le consommer aussi), non exclusif (on ne peut obliger les consommateurs de payer pour le consommer), et surtout cumulatif. Au XIIe siècle, le philosophe Bernard de Chartres a cette phrase célèbre, reprise par Newton, pour illustrer cela : « Nous sommes des nains montés sur des épaules de géants ». En des termes plus économiques, on peut dire que la connaissance est créatrice d’externalités positives. On dit aussi que son rendement privé est inférieur à son rendement social. C’est la raison pour laquelle les pouvoirs publics ont un rôle essentiel dans la connaissance, tant du point de vue de sa production (CNRS) que de son encouragement (brevet) : les chercheurs doivent pouvoir coopérer pour la créer, et sa diffusion doit être libre pour bénéficier à tout le monde. Or, la concurrence, la propriété privée et la recherche du profit contrarient cela. Finalement, les institutions (éthique protestante, forme du contrat social, organisation du pouvoir, etc.) ont un rôle essentiel dans la croissance. 

Weather Report, « Teen Town », sur l’album Heavy Weather (1977)

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Fluctuations économiques

La croissance est un phénomène irrégulier, brinqueballée dans des fluctuations économiques. Quatre phases existent : expansion, crise, dépression, reprise. Auparavant, on parlait de cycles, même si leur existence n’a pas été véritablement démontrée. Certaines grandeurs économiques (production, prix, chômage, stocks, carnets de commandes, etc.) varient, entraînant des fluctuations à la hausse ou à la baisse. Si on observe les 60 dernières années françaises, on peut observer une longue période de croissance irrégulière mais élevée jusqu’au début des années 1970. Souvent, on explique la fin des Trente glorieuses par le choc pétrolier. Mais l’école de la Régulation a montré que le modèle de croissance s’épuisait et s’exposait à un retournement conjoncturel pour éclater. En 1975, on observe la première récession (- 1,1 % de croissance du PIB) depuis l’entre-deux-guerres. A partir de là, le chômage ainsi que la dette publique démarrent leur ascension. La croissance est ensuite erratique jusqu’à aujourd’hui, marquée par l’échec des politiques keynésiennes au début des eighties et par une évolution faible par rapport à la période précédente (récession en 1993 et en 2009). On assiste alors à la transformation du régime du capitalisme, qui passe d’un stade fordiste à un stade financiarisé. D’ailleurs, de nombreux économistes analysent ces trente dernières années, marquées par la plus grave crise depuis 1929 en 2008 et l’envolée des inégalités, comme le résultat des politiques néolibérales menées un peu partout par le « consensus de Washington » et validées par l’Union européenne. De plus, la construction bancale de l’UE ajoute aux difficultés.

Herbie Hancock (& The Headhunters & Jaco Pastorius & Tony Wiliams), « Good Question », sur l’album Sunlight (1978)

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Croissance effective & croissance potentielle

Depuis quelques décennies, les économistes tentent de déterminer le potentiel de la croissance à moyen-long terme compte tenu de la progression et la qualification de sa population active, de ses investissements, de ses infrastructures. Ce sont des facteurs d’offre. Bien sûr, cette croissance maximale possible doit se faire sans hausse des prix (inflation). Si la croissance réelle (qu’on appelle effective) diffère de ce potentiel théorique, c’est que des obstacles s’y opposent, un écart (output gap) existe. Si la croissance effective dépasse le potentiel, il y a inflation, si c’est l’inverse, il y a des capacités inexploitées (donc du chômage). Evaluer cette croissance potentielle permet d’identifier les chocs, afin de mieux conduire la politique économique : relance ou rigueur ? Politique d’offre ou de demande ? Cela permet aussi de caractériser un sentier de croissance, et donc de définir les moyens d’améliorer son rythme. 1er hic : le mode de calcul. On l’évalue selon des tendances passées ou à partir de modélisations économiques ; ce n’est donc pas une valeur observable ! 2e hic : on fait l’hypothèse que l’économie est en équilibre, parfois dérangée par des chocs. Et pourquoi l’économie ne serait-elle pas intrinsèquement instable ? 3e hic : les économistes ne s’entendent pas sur les causes d’un même écart de production… 4e hic : les seules tensions qui sont dignes d’être signalées résident dans l’inflation. Et les tensions sociales et politiques ? Et les tensions environnementales ? 5e hic : est-ce la croissance potentielle qui influence la croissance effective ou l’inverse ? 6e hic : la définition met l’accent sur l’imperfection du marché du travail, en laissant de côté les incertitudes sur le capital. Cela revient à accepter un taux de chômage naturel, en-dessous duquel on ne peut descendre sous peine d’inflation. Et tant pis pour les chômeurs qui restent ! On le voit, cette notion pose plus de problèmes qu’elle n’en résout…

