Ce que j’en dis…

Les Chansons de la Semaine #208
10 novembre, 2019, 0:56
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Pas le temps d’écrire, juste de partager. Ma playlist de la semaine, c’est subjectif, c’est partial, je t’emmerde ; jouis !

 

Goblin, « Profondo Rosso », titre éponyme de la bande originale du film Profondo Rosso (Dario Argento), sortie en 1975 chez Cinevox.

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Alexis HK, « La Chasse », sur l’album L’Ours, sorti en 2018 sur le label La Familia.

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Aphex Twin, « Rhubarb », sur l’album Selected Ambient Works Volume II, sorti en 1994 chez Warp Records.

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DSL, « Find Me in the World », sorti à la fois sur la compil Ed Banger Ed Rec vol. 3 (2008), puis sur le second album de DSL, intitulé After et sorti en 2013 chez Ed Banger également.

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Bixio, Frizzi, Tempera, « 7 Note (Single Version – Side A) », sur la bande originale du film Sette Note In Nero (film de Lucio Fulci sorti en 1977). Un EP est sorti en 1977 chez Cinevox, mais la bande originale complète n’est sortie qu’en 2006 chez Digitmovies.

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Kit Sebastian, « Senden Baska », sur leur premier album Mantra Moderne, sorti en 2019 chez Mr Bongo.

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Oxmo Puccino, « 365 jours », sur l’album L’Arme de Paix, sorti en 2009 chez Cinq 7.

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Neil Young, « The Last Trip to Tulsa », sur son premier album Neil Young, sorti en 1968 chez Reprise Records.

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Neue Grafik Ensemble, « Dedicated to Marie Paule », sur l’album Foulden Road sorti en 2019 sur le label Total Refreshment Centre.

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Goblin, « Mad Puppet », sur la bande originale de Profondo Rosso, 1975, Cinevox.

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L’Edito de Lud – Sur l’invasion des immigrés-étrangers (on ne sait plus)…

Ce mardi 17 septembre 2019, sur BFMTV-RMC, chez J.-J. Bourdin, Marine Le Pen a commenté les propos du Président Emmanuel Macron sur l’immigration : « L’année dernière, 350 000 entrées légales sur le territoire. […] Ca veut dire qu’à ce rythme-là, à la fin de son mandat, 2 millions d’étrangers, légalement, seront entrés sur le territoire. Et je ne parle pas des illégaux qui sont innombrables. » Que de confusions…

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E. Macron évoque l’ « immigration » (donc : les « immigrés » arrivant sur le territoire), M. Le Pen commence par évoquer les « entrées légales » puis utilise le mot d’ « étrangers ». Le problème, c’est que ce sont trois catégories différentes…

 

On va commencer par la phrase, stricto sensu, de M. Le Pen. Que signifie 350 000 entrées légales ? Selon l’Insee, en 2017, 370 000 personnes sont arrivées en France (figure 1). Décortiquons ce chiffre (figure 2).

Parmi ces 370 000 personnes, 23 % sont des personnes nées en France, 6 % sont des personnes nées françaises à l’étranger. Autrement dit, 29 %, presque un tiers, sont des non immigrés, ce qui représente 107 300 personnes. Il reste donc 262 700 immigrés (71 %). Parmi ces immigrés entrants, 92 500 personnes viennent d’Europe (25 %), 29 600 viennent d’Amérique et Océanie (8 %), 44 400 personnes viennent d’Asie (12 %), 96 200 personnes viennent d’Afrique (26 %). M. Le Pen se trompe donc lorsqu’elle assimile toutes les entrées sur le territoire à des entrées d’étrangers (elle se trompe, en première approximation, de 29 %, presque un tiers).

 

Mais, en n’évoquant que les personnes qui entrent sur le territoire, on oublie qu’il y en a aussi qui sortent (des Français qui s’expatrient, mais aussi des étrangers qui partent) (figure 1). (suite…)



Lud le bootlegger… reviste une recette revisitée : le Magnolia Old Fashioned !
22 août, 2019, 22:48
Classé dans : Epicurian Arts

 

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Depuis quelques mois, j’ai entrepris un intense travail de recherche et d’écriture autour du monde du cocktail. Et force est de constater que c’est frustrant d’écrire des pages et des pages, après des heures et des heures de recherche, sans pouvoir les partager. Ce soir, je déroge donc à la règle.

