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La Chanson de la Semaine 17
25 février, 2011, 18:17
Classé dans : Musique & Music

Avant toute chose, je voudrais éclaircir l’inhabituel rythme de la chronique : j’étais en vacances jusqu’à hier, j’avance donc le n°17. La chronique reprend son cours normal et le lien sera donc visible jusqu’au week-end prochain (dans huit-neuf jours). Bonne écoute !

J’ai choisi cette semaine un titre du projet Megalopolis initié par DJ Mehdi et mis en image par Romain Gavras pour le collectif Kourtrajmé, en 2005.

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Pas un album, une œuvre audiovisuelle, littéralement. L’ambition du projet est de célébrer Paris, dans toute son originalité, dans toute sa musicalité, dans toute sa radicalité, à travers l’itinéraire précaire de Dimitriu et sa découverte du hip hop. Un métrage d’une quarantaine de minutes brut, drôle, fantasmatique par moments ; une preuve d’amour au Paris hip hop de Mehdi et Gavras. Le Cirque ressuscite un Notorious Big imposant sous les traits de Tékilatex, dans une musique associant les rythmes hip hop et métal, pas si éloignés que ça, harmonieux même. Pour les néophytes, on pourrait presque croire à une chanson originale ! Mehdi est un artiste complet, riche. Né en 1977 en banlieue parisienne, il fait ses armes aux côtés des rappeurs du 94 (Different Type, Idéal J, 113, Rohff, Intouchable, Karlito) au sein de la Mafia K’1 Fry, leur offrant des productions différentes de ce que le hip hop d’alors propose. Non content de collaborer avec une bonne partie du rap hexagonal (Sages Po’, Koma, Fabe, Assassin, Rocé, Akhenaton, Booba, Oxmo Puccino), sa carrière prend un nouveau tour, plus éclectique, plus riche, lorsqu’il signe en 2006 chez son pote Pedro Winter (manager de Daft Punk, de Justice, etc.), sur le très branché label Ed Banger : il fait alors le lien entre Idéal J et les Daft, comme le souligne le site www.90bpm.net. Avec Riton, il devient Carte Blanche, ravivant les plus belles heures de la house ; du plaisir en perspective ! 

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La Chanson de la Semaine 16
15 février, 2011, 11:50
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un morceau d’un rappeur anglais plus hardcore et plus jeune que moi, Dizzee Rascal. Le titre s’appelle Sirens et, effectivement, mes oreilles n’en sont pas sorties indemnes la première fois qu’elles ont côtoyé cette « raclure » (Grime caractérisant ce style musical né dans la banlieue de Londres, brutal et anglais).

 dizzee2.jpg

Un flow clair, limpide et agressif, parfois arrogant, un son dur et violent, la musique est sombre et Dizzee n’est pas là pour miauler un refrain sur un florilège de samples funky. J’ai tout de suite adoré cette chanson, une des meilleures de l’album Maths + English sorti en 2007. C’est mon frère, alors très activement branché sur toutes les formes marginales de hip hop, qui m’a fait découvert cet artiste, qu’on pourrait rapprocher du Dirty South, ce son très speed, très crade du Sud des Etats-Unis. Dizzee Rascal est un artiste qui me plaît car sans trop de barrière artistique : venu de la scène rave, il se révèle un excellent MC, un producteur exigeant n’hésitant pas à mêler des sons différents, voire antinomiques (même si d’autres ont déjà fait cela, nous y reviendrons), il s’évertue désormais à produire un son plus électro (entendre : plus accessible) et plus pop. Sans perdre son exigence artistique. 

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La Chanson de la Semaine 15
6 février, 2011, 20:15
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un titre des hyperactifs Rage Against The Machine : Renagades of Funk. Ce groupe a marqué tous les jeunes qui avaient 15 ans au début des nineties ; moi, je n’en avais que 8, c’est pour cela que je ne les ai approché que bien plus tard, après avoir splitté.

 rageagainst.jpg

En effet, je les découvre sur la bande originale du jeu GTA San Andreas, dans lequel Radio X diffuse Killing In The Name Of, en 2004. Né à Los Angeles, le groupe est proche des milieux hardcore et hip hop, comme quoi ! Musique radicale, paroles sans concession, son brut, voire brutal, attitude activiste et militante, RATM fait mal : contre la mondialisation et l’idéologie néolibérale, contre le racisme et l’indifférence. En 2000, au moment de leur séparation, le groupe paraît un album, Renegades, où ils reprennent d’autres artistes. Renegades of Funk est une reprise électrique d’Afrika Bambaataa & The Soulsonic Force, sur l’album Planet Rock en 1986, chanson déjà sortie en 1983 en single. Manifeste en faveur de ceux qui changent l’histoire, le clip est une suite de figures emblématiques de la contre-culture américaine ; un morceau à écouter le poing levé, No Logo de Naomi Klein dans la main libre, un keffieh sur la bouche et un t-shirt à l’effigie du drapeau de l’EZLN[1] sur le dos ! 

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[1] L’Armée Zapatiste de Libération Nationale.


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