Mr Scruff feat. Alice Russel, « Music Takes Me Up », sur l’album Ninja Tuna (2008)

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Chocs d’offre et de demande

L’irrégularité de la croissance effective trouve sa source dans les variations de la demande globale, lorsque l’une de ses composantes (consommation, investissement, demande publique, demande extérieure) se modifie. C’est un choc de demande. Un choc positif (hausse de salaires, dépenses publiques) permet d’impulser une phase d’expansion économique, avec un risque inflationniste (hausse de prix, pénurie de main-d’œuvre). Un choc négatif (hausse des impôts, un pays partenaire tombe en récession) peut conduire à une récession (chômage, faillites), avec un risque déflationniste (baisse des prix, très dangereuse car cumulative). Ces chocs de demande risquent d’avoir un effet amplifié sur l’activité économique, du fait de mécanismes comme l’accélérateur et le multiplicateur. Les chocs d’offre sont des variations des conditions de la production (productivité, prix des facteurs de production). Un choc négatif (choc pétrolier, hausse des impôts) augmente les coûts de production, pouvant entraîner des faillites pour les firmes les moins compétitives, donc du chômage. Un choc positif (innovation organisationnelle, baisse des salaires) permet de baisser les coûts de production, ce qui peut faire baisser les prix et accroître la production, tirant la croissance économique. On voit ici l’importance d’identifier le type de choc : si c’est un choc d’offre et que la politique économique se dirige vers la demande, la situation ne s’arrangera pas ! Il faut souligner ici l’interdépendance entre offre et demande : la baisse des salaires permet un choc d’offre positif mais un choc de demande négatif, rendant incertain l’avenir à court terme… Aujourd’hui, la situation des travailleurs se dégrade, les inégalités se creusent, l’endettement privé se développe : choc de demande. Mais la révolution technologique des années 1970-80 semble s’essouffler, quand la transition énergétique a été mise en sommeil par la crise de 2008 : choc d’offre.

Azymuth, « Aurora », sur l’album Aurora (2011)

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Crise financière et monétaire

Le caractère cyclique de l’activité économique trouve aussi sa source dans l’activité elle-même. Cet aspect endogène des fluctuations a été mis en évidence par Clément Juglar en 1862, et approfondi par Hyman Minsky. En période d’expansion, surtout si la situation est saine, se développe le « paradoxe de la tranquilité » : les agents s’endettent, ce qui dynamise et renforce la croissance. Néanmoins, l’euphorie favorise des prises de risque excessives : des crédits sont accordés à des agents moins solvables (surconsommation, surinvestissement, spéculation), créant des bulles et du surendettement. L’agent économique au cœur du processus, c’est le système bancaire. La dette conduit à l’expansion qui expose l’économie à un évènement négatif ; lorsque les anticipations se retournent, la crise éclate, plongeant l’économie dans la récession : effet-richesse négatif, destruction des capitaux propres (firmes et banques). Le pessimisme s’installe : la consommation freine, les firmes produisent moins, jouent sur leurs stocks et licencient, les banques freinent le crédit, poussant des firmes à la faillite, le chômage se développe, le crédit se contracte, les firmes restantes baissent leurs prix, des banques font faillite, les dettes gonflent, etc. Le phénomène déflationniste est cumulatif et redoutable. Lorsque le point bas est atteint, lorsque, grâce au chômage, à la baisse des taux d’intérêt, et à la réduction de la demande de capital, les coûts de production pour les firmes restantes redeviennent attractifs, la reprise est aux portes de l’économie. Le hic d’une « régulation par la faillite » (Jacques Rueff), c’est qu’elle est si lente et si douloureuse qu’elle peut envoyer les peuples acculés vers le nationalisme, la xénophobie, la violence, la révolte, le coup d’Etat… Depuis 2008, certains économistes ont réhabilité l’inflation comme moyen de sortir de la crise.

