Ce que j’en dis…

Variations sur le match de l’EdF
29 mars, 2011, 22:00
Classé dans : Sport

Un billet d’humeur… Mauvaise[1]

Je suis furieux contre l’arbitre irlandais M. Kelly, qui a dirigé le match amical France/Croatie. Comment fait-il pour continuer à arbitrer et se regarder dans la glace le matin ? Le nombre de fautes qu’il n’a pas sifflé, à commencer par le début de match : alors qu’un ballon « feuille morte » tombe sur le gardien Runje, Malouda se jette, pieds en avant, ne regardant que le ballon. Résultat : pas faute, et Runje sortira à la mi-temps en n’étant que l’ombre de lui-même pendant 45 minutes, sur une jambe. Un arbitre qui a laissé Malouda s’essuyer les pieds plusieurs fois sans moufter, et qui s’est laissé abuser à de nombreuses reprises par ces voleurs de Français. Un très mauvais arbitrage qui a tenté de masquer sa vacuité en distribuant des cartons jaunes en seconde mi-temps, mais qui n’a dupé personne. Ah si, les commentateurs ! 

(suite…)



La Chanson de la Semaine 21
27 mars, 2011, 19:35
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un fameux morceau des Anglais de The Prodigy, Smack My Bitch Up. Sorti en single en 1997 et, la même année, sur le mythique album Fat Of The Land, le titre est typique du son du groupe formé en 1990, dans le comté d’Essex, en Angleterre, qui allie punk, techno et hip hop.

 prodigyweb.jpg

A vrai dire, l’intérêt de l’album tient en quelques mots : la redéfinition du punk[1] ; même si Liam Howlett ne cessait d’asséner des « I fuck rock’n’roll ! » au début de certains concerts en 1998[2]. Froide ambiguïté comme chez une égérie d’Hitchcock, vélocité lourde du beat digne d’une rave, le morceau reste néanmoins festif, à l’image du chant lyrique dans la deuxième partie, mais d’une manière provoc’ et agressive, comme en témoignent le titre (« Dérouiller ma salope »), la première image de la pochette du single (la photo d’une Mercedes accidentée qui ressemblait étrangement à celle de feu la Princesse Diana), et le clip. Parlons-en, tiens, du clip : on y suit les élucubrations d’un gonze qui alterne agressions sexuelles et overdoses, en une caméra subjective semblant nous contraindre au vécu nauséeux d’un soi-même. J’ai découvert The Prodigy dans ces années-là, riches musicalement pour moi, scrutant MCM en mode continu. Le clip de Breathe y passait en boucle, et le larsen introductif de Firestarter avait été transformé en jingle pour la chaîne. Un après-midi de mon adolescence incertaine, je tombe sur une rétrospective (déjà !) du groupe sur MCM, dans laquelle les clips se succèdent et m’apprennent l’histoire du groupe, entrecoupée de commentaires instructifs de la présentatrice Anne-Gaëlle Riccio. Que retenir de ces allumés, survoltés, puissants qui forment le groupe ? « [Ils resteront] une marque indélébile dans la musique qui dérange, la musique qui fait bouger, la musique fédératrice, celle qui réconcilie les antagonistes […]. »[3] 



[1] Macho BLUES, http://www.metalorgie.com/groupe/Prodigy#785.

[2] AURELIE, http://www.albumrock.net/critiquesalbums/the-fat-of-the-land-948.html.

[3] Macho BLUES, Ibid



La Chanson de la Semaine 20
21 mars, 2011, 8:06
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un titre d’un autre jeune français : Dog de SebastiAn.

 sebastian.jpg

Jeune surdoué du label Ed Banger, SebastiAn est un spécialiste des remixes. Il a en effet touché à tout : Annie, Uffie, Mylo, Kavinsky, Klaxons, The Kills, Sébastien Tellier, il a même écorné des morceaux de Daft Punk, Rage Against The Machine et The Who ; toujours pour les pervertir, les déstructurer, les déconstruire ! Très pote avec son voisin de label Mr Oizo, il signe quelques morceaux sur la bande originale de son film Steak, avec son autre pote S. Tellier ; proche du crew Kourtrajmé, il signe également la B.O. du long-métrage de Romain Gavras, Notre Jour Viendra, disque qualifié par Thomas Ducres de « musique de chambre et symphonies d’orchestre, électro spartiate pour conquérir les cités d’or », sombre, tragique et surprenant[1]. J’ai découvert SebastiAn en écoutant des pelletées de titres Ed Banger, mais je ne pourrais plus dire quel est le premier titre entendu. Peut-être dans Steak (dans lequel il joue un membre des Shivers, d’ailleurs !). Présent sur la compilation Ed Rec vol. III en 2008, le morceau attaque d’emblée : voix agressive et syncopée directement issue de la scène la plus hardcore, beat électrique et lourd comme l’enfant né d’un viol du Fire Your Guns d’AC/DC par le Burning Flag de Marylin Manson, guitare saturée et ultra basique à côté de laquelle celle du Robot Rock des parrains Daft Punk paraît bien sage, ambiance barres de fer et baston, nuit noire éclairée aux néons usés, avec en toile de fond un paysage urbain dévasté, caisses qui crament, pillages et enfants qui pleurent. Urgence, gangs de rue, et fin du monde : les humains pires que des chiens ? 

