Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 51
5 février, 2012, 11:32
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un titre de Tim Buckley, « Song Of The Magician », sorti sur son 1er album en 1966, Tim Buckley

La Chanson de la Semaine 51 dans Musique & Music Tim-Buckley

Tim Buckley, c’est avant tout une voix. Une voix de dingue : cinq octaves[1]. Tombé très tôt dans la chanson, il reçoit l’influence de Bob Dylan (le folk), Ravi Shankar (la musique indienne, le sitar), Karlheinz Stockhausen (prémices de l’électro), puis rencontre Frank Zappa (le côté barré), Miles Davis et Thelonious Monk (jazz new-yorkais). Sa musique est à l’image de ses influences : très éclectique. Comme le dit Stan Cuesta, Tim est un « ange, oui. Une apparition, un extraterrestre […] Une voix, qui plane dans le suraigu sans jamais être insupportable »[2]. Mais pas un père. Il délaissera longtemps son fils Jeff, oui, celui de Hallelujah. Tim Buckley était un artiste libre, au sens plein du terme, tant dans les styles musicaux (indéfinissable : jazz, pop, psyché, rock, blues, poèmes, classique, folk) que dans sa vision du statut de musicien : il ne se souciait pas vraiment de son public, « qu’il laissera souvent très loin derrière lui, égaré, hébété. »[3] A une époque où je cherche dans le passé quelque chose de stimulant musicalement – peut-être à la poursuite de mon propre passé, de ma propre histoire ? –, je fouine dans le Hall of Fame paternel, symbolisé par ce hors-série de Rock & Folk. Mon père ne connaissait pas Tim Buckley. Et je dois dire que, lorsque j’ai pris mon courage à deux mains pour écouter ce « baladin céleste »[4], je n’ai pas tout compris dans l’instant. J’ai dû me concentrer de longs mois, être patient pour entrer pleinement dans l’art de Buckley, dans les subtilités de sa voix, dans la complexité de son orchestration. En 1975, l’extraterrestre repart dans les étoiles, définitivement, après une overdose d’héroïne. Encore elle.

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[1] David BROWNE (2003), Dream Brother : Vies et Morts de Jeff et Tim Buckley, Paris, Denoël, p. 83, cité par Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Buckley.

[2] Stan CUESTA (1995), « Tim Buckley : Goodbye And Hello. Chronique », Rock & Folk hors-série n° 11, décembre, p. 16.

[3] Ibid.

[4] Ibid.


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