Amateur autodidacte depuis une dizaine d’années, j’ai acquis, au cours de la troisième édition du Paris Cocktail Festival en 2014, la 68e édition du célèbre manuel de cocktails Mr. Boston Official Bartender’s Guide, rédigé cette année (2012) par Jonathan Pogash et Rick Rodgers. Durant l’année 2014, des amis m’offrent une bouteille de liqueur Mandarine Napoléon, un curaçao réalisé à partir d’écorces de mandarine. Que faire avec ce truc ? En feuilletant l’ouvrage, je trouve une recette intitulée Magnolia Maiden (p. 213). Après d’infructueuses recherches, je ne trouve rien sur l’origine de ce cocktail. Je fais choux blanc.

Voici la recette que l’on trouve dans le Mr. Boston : dans un shaker rempli aux 2/3 de glaçons, 37,5 ml de bourbon, 37,5 ml de Mandarine Napoleon, 5 ml de sirop de sucre simple, filtrer dans un verre old fashioned rempli de glace, allonger d’eau pétillante (5 ml environ). La première fois que j’ai réalisé cette recette, je l’ai trouvée vraiment très bonne, se rapprochant d’un Old Fashioned, avec ce pétillant dissonant et cette mandarine surprenante. J’y suis revenu à plusieurs reprises, sur cette recette, et lui apportée une légère modification en lui ajoutant trois traits de chololate bitters (Scrappy’s Bitters), puis en exprimant le zeste d’une mandarine. Résultat : l’ajout de bitters apporte de la profondeur, l’arôme de chocolat s’accorde bien avec le mélange, et les huiles essentielles apportent une touche olfactive qui manquait. Après ces tergiversations, j’ai publié un petit article pour rendre compte de mes pérégrinations.

Aujourd’hui, revenant sur mon histoire avec les cocktails, je tombe sur cette recette, que j’ai délaissée au profit de nouveaux horizons. En relisant mes notes, je me dis qu’il y a quelque chose à améliorer sur cette recette. Une intuition. Armé d’une dizaine d’années de recherche autodidacte, j’ « improvise » : je décide de baisser la dose de Mandarine et d’augmenter celle de whiskey, d’éliminer l’eau gazeuse et de le préparer directement dans le verre de service. Voici la recette : dans un verre old fashioned, introduire trois traits d’aromatic bitters (Suze) et trois traits de chocolate bitters (Scrappy’s Bitters), remplir de glaçons, mélanger une dizaine de secondes à l’aide d’une cuillère à mélange. Ajouter 30 ml de Mandarine Napoléon et 60 ml de rye whiskey (Jack Daniel’s), remplir de glaçons et remuer à nouveau durant une vingtaine de secondes, histoire de bien lier les ingrédients et d’apporter la dilution nécessaire. Exprimer un zeste de mandarine. Résultat : un Old Fashioned revisité, très équilibré, suffisamment fort et pas trop sucré, une finale longue sur la mandarine. Je suis très content de ce que cette « improvisation » a donné !

Toutefois, en y réfléchissant un peu, je me rends rapidement compte que j’ai pioché, inconsciemment, dans une revisite du Old Fashioned datant de 1917, que j’avais déjà essayée. En effet, en 1917, Hugo R. Ensslin fait paraître un ouvrage intitulé Recipes For Mixed Drinks, en langue anglaise, dans lequel il introduit dans le Old Fashioned deux traits de curaçao orange. Entre la recette d’Hugo R. Ensslin et la « mienne », juste une question de dosage et l’ajout de chocolate bitters, afin d’apporter davantage de rondeur et d’équilibre.

