Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 44
18 décembre, 2011, 0:01
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un titre de Jimi Hendrix, 1983… (A Merman I Should Turn To Be), présente sur le 3ème album de The Jimi Hendrix Experience Electric Ladyland, sorti en 1968.

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Jimi Hendrix est une légende, que dis-je une légende, un mythe pour beaucoup d’amateurs de rock. Un mythe aussi pour pas mal de nanas : ses frasques avec des groupies, notamment avec Pamela Des Barres, sont de notoriété publique, et le moulage en plâtre de son sexe par une autre groupie, Cynthia Plaster Caster, un 25 février 1968, reste un must dans l’art de faire entrer une rockstar dans le Hall of Fame, catégorie « sex ». Pour ce qui est du « drugs », Hendrix fait tout pour vivre le truc à fond. L’héroïne de l’histoire le fera crever – vraisemblablement étouffé dans son vomi le 18 septembre 1970 après une OD de barbituriques associés à une bonne pillave –, comme d’autres, Gram Parsons, Tim Hardin, Janis Joplin, Tim Buckley. Sex, drugs & rock ; pour ce qui est du dernier terme, Hendrix est un Dieu : guitariste hors-pair, gaucher de feu, précurseur du glam rock dans les costumes, voix grand écart, c’est un artiste plus que complet, influencé par tout ce qui fait de mieux dans la musique (blues bien sûr, mais aussi jazz et folk). Pourtant, il n’est pas devenu une légende consensuelle tout de suite. Benoît Sabatier rappelle par exemple qu’ « en 1971, en France, Hendrix n’est pas l’icône d’aujourd’hui, ce sont les initiés [comme Mirwais] qui adorent »[1] ; Hendrix, c’est l’underground. Malgré un père né en 1958 et accro au rock, Hendrix n’est pas un artiste qu’on écoute chez moi. On reconnaît son talent, mais c’est tout. Je me souviens de l’un des nombreux documentaires que j’ai vu, on entendait Jeff Beck raconter l’honneur qu’il avait eu de rencontrer Hendrix au zénith de son art (68-69) ; celui-ci, humble, reconnaissait qu’il avait piqué des trucs de guitaristes à Jeff Beck, doublement honoré ! Il subsiste des zones d’ombre, comme son caractère violent, parfois, contre les femmes, ou cette anecdote qu’on ne cite guère : Hendrix aurait touché, pour faire Woodstock, un pactole de 18 000 dollars, alors qu’il semble « le moins matérialiste »[2]. Reste des chefs-d’œuvre, comme cette chanson, longue, mais qui dure finalement peu de temps. Comme sa carrière.

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[1] Benoît SABATIER (2007), Nous sommes jeunes, nous sommes fiers, Hachette Littératures, p. 95.

[2] Ibid, p. 102.


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