Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 60
7 avril, 2012, 10:49
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un morceau de Jeff Beck, « I Ain’t Superstitious », extraite du 1er album du Jeff Beck Group, Truth, paru en 1968.

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Par où commencer ? Considéré comme l’un des meilleurs guitaristes au monde avec Clapton et Page, Jeff Beck commence avec les Yardbirds en 1965 sur recommandation du second pour remplacer le premier, et accouche du grand « Heart Full of Soul », déjà plébiscité par votre serviteur ici. Beck est déjà un génie, inspire Jimi Hendrix, mais quitte le groupe fin 1966 pour former son band en 1967. 1er album blues splendide, avec cette chanson que j’ai découvert au cinéma, dans une scène mémorable du Casino de Scorsese où Rothstein surprend deux tricheurs foutrement bien organisés. Mais 1er album déjà « obsolète au milieu de la déferlante hard initiée par les efforts primitifs du Zeppelin. »[1] « Début 1969, Jeff Beck est colère. Fou de rage. Non seulement Jimmy Page lui a repiqué son arrangement de « You Shook Me » mais, en plus, Led Zeppelin commence à se faire une réputation d’ultime machine hard rock à travers les USA »[2]. Alors Beck enregistre le heavy, lourd, crade et totémique Beck-Ola ! Impossible d’oublier cette pochette mythique reproduisant La Chambre d’écoute de Magritte ! « I Ain’t Superstitious » est une reprise d’un vieux titre de 1961 d’Howlin’ Wolf écrite par Willie Dixon (bluesmen historiques de Chess Record dans les années 1940 et 1950, promoteurs du Chicago blues), blues mid-tempo qui parait s’écouler pendant de longues minutes (le titre en fait à peine cinq). Titre faussement lent, artificiellement cool, en réalité très vicieux grâce à ce tempo particulier, mais aussi aux distorsions électriques de Beck et à la « voix éraillée de papier de verre et de chamallow vanille »[3] de Rod Stewart. En 1969, Jeff Beck aurait dû faire Woodstock, « les affiches en témoignent [mais le groupe explose sous une bataille d’ego, d’alcools, de drogue et de moquerie interne intestine]. La face du rock, comme on dit, aurait été changée… »[4]

Image de prévisualisation YouTube

[1] Philippe MANŒUVRE (2005), Rock’n’roll, la discothèque rock idéale, Paris, Rock & Folk/Albin Michel, p. 40.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Ibid.

 


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