J’ai ensuite l’idée (suite…)



Les Chansons de la Semaine #207 Hubert-Félix Thiéfaine, 2011

 

Thiéfaine 1nb 21-07-2019Photographie prise par Lud lors du festival Montereau Confluences le samedi 9 juin 2012.

 

Je sais que ça fait longtemps que je n’ai pas partagé de musique sur ce blog. L’activité y est très erratique, et je m’en excuse.

Cette semaine, j’ai choisi plusieurs morceaux de l’album Suppléments de mensonge d’Hubert-Félix Thiéfaine, publié en 2011 chez Sony Music. Le lecteur attentif aura remarqué que Thiéfaine est devenu un phare pour moi, j’y reviens toujours. Quand j’étais gamin, il y avait toujours un radio-cassette ou un radio-cd dans la voiture familiale, et quoi de plus inutile qu’un radio-cassette éteint. Avec des parents amoureux de la musique, avec un père musicos à ses heures, j’ai été biberonné, dans le salon, par The Blues Brothers, et, dans la voiture, par AC/DC et Thiéfaine, entre beaucoup d’autres choses. Avec mon frère plus jeune, nous avons donc appris les paroles de « 113e Cigarette sans dormir », « Cabaret Sainte-Lilith », ou « Les Dingues et les paumés » avant de pouvoir les comprendre.

Aujourd’hui, mon père n’a pas changé : vieille Renault des années 1990, radio-cd, Thiéfaine dans le poste. Ce qui a changé, c’est que, dorénavant, ce sont ses petits-enfants qui sont derrière, sagement attachés, mes deux garçons, bientôt cinq ans. Et force est de constater qu’ils suivent notre chemin : il y a quelques semaines, je les entends encore chanter, en chœur, le refrain de « Petit Matin 4.10 Heure d’été » ou « La Ruelle des morts », deux magnifiques morceaux, que, avec mon frère et mon père, nous avons eu la chance d’entendre en concert.

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Je n’ai pas de mot pour décrire ces morceaux, c’est tellement beau, c’est tellement puissant, ça touche à un nombre infini de cordes sensibles en moi…

Il y a quelques jours, j’entends Hayden marmonner : « Prends mon pion dans ton circuit/J’aime tant ta froideur féminine ». J’ai dû lui faire répéter pour comprendre, et lui ne se faisait pas prier pour répéter avec un sourire (à croire qu’il comprenait ce qu’il chantonnait), le petit gredin ! « Garbo XW Machine »

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Voilà, ils connaissent Thiéfaine. Je les ai également entendus chanter le refrain de « Fièvre Résurectionnelle » : « Je t’aime et je t’attends, à l’ombre de mes rêves/Je t’aime et je t’attends, et le soleil se lève ».

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Je termine avec cet incroyable poème, variation autour d’Annabel Lee, ce personnage d’Edgar A. Poe, poème d’Hubert-Félix Thiéfaine et Jean-Louis Fieve, poème intemporel et universel, qui me fait tant chialer. « Trois poèmes pour Annabel Lee »

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Bonus politique : « Lobotomie Sporting Club »

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La Chronique ciné de Jack Seps. Ne Coupez pas !, de Shin’ichirô Ueda, 2017
14 mai, 2019, 21:53
Classé dans : Ca, de l'art ?

 

« ACTION !!! »

 

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Il est fort peu aisé de parler de Ne Coupez Pas ! (Kamera wo tomeru na!) sans annihiler l’effet de surprise que vous aurez en regardant ce bijou japonais. De ce fait, je n’ai qu’une chose à dire : courez le voir, si vous le pouvez car il n’est disponible que dans six salles en France à l’heure où j’écris (5 mai 2019). Ne visionnez pas non plus la bande-annonce, précipitez-vous simplement pour le voir, puis revenez lire cette critique si le cœur vous en dit. Ce qui suit « spoile » le film. Je vous aurais prévenu…

 

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Le film commence par une scène mal jouée par un zombie qui s’attaque à une jeune femme. « Coupez ! » (suite…)



L’Edito de Lud le Scribouillard #022 Macronie et politique : la destruction du langage
8 avril, 2019, 18:52
Classé dans : La Société en question(s)

