Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 66
19 mai, 2012, 11:59
Classé dans : Musique & Music

Semaine particulière. La grande prêtresse du disco Donna Summer est partie dans le futur ce jeudi 17 mai, retrouver l’amour, sûrement.

La Chanson de la Semaine 66 dans Musique & Music Donna-summer-1

Née en 1948 à Boston, elle part en Europe, notamment en Allemagne, à la fin des sixties pour faire travailler son organe vocal à tout prix. Là, en 1974, elle rencontre les siamois Pete Bellote et Giorgio Moroder, qui lui font enregistrer l’album Lady Of The Night en 1974, et le tube « Love To Love You Baby » en 1975. « Giorgio nous raconte l’histoire de ce morceau mythique : décidé à utiliser le potentiel glamour et sexy de l’organe vocal de Donna Summer, le moustachu décide de « composer un pastiche du “Je t’aime, moi non plus” de Gainsbourg ». Mot d’ordre : Donna, ma cocotte, tu vas pousser des feulements qui vont faire passer ceux de Birkin pour des simagrées de frigide insipide. Pas peu fier de son affaire, Giorgio envoie les bandes à Neil Bogart, ponte de sa maison de disques, Casablanca. Une semaine après, coup de fil de Neil : « Giorgio, ça va pas.

-         Quoi, c’est trop cochon ?

-         Non, c’est pas ça, Giorgio. Le problème, c’est que dans les sauteries que j’organise, les invités réclament sans arrêt que je remette ton morceau au début. Il faut que tu le rallonges !

« J’ai trouvé l’idée excellente […]. Voilà pourquoi [la chanson] dure dix-sept minutes. » Le succès est planétaire. Epopée érotique, magique, mythique. »[1] Et voilà Donna parti pour côtoyer le ciel hédoniste de la disco. En 1977, elle sort le robotique sexy « I Feel Love », puis « Hot Stuff » en 1979. Elle est au firmament de sa gloire. Et ne redescend pas. Elle chantera avec Barbra Streisand, se tournera vers le rock, enregistrera avec Quincy Jones, Bruce Springsteen, fait une reprise disco cheap de « Je t’aime, moi non plus », descend aux enfers, part pour la peinture dans un ranch, revient à la musique, puis repart dans le brouillard, revient à la musique, puis repart dans la brouillard, puis revient à la musique, puis…

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[1] Benoit SABATIER (2007), Nous sommes jeunes, nous sommes fiers, Paris, Hachette Littératures, pp. 216-217.


2 commentaires
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  1. lamusiquecestlavie

    J’aime bien ce site!C’est bien de rendre hommages aux divas de son genre! je viens moi même de créér un blog et le votre est bien:)

  2. reflexionsdactualite

    Merci beaucoup. En effet, l’histoire de la musique doit être entretenue, connue, diffusée, surtout en ces jours de départ de ceux qui la font, qui la créent. Elle doit s’inscrire dans le temps pour que, de cette histoire puisse naître un avenir. Plus terre à terre, j’aime l’idée de donner le peu de ce que je sais, de ce que j’aime dans la musique, car « la musique c’est la vie »…



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