Ce que j’en dis…

Encore plus de Réflexions d’actualité !
28 mai, 2012, 13:47
Classé dans : Ma gestion du blog

Comme vous le savez maintenant, j’ai toujours plusieurs trains de retard concernant l’informatique, le numérique, tout ça… La preuve ? Mon portable est encore un vieux LG Shine dont les touches ne marchent plus vraiment, où les sonneries sonnent rétro, et qui tombe en panne de batterie au bout de deux jours ; même pas un Blackberry ou un Iphone ! Bon, un appareil photo suffisamment bon y est intégré, tout de même. Tout cela pour dire que je suis un peu largué. Mais on apprend tous les jours, n’est-ce pas ? Je profite de cet espace pour vous rappeler, chez internautes anonymes et éphémères, que votre serviteur est aussi sur Facebook, et qu’il est devenu, non pas encore un junkie prêt à tout pour une petite dose, mais un consommateur régulier et fidèle, qui poste assez souvent : tantôt des choses un peu personnelles (pas trop), tantôt des découvertes surprenantes, souvent des compléments à ce que j’écris sur ce blog, toujours des réflexions pleines de subjectivité et de mauvaise foi. N’hésitez pas à y aller faire un tour, à commenter, à râler, à contester, … et à me soutenir, un peu.

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PS : Je ne ressemble pas au dessin, on est bien d’accord ?



La Chanson de la Semaine 67
27 mai, 2012, 10:10
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un morceau de Jack Nitzsche, « The Last Race », titre phare de la bande originale du film Village of the Giants, série B sortie en 1965.

La Chanson de la Semaine 67 dans Musique & Music JackNitzsche

Né la même année qu’Hunter S. Thompson, 1937, à Chicago, Jack Nitzsche devient, à la fin des fifties, arrangeur pour le haut perché Phil Spector, avec qui il façonnera le son sixties des Ronettes et des Crystals, tout en donnant ses lettres de noblesse à la musique surf. Multitâches, il compose la BO de nombreux films, jusqu’à recevoir un Oscar de la meilleure chanson en 1982 pour « Up Where We Belong » dans Officier et Gentleman. Il collabore avec les Rolling Stones, Neil Young, les Ramones… Mais qui connaît Jack Nitzsche ? Moi, je l’ai « découvert » dans le Rock & Folk HS de mon père ; pourquoi des guillemets ? Parce que, pendant longtemps, de Nitzsche, je n’ai vu que la pochette de son album The Lonely Surfer, sorti en 1963. Rien à me mettre dans les oreilles ! L’horreur ! Puis, lassé, je m’en suis détourné pour m’en aller écouter les Surfin’ Bird, Dick Dale, Shadows, Link Wray, Centurions, Tornadoes, remis au goût du jour par Quentin Tarantino dans Pulp Fiction (1994). Et c’est par le même medium par lequel j’ai délaissé Jack Nitzsche que j’y retourne, finalement. Ressuscitant les double features avec son acolyte Robert Rodriguez, Tarantino ressuscite par là même ce bon vieux Jack en faisant de son « The Last Race » l’ouverture de Death Proof (2007). Jouissif ! La boucle est bouclée. Et c’est jouissif ! Cette chanson est ambivalente : cool, avec cette guitare surf ; mais malsaine, avec ce mantra de basse lancinant… Et puis le titre affiche la couleur : la dernière course… Avant la mort ? Pour lui, la course s’est arrêtée prématurément en 2000. RIP.

La version de 1965 (Village of the Giants) :

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La version de Tarantino :

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La Chanson de la Semaine 66
19 mai, 2012, 11:59
Classé dans : Musique & Music

Semaine particulière. La grande prêtresse du disco Donna Summer est partie dans le futur ce jeudi 17 mai, retrouver l’amour, sûrement.

La Chanson de la Semaine 66 dans Musique & Music Donna-summer-1

Née en 1948 à Boston, elle part en Europe, notamment en Allemagne, à la fin des sixties pour faire travailler son organe vocal à tout prix. Là, en 1974, elle rencontre les siamois Pete Bellote et Giorgio Moroder, qui lui font enregistrer l’album Lady Of The Night en 1974, et le tube « Love To Love You Baby » en 1975. « Giorgio nous raconte l’histoire de ce morceau mythique : décidé à utiliser le potentiel glamour et sexy de l’organe vocal de Donna Summer, le moustachu décide de « composer un pastiche du “Je t’aime, moi non plus” de Gainsbourg ». Mot d’ordre : Donna, ma cocotte, tu vas pousser des feulements qui vont faire passer ceux de Birkin pour des simagrées de frigide insipide. Pas peu fier de son affaire, Giorgio envoie les bandes à Neil Bogart, ponte de sa maison de disques, Casablanca. Une semaine après, coup de fil de Neil : « Giorgio, ça va pas.

-         Quoi, c’est trop cochon ?

-         Non, c’est pas ça, Giorgio. Le problème, c’est que dans les sauteries que j’organise, les invités réclament sans arrêt que je remette ton morceau au début. Il faut que tu le rallonges !

« J’ai trouvé l’idée excellente […]. Voilà pourquoi [la chanson] dure dix-sept minutes. » Le succès est planétaire. Epopée érotique, magique, mythique. »[1] Et voilà Donna parti pour côtoyer le ciel hédoniste de la disco. En 1977, elle sort le robotique sexy « I Feel Love », puis « Hot Stuff » en 1979. Elle est au firmament de sa gloire. Et ne redescend pas. Elle chantera avec Barbra Streisand, se tournera vers le rock, enregistrera avec Quincy Jones, Bruce Springsteen, fait une reprise disco cheap de « Je t’aime, moi non plus », descend aux enfers, part pour la peinture dans un ranch, revient à la musique, puis repart dans le brouillard, revient à la musique, puis repart dans la brouillard, puis revient à la musique, puis…

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[1] Benoit SABATIER (2007), Nous sommes jeunes, nous sommes fiers, Paris, Hachette Littératures, pp. 216-217.