Image de prévisualisation YouTube


[1] Thomas DUCRES (2010-2011), « Mr Oizo & Gaspard Augé VS SebastiAn », Technikart n° 148, décembre-janvier, p. 113.



La Chanson de la Semaine 19
14 mars, 2011, 9:51
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine une chanson d’un jeune français un peu bizarre : Ghetto Bounce de Tepr. C’est quoi ce nom ? Vous préférez Tanguy Detestable ? Ce titre est issu de l’album En direct de la côte en 2006, son troisième album.

 tepr.jpg

Comment j’ai découvert ce mec, déjà ? Au début des années 2000, déçu du hip hop français typique (presque seule la Mafia K’1 Fry trouve grâce à mes yeux), je m’investis corps et âmes dans ce hip hop iconoclaste qu’offrent alors des groupes comme TTC, le Klub des Loosers, La Caution, que j’aurais l’occasion d’émettre. C’est dans la recherche encyclopédique du moindre featuring d’un des ces rappeurs que je tombe sur l’album Côte Ouest de Tepr (2005), qui a invité Cuizinier de TTC. J’accroche tout de suite avec sa techno qui s’inspire « du hip hop le plus salace », selon Clovis Goux. Grand admirateur devant l’éternel des Beastie Boys, du Wu Tang Clan, de Nirvana, de Prince, de Tears For Fears, de The Jesus Lizard et de l’électro (Daft Punk, Aphex Twin, Justice, Mr Oizo, SebastiAn), « Tepr vient […] d’une génération […] dont les premiers émois soniques remontent à Moroder et aux Buggles et qui a sans doute fait son éducation sentimentale au son de la TB-303. » [1] Le son est saccadé comme les Daft, crade comme du crunk, et les titres portent des noms dérangeants : Muchas tetas, poco sexo ; Tits, yeyo & yumyum ; Crève salope ; Un accident de voiture ; Rhinopharyngite. Le grand public le découvre lorsqu’il remixe A Cause des garçons en 2007 de sa pote Yelle, dont il a produit une partie de l’album avec son autre pote GrandMarnier. Même s’il n’est connu que par un noyau dur de fans, il est pour moi l’un des meilleurs producteurs techno français, loin devant les Guetta et autre Solveig… Bien meilleur ! 

Image de prévisualisation YouTube


[1] Clovis GOUX (2005), « Chronique : Electro crado gramme », Technikart n° 96, octobre, p. 109.



Décès de Gilles Dostaler
8 mars, 2011, 16:09
Classé dans : Histoire de la Pensée,Ils font avancer le monde

Par où commencer ? C’est la première fois que le décès d’un grand penseur me fait cet effet ; un sentiment étrange, la pénible sensation du manque, pas un manque affectif bien sûr, quelque chose de plus intellectuel. Quoique. Gilles Raveaud révèle très bien ce que je ressens : « Je ne connaissais Gilles Dostaler que par ses écrits, et pourtant j’avais l’impression d’avoir un ami quand je le lisais. »[1] L’économiste Gilles Dostaler, car c’est malheureusement de lui dont il s’agit, est décédé le samedi 26 février dernier, à l’âge de 64 ans.

gillesdostaler2.jpg

 

(suite…)



La Chanson de la Semaine 18
7 mars, 2011, 10:16
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un morceau du duo barré d’Atlanta : B.O.B. d’Outkast. J’ai découvert ces types une journée de 2001 avec le clip zarbi de Mrs Jackson ; je n’ai pas trop accroché, d’ailleurs.

 outkast580x482.jpg

Par contre, lors de mes nuits de zapping sur les chaînes musicales du satellite, je suis tombé sur le clip d’une autre chanson du groupe issu de l’album Stankonia, sorti en 2000, pas du tout le même genre que Mrs Jackson. Un clip chromatiquement psychédélique, musicalement électronique, hip hop sur le bout des ongles, hystérique avec ses bimbos masquées et son singe hurlant… Un OVNI visuel et sonore. J’ai vécu avec cette chanson orpheline, car à l’époque je n’avais pas pris le soin de me renseigner ; le titre suffisait. Puis, en 2003, un autre OVNI. La double galette Speakerboxxx/The Love Below vient de claquer dans les bacs que ma belle-mère me l’offre à Noël ou à mon anniversaire, je ne sais plus. La partie d’Andre 3000 passe en repeat dans mes esgourdes depuis (voir ici) ; cet album est l’un des plus aboutis de l’histoire du hip hop ! Big Boi et son acolyte se rencontrent très jeunes, à l’université d’East Point, en Géorgie. Tombés dans le rap étant petits, ils rivalisent puis s’associent et signent, au début des nineties, sur le label LaFace pour devenir une sérieuse alternative à l’opposition East Coast/West Coast. Dernièrement, Big Boi a enfanté un album solo aussi riche que ceux sortis avec son compatriote sosie de Jimi Hendrix. Chapeau bas ! 

Image de prévisualisation YouTube


Environnement TCHAD |
adminactu |
carsplus production |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | RADIO JUSTICE
| JCM
| LEMOVICE