Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 45
26 décembre, 2011, 21:56
Classé dans : Musique & Music

 

J’ai choisi cette semaine une chanson de Jefferson Airplane, White Rabbit, présente sur Surrealistic Pillow, 2ème album sorti en février 1967.

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Composition de la chanteuse Grace Slick, c’est, avec Somebody To Love, la plus connue et la plus emblématique du groupe, elle permet aussi au groupe de connaître ses premiers succès, et à Grace Slick de s’imposer à la place de Signe Toly Anderson. Formé en 1965, le groupe de San Francisco devient vite la figure de proue d’un rock psychédélique, bourré au LSD et aux champignons, aux textes à double sens, à la musicalité hypnotique, nourri à la littérature de Ken Kesey, Timothy Leary et surtout Aldous Huxley… Les lignes se distordent, la réalité se déforme, l’esprit s’ouvre ! White Rabbit relie l’histoire d’Alice au pays des Merveilles à la prise de psychotropes ; le monde de Lewis Carroll est un monde à découvrir, son monde intérieur, celui de l’imagination et des possibles. Et de la sexualité, aussi. Sur le site officiel du groupe, on peut trouver : « Grace has always said that White Rabbit was intended as a slap toward parents who read their children stories such as Alice in Wonderland (in wich Alice uses several drug-like substances in order to change herself) and then wondered why their children grew up to do drugs. »[1] J’ai découvert Jefferson Airplane un peu par hasard, errant entre les programmes de Canal +. Adolescent, je suis très branché Simpsons, et découvre un Homer agriculteur et distributeur de jus de fruit hallucinogènes ; on y entend White Rabbit. Ignorant encore l’existence d’Hunter Thompson, je me jette aveuglément sur Las Vegas Parano de Terry Gilliam : une grande claque cinématographique, fruit notamment de la scène de la baignoire. Raoul Duke ouvre la porte de sa chambre d’hôtel, et retrouve un capharnaüm impossible à décrire. A côté, ma chambre d’ado passe alors aux yeux de mes parents pour un exemple de propreté et de salubrité. Duke ouvre la porte de la salle de bain et découvre un Dr Gonzo, complètement défoncé (euphémisme) à tout ce qui peut se gober, s’ingurgiter, se boire, tout prêt de se faire électrocuter. Il l’exhorte alors, sous la menace d’une lame, de mettre White Rabbit, « une chanson qui fait monter », et de lancer la radio dans le bain au moment du final. « Je veux le lapin ! »

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[1] « Grace [Slick] a toujours dit que White Rabbit était une gifle à l’attention des parents qui lisaient à leurs enfants des histoires comme Alice au pays des Merveilles (dans lequel Alice utilise plusieurs substances semblables à la drogue pour se transformer) et qui ne comprenaient pas pourquoi leurs enfants grandissaient pour essayer des drogues. », in http://www.jeffersonairplane.com/the-band/grace-slick/.

 

 


2 commentaires
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  1. juju

    C’est très  » psychédélique  » comme chanson, j’aime bien moi !!!!

  2. reflexionsdactualite

    Cher Juju,
    si tu aimes bien le psychédélisme, il faut absolument que tu vois la scène que je décris dans Las Vegas Parano (ou mieux : regarde le film en entier !!!). Déformation de la réalité, confusion réel/virtuel, ouverture des portes de la perception…



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