La Chanson de la Semaine 65
12 mai, 2012, 23:05
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine une chanson de Juliette & The Licks, « You’re Speaking my Language », sortie sur leur 1er album éponyme, en 2005.

La Chanson de la Semaine 65 dans Musique & Music juliette-lewis-2

Porté par son leader Juliette Lewis, le groupe est né en 2003 de la volonté hargneuse de l’actrice de faire de la musique ; elle est accompagnée d’une flopée de musiciens, changeants, jusqu’au split, en 2009, après un EP et deux albums. En 2010, elle part solo (mais a-t-elle jamais été solo ?) et monte le combo The New Romantiques. Comment dire ? J’ai été amoureux de Juliette Lewis, à plusieurs reprises, et non chronologiquement… La première fois, c’était un peu interdit : je mate par hasard, à 23h30 sur Canal +, pendant que mes parents font je-ne-sais-plus-quoi, le bicéphale Une Nuit en Enfer (1996). Juliette est excitante en ado gauche, charmant bien malgré elle le lubrique Tarantino, entre Clooney et des vampires ! Puis, idolâtrant Robert de Niro, je mate Les Nerfs à vifs (1991) où, toujours dans le même registre, elle devient la proie sexuelle d’un Bob vulgos à souhait. Ensuite, je l’admire en femme amoureuse, libre et ultra violente, la belle Mallory dans Tueurs Nés (1994). Au lycée, je rencontre la femme de ma vie ; à l’époque, elle insiste pour me montrer Gilbert Grape (1993), où je rencontre une nouvelle Juliette, touchante, pudique. On la voit dans la 1e saison de l’excellente série My Name is Earl, caricaturant son propre personnage. Elle tourne encore, mais n’a désormais plus la grâce sauvage de ces films-là. Adolescence perdue. Voilà pour l’actrice. Mais son kif, à Juliette, c’est la musique. Depuis toute petite. Le punk, le hard, tout ça. Alors, n’écoutant que ses envies, elle y va, fonce dans le tas, dégingandée et débarque comme une folle sous acide dans cette chanson hyper rapide, fun, free… Marrant, comme son personnage, façonné par des films à la cohérence certaine, rejaillit sur scène. Un adjectif : sauvage. A la fin du clip, un peu désorientée, elle sourit, à l’image de ces étranges poupées qu’elle a incarnées, comme si son corps avait agi sans son consentement. Rrrrriot girl !

http://www.dailymotion.com/video/xc070l



La Chanson de la Semaine 64
5 mai, 2012, 12:54
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un titre des White Stripes, « I’m Bound to pack it up », présent sur leur 2e album De Stijl, paru en 2000.

La Chanson de la Semaine 64 dans Musique & Music The-White-Stripes

Formé à Detroit en 1997, le combo se compose de Jack White et de Meg White, qui s’affichent frères & sœurs alors qu’ils sont mariés (ils divorcent en 2000). Le groupe se caractérise par son minimalisme : une guitare, une batterie. Parfois d’autres instruments, pas d’autres musiciens. Instruments de collection, enregistrement sur 8 pistes, notamment dans le studio analogique Toe Rag, à Londres, titres ne dépassant pas les 2’30’’, distribués en 45 tours pour les journalistes, le groupe recrée un son mythique, le blues-rock-garage de 1967… Un son très personnel, très nostalgique, très vieux, en fait ! C’est d’ailleurs sur ce point que les critiques les plus acerbes pleuvent, comme celles de mon papelard préféré, Technikart. Comment créer la musique du futur en recréant du vieux dans les mêmes conditions qu’il y a 30 ans ? Philippe Manœuvre parle de leurs disques comme des « efforts primitifs »[1]. Au début des années 2000, la pop musique se cherche, dans une crise existentielle sans précédent : la French Touch est sur le déclin, le hip-hop n’est plus que caricature ; quelle alternative ? Bénabar ? Cali ? Delerm ? Alors, on se tourne vers ces groupes qui font revivre le rock avec une fraîcheur certaine : les Strokes, les White Stripes, les Libertines, Arctic Monkeys. Les baby-rockers hexagonaux seront plus fadasses… Sur ce titre au thème usé jusqu’à la corde d’une Res-O-Glas Airline branchée sur une pédale d’octave[2], un mec dit que ça sera dur, mais qu’il se taille, qu’il prendra le bus, tant pis pour elle, et puis c’est comme ça, et pas autrement. A l’époque, je vis mal la platitude hip-hop et me tourne vers TTC & co. Mais, en même temps, je vais fouiner dans la discothèque rock de mon père. Alors, découvrant cette nouvelle scène un peu réac’ par moi-même, j’étais heureux d’entendre des groupes d’aujourd’hui faire aussi bien que leurs aînés, ceux qui ont fait mouiller mes parents. Je suis conformiste, et alors ?

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[1] Philippe MANŒUVRE (2005), Rock’n’roll, la discothèque rock idéale, Paris, Rock & Folk/Albin Michel, p. 213.

[2] Lorsqu’est sorti le single « Seven Nation Army », on « les soupçonne d’avoir collé une basse sur l’intro » (P. Manœuvre, 2005, ibid), mais Jack balaiera ses accusations par cet argument de puriste !



Fréquentations du blog : je joue la transparence !
1 mai, 2012, 8:59
Classé dans : Ma gestion du blog

16 000 visites pour 22 000 hits : continuez à me lire et augmentez-moi cette courbe !!!

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