Ce que j’en dis…
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La Chanson de la Semaine 9
28 décembre, 2010, 13:24
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine un titre de la chanteuse soul Minnie Riperton : Every Time He Comes Around.

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Sorti sur l’un de ses meilleurs albums, Perfect Angel, en 1974, cette chanson me fait voyager dans les méandres de mon cerveau, reconstituant une époque (le début des seventies) et un lieu (une métropole américaine) que je n’ai pas connus, psychédélique et ensoleillée par l’effet de la guitare électrique, littéralement shooté par la voix suave, sucrée et noire de la jeune femme. J’ai découvert Minnie Riperton sur la bande originale du Jackie Brown de Quentin Tarantino (1997) avec le sublime morceau Inside My Love ; c’est mon frère qui a extrait cette chanson du film et me l’a fait écouter pour la première fois. Minnie Riperton n’était pas une femme, c’était une voix. Céleste. Après avoir débuté dans des groupes de filles, elle devient choriste de Stevie Wonder, puis, fulgurante, sort successivement cinq albums en huit ans, tous des chefs d’œuvres fusionnant soul, funk et balade. Atteinte d’un cancer du sein, elle meurt en 1979 à l’âge de 31 ans. RIP. 

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La Chanson de la Semaine 8
19 décembre, 2010, 22:19
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine, une fois n’est pas coutume, un morceau chantée par une actrice, et pas n’importe quelle actrice : la panthère noire sexy et férocement émancipée Pam Grier.

 pamgrier2.jpg

Vous savez, cette actrice qui a fait les beaux jours du cinéma bis de blaxploitation (Coffy ; Black Mama, White Mama ; Foxy Brown ; Sheba, Baby) dans les années 1970, et réhabilitée par Quentin Tarantino dans Jackie Brown ! Je l’ai découvert dans ce film-là, d’ailleurs ; et j’en suis tombé amoureux ! Dans le rôle de Jackie Brown, elle incarne à la fois cette femme puissante et libérée, qui a les couilles de berner tout le monde – les cinéphiles l’avaient déjà vu ainsi –, mais aussi cette femme de presque cinquante ballets, qui a des rondeurs, des fragilités et des petits plaisirs (les vinyles seventies), ce qui la rend d’autant plus touchante. Dans cette chanson, extraite d’un de ses premiers films (The Big Doll House, 1971), elle dit qu’elle veut être libre. Paradoxale, pour une actrice ayant joué tant de rôles de femme libérée ? Pas tout à fait : d’une part, ses personnages doivent toujours se battre pour être libre ; d’autre part, le film en question évoque la question des femmes en prison. CQFD. Ce morceau est un hymne à la liberté chantée par une femme noire aux Etats-Unis en 1971, et l’effet qu’elle me fait est toujours le même : une irrépressible soif de venir l’aider, lui briser ses chaînes. Une soif misogyne et supérieure, en fait. Mais je ne fais rien. Plaisir décuplé lorsqu’on comprend qu’elle n’a besoin de personne. Girl Power ! 

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La Chanson de la Semaine 7
12 décembre, 2010, 22:11
Classé dans : Musique & Music

Cette semaine est un moment particulier. En effet, j’ai appris avec trois mois de retard le décès d’un des plus grands soulman américain, surnommé le « The King of Rock’n’Soul », Solomon Burke.

 solomonburke.jpg

La chanson est l’une de ses plus célèbres, notamment parce qu’elle fait partie de la bande originale de Dirty Dancing ; c’est d’ailleurs grâce à ce film que j’ai connu ce gros black à la voix chaude, sexy en diable. Petit bijou des sixties, ce titre est un exemple de cette fusion caractéristique de la musique noire américaine, au romantisme naïf, à base de robes à fleurs, de Coca-Cola, de Ford Thunderbird, de drive-in, de brillantine, l’Eglise baptiste le dimanche avec papa-maman… Très tôt proche de la religion, Solomon Burke fait des allers-retours entre musique et spiritualité en exerçant son art dans une chorale, puis prêche dans une radio, il sort des galettes de gospel également. Son heure de gloire reste les années 1960, même s’il avance en continuant de sortir des disques jusqu’au XXIe siècle. Un grand monsieur de la musique. RIP. 

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La Chanson de la Semaine 6
5 décembre, 2010, 21:59
Classé dans : Musique & Music

J’ai choisi cette semaine une chanson emblématique du Chicago Blues, le Mannish Boy du bluesman Muddy Waters, qui a influencé les plus grands groupes de rock, notamment en Angleterre.

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J’ai entendu ce genre de chanson tellement de fois (Hoochie Coochie Man du même Muddy Waters, I’m A Man de Bo Diddley, Framed de The Sensational Alex Harvey Band, entre autres) que j’ai toujours cru, dans mon simple esprit, qu’il n’y avait qu’un seul et même morceau que j’écoutais si mal que je ne le reconnaissais pas ! J’ai découvert Mannish Boy en écoutant la bande originale des Affranchis, de Martin Scorsese, il y a longtemps. Ce titre date de 1955, mais il marche toujours, surtout dans les scènes du septième art dans lesquelles il y a une confrontation virile entre deux egos givrés. Lorsque Muddy Waters part pour Chicago en 1943, il révolutionne le blues en échangeant sa guitare acoustique pour une électrique, en ajoutant une section rythmique et un harmonica. A écouter quand on doute de sa virilité, un bourbon dans la pogne, un barreau de chaise dans le bec et les panards sur la table ! 

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