Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 75
8 septembre, 2012, 14:37
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine une track de David Axelrod, « Holy Thursday », issue de son premier album sorti en 1968, Songs of Innocence. Premier album « à lui », mais pas premier disque !

La Chanson de la Semaine 75 dans Musique & Music DavidAxelrodstudio2

Né en 1936[1] à L.A., résidant dans le South Central (quartier noir où éclateront plusieurs émeutes raciales, en 1965 et en 1992 notamment), le jeune David est très tôt influencé par le R’n’B et le jazz. Il devient vite producteur, arrangeur en même temps qu’instrumentiste et rejoint Capitol Records en 1963, où il promeut la musique noire. Il travaille avec Harold Land, Lou Rawls, Julian « Cannonball » Adderley, puis compose, produit et sort plusieurs albums tout à lui : Songs of Innocence en 1968, Songs of Experience l’année suivante (un hommage au poète et peintre William Blake), Earth Rot en 1970 (une dénonciation de la pollution et la dégradation de l’environnement). Après Capitol, il fonde son propre label et continue son bonhomme de chemin durant les seventies, où il explore de nouveaux pans musicaux (musique africaine, rock et psychédélisme, roots, Faust de Goethe, etc.). Les premiers artistes hip hop commencent à le sampler, et ce mouvement va se répandre. Il continue de sortir des disques aujourd’hui, et a signé chez Blue Note en 2005. La première fois que sa musique est venue jusqu’à mes oreilles, c’était un accident, une effraction, et je ne l’ai su que bien plus tard : en 1999, Dr Dre avait samplé un titre de l’acteur David McCallum sorti en 1967 et produit par Axelrod, « The Edge » : c’est le hit « The Next Episode » avec Snoop Dogg, Nate Dogg & Kurupt. Plus récemment, je commence à m’intéresser à lui grâce aux nombreuses heures que je consacre à GTA IV. En effet, la radio Fusion FM y diffuse une ribambelle de titres jazz-funk tous plus chelous et cools les uns que les autres. Je tombe sous le charme de « Holy Thursday » : instrumental cool, avec des cuivres grandiloquents, des percussions aux petits oignons, une base jazz exquise, une montée en puissance sourde ralentie mais qui se conclue dans une explosion de guitare électrique, partouze d’instruments, avant de redescendre, cool. Rafraichissant !

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[1] Bien que la biographie ressemble à celles proposées sur les différentes versions de Wikipedia, je tiens à rappeler que je vérifie le mieux possible mes différentes sources, comme tout étudiant en sciences sociales sait le faire.


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