Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 81
28 avril, 2013, 20:11
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine une chanson du groupe Allah-Las qui s’appelle « Sandy », sortie sur leur 1er album 0301h Las en 2012 sur le petit label Innovative Leisure.

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J’ai un doute quant à leur découverte : était-ce en écoutant Nova, sur le site La Détente Générale, ou chez ces déglingués de Gonzaï ? Peu importe ! Los Angeles, 2008 : trois disquaires de la boutique Amoeba décident de former un groupe et agrippent un 4e membre. Biberonnés à la pop type The Byrds, leur son passe par le garage surf et le psyché-rock première moitié des sixties, mais aussi par les apports de la déferlante pop anglaise de la même décennie. Produits par Nick Waterhouse, ils délivrent une pop mélodieuse et joliment vintage ; l’imagerie est très Instagram, avec des photos surdéterminées par la coolitude[1] supposée d’une décennie qu’ils n’ont jamais connue, aux couleurs un peu jaunies, avec tous les accessoires (planche de surf, moto originale, sombrero mexicain, plage, barbe à la Robert Wyatt ou Brian Wilson, pop art, vinyles, guitare classique transpirante en concert, soucoupe volante sixties, hommage poli aux Stones, etc.). « Les couleurs continuaient de transparaître, mais l’âme n’y était plus. » Alors, toc, nos Californiens ? Ce serait sans compter sur leur sincérité, et sur l’intelligence de l’auditeur. Car derrière ce curriculum impeccable, sans tâche, se cache une réelle écriture, un sens aristocrate de manier les instruments, une vraie vision du monde, poésie désabusée, noire, mélancolique, comme le titre à l’écoute : Sandy est une jeune fille frivole et insouciante, qui s’est perdue, a perdu son temps, ce temps qui file vite, si vite. La morale puritaine est implacable : « Don’t think ‘bout what you’ve done/But what you can do/Time flies when you’re having fun/But where does it go ?/You flew too close to the sun/Now you just don’t know. » C’est ce qu’on dit aux élèves ou aux enfants qui ne comprennent pas pourquoi on les contraint à tel acte ou à telle attitude : tu comprendras plus tard. Et tu me remercieras. Presque une histoire de rédemption austère ? En tout cas, on est sûr d’une chose : ces petits gars de la côte n’ont pas affûté leurs armes uniquement sous le soleil californien, mais surtout à l’ombre des garages cradingues !

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[1] Je sais, ça fait deux chroniques successives que j’utilise le terme ‘coolitude’, dont deux de trop.


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