Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 33
19 juin, 2011, 20:31
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un titre de Mark Ronson et son groupe éphémère The Business Intl, Lose It (In The End), issu de son 3ème et dernier album Record Collection, sorti en 2010.

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 Né en 1975 à Londres dans une famille aisée dotée d’un capital culturel important, il côtoie les légendes du rock anglais[1] (Bowie, Warhol), puis celles du hip hop américain lorsque la famille déménage à New York en 1983. DJ précoce (en club ou pour des soirées privées), il devient producteur génial en fondant son propre label Allido Records en 2004, après s’être offert son 1er album Here Comes The Fuzz en 2003. Tout en produisant des artistes aussi différents que Nate Dogg, Amy Winehouse, Robbie Williams, Lily Allen, il sort en 2007 son 2nd album Version, opus de reprises (Radiohead, Britney Spears, Coldplay, Kasabian) à la sauce soul. Non content de trôner sur le royaume de la pop, Ronson enfonce le clou : égérie chez Zadig & Voltaire, militant pour l’association PETA, Anglais le mieux habillé selon GQ. Il se paie même le luxe de ressusciter un Boy George lessivé, grande folle au visage marqué, mais qui conserve une voix majestueuse. J’ai découvert Mark Ronson un soir de semaine, sur le plateau du Grand Journal de Denisot. Ronson, accompagné d’ailleurs de Boy George, y interprétait Somebody To Love Me, titre ingénu aux rythmes inhabituels et au lyrisme vocal puissant. J’ai adoré. A l’écoute de son dernier album, je suis plutôt mitigé, mi-figue mi-raisin. Dans un gloubi-boulga aux accents eighties et caribéens, hip-hop et nerd, on y entend des quasi-hymnes pop (Somebody To Love Me, Lose It), des chansons parfaites pour les publicités (Bang Bang Bang), des morceaux inécoutables (The Colour of Crumar, Missing Words), des clones de Mirwais (Record Collection). Le titre ci-dessous est un concentré d’énergie : Ronson fait montre d’une mélancolie toute londonienne, tant dans le chant que dans la production, mais le tout est dynamité par le rap survitaminé de Ghostface Killah. Inattendu et jouissif.

 

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[1] « Ça m’est déjà arrivé de croiser Springsteen dans la cuisine au beau milieu de la nuit […] », interviewé par Thomas DUCRES, Grand Seigneur n° 1, printemps 2011, p. 22.


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