 

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Ce week-end encore a été émaillé de violences. On se demande pourquoi ces Gilets jaunes manifestent encore, ils cherchent vraiment la bagarre : ennemis de la Démocratie, de la République, de la Presse, de la Vérité, et tant d’autres tares…

Selon le Ministre de l’Intérieur C. Castaner, « les fautes [des policiers] sont marginales » (04/04). Plus tôt, il rappelait : « Moi, je ne connais aucun policier, aucun gendarme qui ait attaqué des gilets jaunes. » (14/01). Un rappel, parmi cent : le 12/01, un gamin de 14 ans, qui ne manifestait même pas, a perdu un oeil d’un tir de LBD40 à vingt mètres… Comme le rappelait à juste titre l’économiste Frédéric Lordon le 14/03 : « [...] vous avez fait du peuple un ennemi de l’Etat [...], vous lui faites la guerre, avec des armes de guerre, et des blessures de guerre. » [Lire - ou plutôt regarder - les nombreux témoignages compilés par votre serviteur dans un récent billet de blog]

Doit-on en conclure que le Ministre ment ? Qu’il est ignorant des actes de ceux dont il est le Ministre ? Gageons qu’il est sincère, ce qui est encore plus grave… pour la démocratie ! Voici un montage intéressant qui, normalement, rafraîchit les mémoires :

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Pour rappel, c’est le même Ministre, C. Castaner, qui, il y a quelques jours, en tapant dans le dos de Matteo Salvini, a qualifié les ONG qui viennent en aide aux migrants en Méditerranée de « complices des passeurs » (05/04), dans les mêmes termes qu’une organisation d’extrême-droite, Génération Identitaire (qui, depuis, a fait de C. Castaner un membre d’honneur de son organisation).

Le 26/02, le Premier Ministre E. Philippe et la Ministre du Travail M. Pénicaud affirmaient qu’avec les règles actuelles de l’assurance chômage, « un demandeur d’emploi sur cinq » percevait une allocation mensuelle supérieure à son salaire mensuel moyen. Las : le 29/03, le Pôle Emploi sort une fiche-méthode pour comprendre d’où sort ce chiffre. Évidemment, l’indicateur retenu est farfelu

Après l’annonce de l’augmentation vertigineuse des frais d’inscription universitaire pour les étudiants extra-communautaires, deux professeurs à l’Université de Lorraine ont montré que le Ministère de l’Enseignement supérieur avait manipulé les chiffres de Campus France.

Le 25/03, le Président de la République E. Macron affirme que Geneviève Legay, militante Attac gravement blessée lors des manifestations de Gilets Jaunes, « n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre ». Le 29/03, le Procureur de la République de Nice affirme finalement le contraire.

Fin mars, des révélations viennent entacher une Présidence décidément exemplaire : I. Emelien, conseiller spécial du Président de la République E. Macron (depuis démissionnaire), a bidouillé et diffusé une vidéo bidon visant à disculper, ou, à tout le moins, à atténuer la responsabilité d’A. Benalla dans les événements de la Contrescarpe.

On pourrait poursuivre ainsi ad vitam aeternam… Le 31/03, S. Ndiaye est nommée Porte-parole du gouvernement. Une phrase qu’elle a prononcée en juillet 2017 ressort : elle a ainsi affirmé « [assumer] mentir pour protéger le Président de la République ». Devant la polémique, elle dit que cette phrase est sortie de son contexte. Pour la défendre, le député LREM P. Vignal affirme, lui : « S’il faut dire la vérité aux Français, c’est dix ans de sang et de larmes. » Il est donc justifié de mentir aux Français…

Je rappelle les propos du Président E. Macron lors de ses vœux pour l’année 2019 : « D’abord, un vœu de vérité. Oui. Nous souhaiter, en 2019, de ne pas oublier qu’on ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. »

Le 14/03, à la Bourse du Travail, l’économiste F. Lordon éructe sur le langage :

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Je paraphrase, pour éviter d’alourdir encore un billet déjà long comme le bras. Que dit-il ? Que le langage permet de mettre des mots sur des choses, donc de les penser, de les réfléchir, d’en discuter (de ces choses). Si les mots viennent à signifier le contraire des choses qu’ils sont censés réfléchir, alors on ne peut plus penser les choses, on ne peut plus discuter des choses. C’est l’annihilation du politique. Et quand les gens ne peuvent plus utiliser les mots pour penser les choses, donc pour les changer, ils risquent d’utiliser d’autres moyens moins pacifiques pour les changer, ces choses.

