Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 77
9 décembre, 2012, 8:49
Classé dans : Musique & Music

Semaine particulière. Ce mercredi 5 décembre 2012, le grand pianiste Dave Brubeck est décédé un jour avant de fêter son 92e anniversaire.

La Chanson de la Semaine 77 dans Musique & Music dave-brubeck

Dave Brubeck, en 1956.

Né en Californie de père éleveur de bétail et de mère prof de piano, le jeune Dave prend des cours avec maman (à l’instar de ses frères) tout en se destinant à reprendre le job de papa. Vous avez dit reproduction sociale ? En 1944, il rencontre le jeune saxophoniste Paul Desmond : ils jouent ensemble pour remonter le moral des troupes ! Lorsqu’il devient étudiant, Dave forme son premier band (qui deviendra le Dave Brubeck Quartet en 1951, rejoint par Desmond), et enregistre dès 1949 ses premiers disques. Beaucoup de musiciens feront partie du groupe, avec Dave et Paul en permanents, jusqu’à ce que le contrebassiste Eugene Wright et le batteur Joe Morello fassent leurs preuves. Ils enregistrent tout un tas de disques, plus innovants les uns que les autres. C’est une époque de création tout azimut dans le jazz, avec les Blakey, Coltrane, Rollins, Davis… J’ai découvert ce groupe en fréquentant assidûment la radio TSF Jazz, il y a trois-quatre ans, dans un souci que je soupçonne d’être du snobisme ! Puis le Père-Noël m’offre un coffret qui regroupe les 25 albums parmi les meilleurs du jazz, dont le révolutionnaire Time Out du quartette, qui date de 1959. Claude Nougaro mettra en parole une grande partie de l’album ! Dans le livret fourni avec le coffret, Stéphane Ollivier écrit : « Comme en contrepoint de cette radicalisation propre au jazz afro-américain, la côte ouest des Etats-Unis voit simultanément fleurir un jazz « blanc », cool, esthète et ultra-sophistiqué dans ses formes. C’est l’avènement du célèbre quartette [de] Brubeck, compositeur audacieux dissimulant derrière des mélodies accrocheuses tout un univers de raffinement fait de métriques impaires, de contre-chants savants et d’expérimentations hardies du côté de la polytonalité […]. » Toujours autant amateur, je n’ai écouté que Time Out ; les deux titres qui suivent sont ainsi issus de cet album. Le 1er est le très rythmé « Blue Rondo A La Turk »[1], basé sur Mozart, et le 2nd est le célébrissime « Take Five ». RIP.

 

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[1] Claude Nougaro inclura dans sa reprise-thriller, rebaptisée « A Bout de Souffle » (1965) en hommage à Godard, un clin d’œil à Brubeck : « Une radio s’est mise à déverser/Un air de piano à tout casser/Je connaissais ce truc/C’était le Blue Rondo A La Turk/Dave Brubeck jouait comme un fou/Aussi vite que moi mettant les bouts ».


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