Ce que j’en dis…

Actualités Footballistiques…
15 novembre, 2010, 11:28
Classé dans : Sport

Ce week-end, plusieurs évènements ont eu lieu dans le football français et méritent d’être interprétés à l’orée de mes différentes contributions. Commençons par une chose positive. Le match PSG/OM, lors de la douzième journée de Ligue 1, a vu la victoire solide d’un PSG retrouvé face à un OM terne, notamment en attaque. Mais ce qui m’intéresse, c’est autre chose : à la 77e minute de ce match, le rugueux défenseur de l’OM s’essuie les crampons sur le brésilien du PSG Nenê, à l’instar de ce qu’avait fait Zinédine Zidane lors du match de Coupe du monde 98 contre l’Arabie Saoudite. Dimanche, l’arbitre n’a pas vu la violente faute du marseillais. L’erreur est humaine ; qu’à cela ne tienne ! La « commission de visionnage [décide] de saisir la commission de discipline »[1] pour sanctionner le geste du défenseur marseillais à posteriori. Ce dernier risque un carton rouge post-match et quatre matchs de suspension. Il sera auditionné le 2 décembre 2010. Je ne peux que me réjouir d’une justice enfin rendue, même si elle reste imparfaite (le joueur parisien aurait insulté son homologue marseillais). Néanmoins, pour être réellement efficace, la saisine de la commission de visionnage de la LFP doit être automatique après chaque journée et les sanctions davantage systématiques.

 

Une chose plutôt négative, maintenant, qui n’a pas vocation à évoluer pour l’instant. En effet, la 13e journée de Ligue 1 a encore été marquée par des erreurs d’arbitrage grossières, qui ont eu des répercussions plus ou moins graves sur les matchs. Je prendrais deux exemples. Le premier est tiré du match opposant Bordeaux et Nancy : outre le fait que les commentateurs devraient réviser les règles du jeu, le corps arbitral a jeté Nancy dans le gouffre terrifiant de l’arbitraire en accordant un but, par ailleurs entaché d’une grossière faute de main, dans les derniers instants de la partie alors que le ballon n’a absolument pas passé la ligne de but. Le second est tiré du match opposant Lyon à Nice, hier : l’attaquant lyonnais Gomis s’enfonce, balle au pied, dans la surface, exécute un croc en jambe à lui-même et s’écroule sur le gazon. Pénalty. Finalement stoppé par le gardien niçois. Là encore, c’est une décision importante à prendre et j’ai la certitude que les arbitres ont décidé en leur âme et conscience, d’une manière professionnelle ; je ne blâme pas l’arbitre. Mais ses maigres moyens pour juger. Dans le premier exemple, pourquoi ne peut-on pas, encore une fois à posteriori, rétablir la justice en rétablissant les points du match nul ? Dans le second exemple, pourquoi ne peut-on pas sanctionner l’arbitre après lui avoir donné les moyens de juger (à savoir, l’aide vidéo) ? Des questions sans réponse, encore une fois. On nous rétorquera que l’erreur est humaine, et que c’est cette part d’humanité et d’incertitude qui fait la beauté de ce sport. On parle d’ailleurs de « fait de jeu », pas d’erreur ni de faute. Le problème, c’est que ce qui fait la singularité du football aujourd’hui, c’est son injustice chronique et sa pauvreté d’innovation juridique. Sa capacité à évoluer, à se transformer, à muter. Malheureusement, l’horreur est humaine, elle aussi. 


[1] Thomas SINIECKI (2010), « Diawara dans le rouge », sur le portail d’Orange, le 10 novembre : http://sports.orange.fr/infos/football/201045/diawara-dans-le-rouge_296202.html


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