Monsieur Macron, il est grand temps de partir, « rendez les clés ! »

 

 



Revue Timult. Les trois pieds de la transformation sociale

 

Depuis très longtemps, je fouine dans les magazines, la presse, les revues. Une petite obsession personnelle. Évidemment, avec le temps, mon regard s’affine, je sais mieux chercher, même si je ne sais pas toujours ce que je cherche.

Il y a quelques années, j’ai découvert la librairie Quilombo, au 23 rue Voltaire, dans le 11e arrondissement de Paris, un lieu de rencontre et d’informations sur les luttes, l’actualité militante et contre-culturelle, avec un catalogue très riche, très pointu, très varié. Incontournable. Plus récemment, j’ai découvert la librairie Publico, sise au 145 rue Amelot, également dans le 11e arrondissement de Paris, qui fait la part belle aux idées et aux actions libertaires et anarchistes. Incontournable également.

C’est chez Publico que j’ai trouvé, en ne cherchant rien de particulier, la revue N’Autre Ecole par exemple, ainsi que la revue Timult. Voilà comment cette dernière se présente : « Une revue qui parle de luttes sociales et d’aspirations à changer le monde. Une revue qui explore de nouvelles façons de faire de la théorie politique, en imbriquant les récits de vie, les émotions et les analyses, en expérimentant des manières d’écrire, d’inviter à l’écriture (ateliers et écritures collectives…). Une revue pour être plus fort-e-s et plus habiles face aux oppressions, et aussi pour nous faire plaisir ! » Le numéro que je me suis procuré est le n° 10, sorti en mars 2018, toujours disponible.

 

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Me voyant intrigué, le taulier chez Publico m’explique que la revue est basée à Grenoble, qu’ils pratiquent beaucoup l’écriture collective et les ateliers d’écriture pour ceux qui ne sont pas habitués à écrire, qu’ils tentent des trucs, et que c’est foutrement bien. Bingo ! A la lecture, ça fourmille, ça interpelle, c’est jubilatoire. Je souhaite partager ici un article extrêmement stimulant écrit par les chacales dorées, dans ce n° 10, qui m’a beaucoup fait réfléchir, car depuis un moment, la question politique sur laquelle je bute sans cesse, c’est celle de l’action politique. Bonne lecture !

N. B. : J’ai reproduit le dessin qui figure dans l’article, car je ne voulais pas trop abîmer mon exemplaire déjà bien entamé en le tordant pour un scan, et aussi parce que j’avais envie de dessiner.

________________

 

Des fois dans ce monde on bloque.

Des fois quand on bloque on peut se poser, parler avec des ami-es, des camarades. Et ça nous fait avancer, ça nous emmène ailleurs. Ce jour-là, nous étions cinq, un groupe précis, quatre personnes dans la trentaine et une frisant les quatre-vingt. Assignées femmes. L’une vivant avec un salaire, les autres au rsa ou de la retraite. Habitant en collectif, parfois en colocation. Certaines très impliquées dans le monde militant, d’autres beaucoup moins… Bref, un groupe de travail, quelques amies.

Horizons bouchés, ça trépigne. On creuse, on fouille, on démêle à l’aveugle. (suite…)



Les Chansons de la Semaine # 206 Fourre-tout
29 mars, 2019, 0:22
Classé dans : Musique & Music

 

J’espère que vous avez pris du plaisir en écoutant les morceaux que j’ai mis sur le dernier billet musical du blog. Cette semaine encore, ma rubrique LCS sera un beau fourre-tout. Je récidive ! Bonne écoute.

