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La Chanson de la Semaine : Pause…
26 septembre, 2011, 21:32
Classé dans : Musique & Music

Chers internautes,

Ma charge actuelle de travail est telle que je suis contraint, temporairement, non de mettre la clef sous la porte, mais de lever la pédale, de marquer le pas, de souffler un peu. Je reviendrai vite avec une série de chansons de la semaine qui célébrera mes dieux du rock symbolisant la fin des sixties, l’explosion psychédélique, le revival blues, la mélancolie de la fin du rêve américain, l’invention du hard, l’hymne à la liberté et à l’espace, l’entrebâillement des portes de la perception…

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Copyright Moulinsart SA 2011



La Chanson de la Semaine 43
19 septembre, 2011, 7:32
Classé dans : Musique & Music

Semaine particulière. Dans la nuit du 12 au 13 septembre 2011, Mehdi Favéris-Essadi meurt à la suite d’une mauvaise chute du haut de sa mezzanine. Shit.

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Alors que je viens de célébrer la vie (à travers le baptême d’une adorable Amandine), ma femme, marraine, m’apprend à brûle-pourpoint qu’un Dj rebeu est décédé. « Dj Abdel », m’assure-t-elle avant de se raviser au bruit d’un hésitant « Dj Mehdi, peut-être ? Je l’ai lu dans Direct Matin, cette semaine. Je crois. » Alors que je viens de publier un post dans lequel j’écris, seulement pour la seconde fois, à propos d’un groupe déjà cité, Dj Mehdi nous quitte sur un malentendu ; j’avais posté sur Gil Scott-Heron avant qu’il meure, quelques semaines plus tard. Ne m’appellerais-je « le blogueur poissard », « la guigne », « la scoumoune » ? Alors, nous serions en pleine science-fiction, en plein épisode d’X-Files, poursuivi par le renard Mulder et docteur Scully… On entend déjà les sombres présages. Tous les artistes publiés sur ce blog seront hantés à jamais, dans les limbes virtuels d’une mort bien réelle. Mais alors ? Si mes calculs sont exacts, les membres d’Outkast périront dans d’obscures circonstances, dans exactement cinq mois, Big Boi épuisé jusqu’à la mort par la danse endiablée de jeunes et sexy filles masquées, André 3000 dévoré par le minuscule singe à la grande gueule. Avant d’en arriver à la fermeture administrative de ce blog vaudou, je souhaiterai revenir au sujet. Le départ de Dj Mehdi est particulier, car il a véritablement accompagné ma vie, depuis ma plus tendre adolescence et ses prod’ pour Ideal J, 113 et Assassin, jusqu’à ma trentaine pas encore accroché, rythmée par les bpm siglés Ed Banger, écurie qu’avait rejointe Mehdi au milieu des années 2000. Oh, et puis, zut… Marre des hommages ronflants qui ne satisfont que ceux qui les écrivent. L’horizon ? L’avenir. Celui de la house. Dj Mehdi + Riton = Carte Blanche, Gare du Nord, 2010. RIP.

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La Chanson de la Semaine 42
11 septembre, 2011, 21:21
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un morceau d’Outkast, Prototype, présente sur leur double album Speakerboxx/The Love Below, sorti en 2003. Intégrant la confrérie ultra sélecte et très fermée des artistes déjà cités par votre serviteur, avec pour le moment comme unique membre Gil Scott-Heron, le groupe d’Atlanta n’a toujours pas fait mieux, pour l’heure, que cette double galette qui vient d’ailleurs. Presque dix ans, déjà, et pas une ride. Ça serait même l’inverse !

