Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 28
15 mai, 2011, 21:38
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un morceau de Poni Hoax, L.A. Murder Motel, sur l’album Poni Hoax sorti en 2006.

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Le groupe, prénommé alors Le Crépuscule, se forme en 2001 autour du multi instrumentiste Laurent Bardainne, avec des influences free-jazz et trip-hop. Après l’album Le Crépuscule des Dinosaures en 2003, ils prennent leur nom actuel et signent, sur le petit label de Joakim, Tigersushi, un maxi, Budapest, en 2005. Ils cherchent un chanteur ; ce sera l’extravagant Nicolas Ker. Celui-ci subit une enfance tiraillée entre le Cambodge sous Khmers, La Courneuve et Janson-de-Sailly. Plus important, il entre en religion : le rock. Maquillage glam, cheveux et ongles longs assortis d’une calvitie naissante, le jeune Nicolas, qui écoute Sinatra, le Velvet, Bowie, Black Sabbath, Nina Hagen, les Ramones, « prend un mauvais acide [qui le conduira à une] descente aux enfers [au début des années 90] », selon ses propres mots[1]. J’ai découvert ce groupe sur un malentendu, au moment de la sortie de l’album. J’avais entendu parler de ce groupe et le prenait pour le dernier combo électro-rock branché, sans grand intérêt ; le fait de voir l’album parmi d’autres objets branchés au Printemps achevait de m’en éloigner. Mais les articles élogieux répétés de Technikart à l’égard de Poni Hoax me titillaient. La feuille de chou, bien que souvent brandie par les branchés de la Bastille, m’avait rarement déçu côté zik. Allez, j’écoute. Et là, révélation ! Je dois dire qu’à l’époque, je connais mal le punk, le glam, tout ça. L’écoute de l’album est une vrai claque. Le son est nouveau pour moi, énergique, intemporel, libérateur. La voix du Ker est dandy, sensible, électrique, magnétique, planante. Lettré et anglophone, il est aussi un songwriter puissant et classe. Il paraît que Poni Hoax, qui a sorti un deuxième album en 2008, Images of Sigrid, laisse éclater sur scène un son beaucoup plus libre, explosif et alcoolisé qu’en studio. A écouter le titre – et leurs albums, j’ai hâte de les voir live !

 

Image de prévisualisation YouTube 


[1] Clovis GOUX (2008), « Une balle dans le Ker », Technikart hors-série n° 18, janvier, pp. 34-35.


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