Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 54
25 février, 2012, 21:20
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un titre de Bob Dylan, « It’s Alright Ma », sorti sur son 5e album Bringing It All Back Home, en 1965.

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Né en 1941, Robert Zimmerman grandit dans la musique et commence très tôt. Il est fasciné par la marginalité : les drogués, les hobos, les gauchistes, la Beat Generation, Woody Guthrie, les freaks, les artistes de Greenwich Village… Au début des sixties, il sort plusieurs albums folk, montre son talent à la fois littéraire et militant, puis « trahit » ce mouvement en sympathisant avec le rock, avec la guitare électrique. C’est un artiste au sens plein du terme (folk, rock, country, blues ; peintre ; poète). Le succès syncrétique de Bob Dylan, avec ses imperfections géniales, sa voix nasillarde, son débit mitraillette (« entre le talkin’ blues et le hip hop »[1]), faillit l’emporter – on le dit « prophète de l’Apocalypse »[2], porte-voix d’une génération[3], géant aux côtés des Beatles et des Stones –, mais heureusement, en juillet 1966, il heurte un arbre avec sa Triumph sur la route de Woodstock, ce qui le fait redescendre sur terre. Sa biographie s’arrêtera là. Pour moi, ses meilleurs albums se situent entre 1962 et 1966. M’en fous. Stoppez la lecture si vous voulez, je ne changerai pas… J’ai découvert Dylan à la lecture du désormais célèbre HS de Rock & Folk, tombé amoureux presque instinctivement de ses sept premiers albums, pourtant si différents, jusqu’à Blonde on Blonde, sorti en 1966. Je n’ai rien écouté d’autre. Bon, je le ferai peut-être… Ça va ! « It’s Alright Ma » est une longue diatribe contre le système, et la liberté dans le flow dont il fait preuve, outre les paroles, semble se dresser contre ce système, contre l’autorité parentale, contre cette chimère de rêve américain, contre la guerre, contre l’institution scolaire, contre la servitude volontaire dans l’entreprise, contre ces chaînes forgées par la publicité… For them that must obey authority/That they do not respect in any degree/Who despise their jobs, their destinies/Speak jealously of them that are free/Cultivate their flowers to be/Nothing more than something/They invest in.[4] Et BIM ! Pour ma part, je garde cette sentence en tête, souvent : Life sometimes/Must get lonely.

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[1] Bruno LESPRIT (2011), « Cinquante ans de métamorphoses », Le Monde hors-série n° 9, p. 13.

[2] Yves BIGOT (1995), « Bob Dylan : Highway 61 Revisited. Chronique », Rock & Folk hors-série n° 11, décembre, p. 12.

[3] Philippe MANŒUVRE (2005), Rock’n’roll, la discothèque rock idéale, Paris, Rock & Folk/Albin Michel, p. 19.

[4] « Pour ceux qui doivent obéir aux autorités/Qu’ils ne respectent en aucune façon/Qui méprisent leurs boulots, leurs destinées/Parlent jalousement d’eux-mêmes qui sont libres/Qui cultivent des fleurs pour qu’elles ne soient/Rien de plus qu’un/Investissement ».


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