Ce que j’en dis…

La Chanson de la Semaine 23
10 avril, 2011, 19:17
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un morceau des Frenchy de Justice, One Minute To Midnight, sortie sur l’album † en 2007.

 justice.jpg

C’est une chanson que, dès la première écoute de l’album, j’ai adoré. Surtout, elle agit sur moi comme une madeleine de Proust. Une madeleine particulière, effectivement. J’explique. Pour ceux nés au début des eigthies qui avaient la chance de tripoter les manettes des nouvelles consoles de salon, le jeu Terminator sur la Sega Megadrive[1] donnait quelques satisfactions. Ce qui m’avait marqué, c’étaient les sons : le bruit des flingues et la musique du jeu. Je ne sais pas si Justice a tâté de la bête, mais le morceau est une référence presque explicite à cette musique. Et à celle de John Carpenter, aussi. Dès la première écoute, je revis toute ma jeunesse d’apprenti gamer ; une chanson assez calme (comparée à Let There Be Light, Phantom, Stress, Water of Nazareth), teintée d’une certaine mélancolie et fulgurée par quelques éclairs d’électricité. J’ai fait la connaissance de la tornade Justice bien avant qu’ils sortent leur album, mais après qu’ils ont sorti leur remix de Simian, Never Be Alone, salué par toute la presse underground. Les pages de Technikart m’ont rendu très impatient ; à l’écoute de l’album, une grande claque. Le titre qui ouvre l’album, Genesis, est un sommet de baroque électro, un jugement dernier à la sauce French Touch, une apocalypse SF, saturée d’énergie électrique crade, noire, auréolé de voix d’anges de la mort, enchaînant sur un morceau plus violent encore. Justice, dignes héritiers des grands frères à casque (Guy-Man et Thomas, avec le même père Pedro Winter) ont l’avantage d’offrir une œuvre globale, pas seulement une cohérence musicale : Justice, c’est un bouquet, une imagerie, des références pop, des symboles. Et puis, leur utilisation obsédée du sample aurait pu les desservir, mais elle sublime le son « Justice », rend cohérent l’ensemble, et donne à voir (lapsus : à entendre ! c’est de la musique) une œuvre postmoderne mais singulière. Surtout, c’est un grand coup de frais dans l’univers de la pop, qui commençait franchement à s’ankyloser depuis le demi-échec du troisième album des Daft Punk. 

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[1] Pour ceux qui ont raté ça en 1992 : http://www.youtube.com/watch?v=ApNHAY-E138


Un commentaire
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  1. Romain

    Kyle Reese : Echec de la mission !



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