Tom Scott & The L.A. Express, « Sneakin’ In The Back », sur l’album Tom Scott & The L.A. Express (1974)

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Rôle des pouvoirs publics

Inévitablement, la dépression économique doit pouvoir être prévenue et, le cas échéant, atténuée par l’action des pouvoirs publics. Pourquoi ? Parce que, outre une économie en berne, la cohésion sociale et la démocratie sont menacées par les crises économiques. Nous devons ajouter un autre effet des crises : l’endettement public. En effet, les pouvoirs publics, en plus de faire jouer les stabilisateurs automatiques, ont appris, depuis 1929, qu’ils devaient sauver le système bancaire pour éviter une faillite généralisée. L’endettement public est indispensable ! Mais il doit s’accompagner d’une régulation plus forte du système bancaire, sinon les banques, se sachant sauvées à l’avenir, continueront à prendre des risques… Keynes affirmait qu’ « A long terme, nous sommes tous morts. », pour expliquer la nécessité pour l’Etat d’intervenir : l’Etat est le seul agent économique à pouvoir mettre en œuvre une action contracyclique, par des politiques structurelles (portant sur des facteurs d’offre : transition énergétique, politique d’éducation ou de transport, aménagement du territoire) et des politiques conjoncturelles (portant sur des facteurs de demande : soutien à l’emploi ou à l’investissement). Trois outils sont dans les mains de l’Etat : le budget, la monnaie, le change. Combinés, ils forment le policy mix. Récemment, plusieurs obstacles rendent ces outils moins efficaces, quand ils ne sont tout simplement pas retirés des mains de l’Etat : la mondialisation rend les nations interdépendantes (contrainte extérieure), la financiarisation rend les nations dépendantes des marchés financiers, l’intégration européenne prive les Etats de certaines prérogatives (politique monétaire unique, indépendante et tournée vers l’inflation ; politique de change attribuée à la BCE ; politique budgétaire comprimée par les critères de Maastricht ; budget européen ridiculement faible), les anticipations des autres agents économiques peuvent rendre une politique contracyclique sans effet… Finalement, ces contraintes rendent les crises plus fréquentes, plus longues, plus douloureuses.

Caldera, « Ancient Source », sur l’album Sky Islands (1977)

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Alors, ça t’a plu ? Evidemment, toi, qui es intéressé par l’économie mais qui n’as pas eu la chance de l’avoir étudié (ou qui séchais les cours), peux légitimement te sentir frustré par ce que tu viens de lire. Alors pose-moi tes questions, via le blog ou facebook ! Terminons par un titre dingue, intitulé « Nova », issu de la bande originale de Summer School, film sorti en 1979 :

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[1] L’économiste Arthur C. Pigou expliquait au début du XXe siècle que s’il épousait sa femme de ménage, il ferait baisser le PIB !

[2] Notamment lorsqu’on compare le coût du travail de deux nations : si l’on occulte la productivité, la comparaison peut être biaisée. C’est pourquoi on calcule un coût salarial unitaire, qui intègre la productivité du travail. 


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