 

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Mis à part peut-être le 1er single sorti, Hey Ya !, qui, s’il a fait danser mes neurones durant de longs mois, s’est vite asséché à mesure qu’il touchait le monde entier, la plupart des titres présents sur l’album ravit mes sens musicaux chaque jour. Après avoir découvert Outkast par Mrs Jackson et B.O.B., ma première écoute de l’album débute par Ghettomusick, 2nd single, alternant des phases électro-rapides à d’autres mid-tempo et érotico-soul. Un véritable shoot euphorisant. Puis, je me tourne vers la partie d’Andre 3000 et tombe sur un morceau qui, parmi d’autres, me scotchent par tant d’inventivité, de soleil et de sentiments. Prototype est certes assez guimauve, mais si bon. L’intro évoque un voyage, les premières chaleurs du printemps, un soleil déjà haut, déjà chaud dans un ciel bleu, un pré vert comme l’espoir parsemé de belles marguerites OGM… I Think I’m In Love Again. Parfois simpliste, le morceau possède sa part de doute, de mélancolie, dans le sens où un prototype n’est qu’un premier exemplaire, perfectible. Et on est toujours à la recherche de son premier amour, par nature… imparfait. Par l’espoir de retrouver cette imperfection, cette innocence, cette douceur, cette sensation de vraiment vivre sa vie, de rendre grave une situation futile, c’est son enfance qu’on poursuit, sa jeunesse. Le mieux, c’est quand on arrive à grandir en gardant cette flamme, celle de l’insouciance et de la candeur, celle du premier vrai amour et des rires francs… « Te souviens-tu des instants adolescents insouciants, quand notre envie de tout vivre était plus forte que le temps… Te souviens-tu des ballades, des aventures, des moments, quand devant le crépuscule, on se réveille plus grand… »[1] Prototype, c’est ça : l’adulescence revendiquée, la pureté de l’enfance conjuguée à la force de l’amour.

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[1] Refrain chanté par des chœurs d’enfants, sur la chanson Antenne 2, présente sur le 3ème album de TTC, 3615 TTC, en 2006.

 

 

 



La Chanson de la Semaine 41
4 septembre, 2011, 17:51
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine une chanson des Semifinalists, intitulée Origin Song et sortie sur leur premier album Semifinalist en 2006. Américains exilés à Londres ou Londoniens qui se donnent un air américain selon les sources, les membres du groupe se prénomment Adriana Alba, Chris Steele-Nicholson et Ferry Gouw (d’origine indonésienne), tous trois étudiants en cinéma.

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Leur musique évoque tour à tour Jeff Buckley (fils de Tim, terrible), Flaming Lips, Mercury Rev, Pavement, Sonic Youth, Arcade Fire, Daniel Johnston, voire Cardigans ; mais tout ça, c’est de la foutaise ! Cet album est complètement barré, il ne ressemble à rien. Quand je l’ai écouté, après avoir vaguement survolé la page musique de ma feuille de chou branchouille préférée, j’ai été… interloqué. Interrogé. Pas tout compris. Par contre, je me suis élevé dans les airs aux vapeurs psychédéliques quand les premières notes d’Origin Song vibrèrent dans mon cerveau. Dans ce groupe, la parité vocale est de rigueur ; dans le titre présenté ici, on ne sait si c’est Adriana ou Chris, ou autre chose ! Marc Beaugé s’interroge même à son sujet : « A-t-il vraiment des couilles ? Fume-t-il des menthol ? Ou vit-il, simplement, dans le monde hermaphrodite de Jonathan Donahue, chanteur des Mercury Rev ? »[1]Les premières secondes, notamment les voix, sont une incantation au psychédélisme 70s sous LSD ; très vite, des effets montrent le bout de leur nez électroniques, pour bien signifier qu’on est au XXIe siècle ; puis, les riffs de guitare ajoutent à l’ambigüité, à la confusion : où sommes-nous ? Dans un studio londonien rempli de psychotropes au milieu des 90s ? Sur la route 15 désertique du Las Vegas Parano de Hunter Stockton Thompson, à Barstow, entre Los Angeles et Sin City, avec tequila, éther et mescaline en stock ? Vers la 2nde minute, la voix est limpide et nous interroge, encore… La musique s’éteint doucement, sur des notes douces, qu’on voudrait empruntées à une boîte à musique, avec une danseuse étoile des années 1900, ou au My Favorite Things des Lennon Sisters. Qui figurent au générique du film de Terry Gilliam… Las Vegas Parano. « C’est le pays des chauve-souris ! Saloperies de volatiles ! »

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[1] M. BEAUGE (2006), « Rock à deux sexes », Technikart n° 103, juin, p. 87.


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