 

Patti Smith, « Piss Factory », face B du 7 » Hey Joe (Version)/Piss Factory sorti en 1974 sur le label Mer Records.

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Soap&Skin, « Me and the Devil », sur l’EP Sugarbread sorti en 2013 sur le label Play It Again Sam.

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(suite…)



Les chansons de la semaine # 205 Fourre-tout
16 mars, 2019, 22:40
Classé dans : Musique & Music

 

Cette semaine, ma rubrique LCS sera un beau fourre-tout. En effet, j’ai décidé de vous proposer plusieurs morceaux entendus ici ou là (souvent sur FIP, parfois chez nos amis de Rock à la Casbah), des morceaux surprenants, parfois connus, souvent pas, intéressants, qui bousculent, qui interpellent, sans thème particulier ni cohérence musicale… Voilà quoi.

 

Akira Ishikawa, « Do It Til You’re Satisfied », sur l’album Back To Rhythm, publié en 1975 chez Columbia.

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Askehoug, « Nuage », sur l’album French Kiss, publié en 2016 sur le label Ulysse Musique.

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« Je comprends la violence des Gilets Jaunes… » Les sciences sociales concurrencées par la pensée magique
25 février, 2019, 17:13
Classé dans : Histoire de la Pensée,La Société en question(s)

 

Plus de trois mois de mobilisation pour les Gilets Jaunes… Et que de polémiques ! Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur une séquence extrêmement instructive qui en dit beaucoup aussi sur certains impensés du débat public.

Résumé

Les émissions télévisées de débat « à chaud » donnent souvent à voir une multitude d’impensés du débat public. Le décryptage de l’une d’entre elles, dans laquelle l’un des invités est sommé de comparaître après avoir affirmé qu’il « comprenait la violence des Gilets Jaunes », permet, outre un rappel bourdieusien de la fabrique de l’opinion à la télévision, de rappeler que les sciences sociales et leurs fondements épistémologiques très solides, s’ils étaient largement diffusés, nous aideraient à sortir de certaines apories. En effet, enseigner les sciences sociales (car l’auteur est enseignant) oblige à établir une distinction stricte entre « comprendre » et « juger », en exploitant notamment la notion de « neutralité axiologique » (wertfreiheit) de Max Weber. Cette distinction patiemment fondée, et largement diffusée, permettrait, comme le souhaitait Émile Durkheim, de sortir de la pensée magique en ce qui concerne les choses sociales, et ainsi, de renforcer le caractère démocratique de nos sociétés par une compréhension approfondie et complexe des phénomènes et comportements sociaux.

Christophe Dettinger Black Lines Sociologie

[Photographie d’une partie de la fresque réalisée par le collectif Black Lines Rue d’Aubervilliers, Paris, dans laquelle j’ai ajouté une formule de Pierre Bourdieu, que Pierre Carles a utilisée pour nommer l’un de ses films : La Sociologie est un sport de combat]

 

Décryptage d’une émission de débat « à chaud »

 

Le lundi 7 janvier 2019, la journaliste Sonia Mabrouk reçoit, dans son émission de débat Les Voix de l’Info diffusée sur CNews, Laurence Marchand-Taillade (présidente du mouvement Forces Laïques), Vincent Cespedes (philosophe), François Pupponi (député Territoire et Liberté du Val d’Oise et président de l’association Villes et banlieues d’Île-de-France), Marie-Virginie Klein (communicante au cabinet Tilder), Thibault Lanxade (entrepreneur et PDG du groupe Jouve) et Driss Aït Youssef (président de l’Institut Léonard de Vinci).

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La journaliste ouvre son émission avec un choix de thèmes, et de mots pour les présenter, bien particuliers : elle parle en effet d’ « ultraviolence observée désormais tous les samedis », de « gangrène de la violence », puis évoque LE sujet de ce début de semaine, l’ancien boxeur, en ces termes « volonté d’en découdre avec la police », etc. Le ton est donné.

Après avoir diffusé (suite…)


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