Ce que j’en dis…

Les Chansons de la Semaine #212
13 février, 2020, 13:37
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Voici la nouvelle playlist de 10 morceaux que j’ai préparé comme ça, pour le plaisir. N’oubliez pas : je suis en train de produire des playlists Youtube à partir de tous les morceaux que j’ai mis sur le blog, pour une écoute peut-être plus confortable (certains internautes ne peuvent pas écouter les liens sur mon blog, comme auparavant – peut-être un problème avec le player, ne me demandez pas, j’y connais rien…). Voici ma chaîne Youtube

 

Ministère Ämer, « Un été à la cité », sur l’album 95200, sorti en 1994 chez Musidisc. 

Image de prévisualisation YouTube

 

Jack Seps, « Le Rap français n’est pas mort », 2016, sorti sur son compte soundcloud

Image de prévisualisation YouTube

 

Octobre Rouge, « Ni Psy ni clinique », sur l’album Là Où ça fait mal, sorti en 2004 sur le label Colekt’Or. 

Image de prévisualisation YouTube

 

Larry Nocksy feat. Jack Seps, « 1D », sur l’album Névrose et Musique Farfelue, sorti en 2019, autoproduit (album en écoute sur son soundcloud).

Image de prévisualisation YouTube

 

Klub des Loosers, « Non-Père », sur l’album La Fin de l’Espèce, sorti en 2012 chez Les Disques du Manoir. 

Image de prévisualisation YouTube

 

Jack Seps feat. Jamie & Hayden, « Jamie & Hayden », 2015, sorti sur son compte soundcloud

Image de prévisualisation YouTube

 

Grems, « D’accord », sur le double EP Green Pisse, sorti en 2016 chez Grems Industry. 

Image de prévisualisation YouTube

 

Inspire, « Paris », sur l’EP Millénaire II, sorti (?) en 2016. 

Image de prévisualisation YouTube

 

La Caution, « Connasse », sur le double album Peines de Maures-Arc-en-ciel Pour Daltoniens, sorti en 2005 chez Kerozen Music. 

Image de prévisualisation YouTube

 

Le Klub des 7, « La Réunion Secrète », sur leur premier album Klub des 7, sorti en 2006 cher Vicious Circle. 

Image de prévisualisation YouTube

 



L’Enfance de l’ordre : comment les enfants perçoivent le monde social. La socialisation expliquée à tout le monde !
26 janvier, 2020, 16:48
Classé dans : La Société en question(s)

 

Cela fait un moment que je ne partage sur ce blog que de la musique, et, même si la musique est une source indispensable de vie pour moi, j’ai toujours le souhait de ne pas me spécialiser au partage de mes goûts musicaux. 
J’ai déjà partagé ici plusieurs extraits d’ouvrages de sciences sociales, et c’est ce que je m’apprête à faire maintenant. Comme beaucoup le savent, je suis enseignant en sciences économiques et sociales, et mes intérêts intellectuels me portent tout naturellement à privilégier la lecture d’ouvrages de sciences sociales au détriment d’autres sources culturelles. Il y a quelques mois, je tombe sur un compte-rendu d’un résultat d’enquête publié sur le site Questions de classes, rédigé par Arthur Serret, qui a grandement ouvert ma curiosité. Je me procure le livre, prend le temps de le lire, et suis impressionné par la finesse de l’analyse de la socialisation des enfants qui est déployée dans l’ouvrage. Ces deux chercheurs ont enquêté durant deux ans auprès de jeunes enfants scolarisés dans l’enseignement primaire, et ont cherché à comprendre comment les enfants appréhendent-ils les différences sociales qui constituent l’univers dans lequel ils grandissent. Je publie ici la conclusion, qui offre une synthèse très éclairante du problème, et qui devrait pousser le lecteur à lire l’intégralité du livre. En guise d’introduction, voici une conférence des deux chercheurs donnée le 7 décembre 2017 au Centre Emile Durkheim : 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

_____________________

 

Lorsqu’un enfant commence à se représenter l’ordre social, par exemple lorsqu’il se met à hiérarchiser les positions professionnelles, à faire des différences entre ses camarades, à distinguer des camps politiques, son geste est placé sous plusieurs contraintes. D’abord se pose le problème de l’exposition différentielle des enfants aux diverses dimensions de la vie sociale. Cette exposition implique une sorte de ségrégation des perceptions : alors que les enfants ont certaines choses, certaines personnes et certaines pratiques constamment sous les yeux ou à portée d’oreille, d’autres leur échappent largement, ne font pas partie de leur monde. Cette ségrégation tient au mode de vie des familles, mais aussi à une définition sociale de l’enfance plus générale, qui la place, par exemple, globalement à distance de la politique (en tant qu’affaire d’adulte). Se distribuent ainsi d’emblée des degrés de connaissance et de méconnaissance, avec ce qu’ils impliquent de zones claires et de zones floues, voire obscures. Cette situation a en fait des conséquences sur l’orientation même des perceptions : une meilleure connaissance, une plus grande familiarité pèse sur les modalités d’appréciation. De façon certes ambivalente. Souvent, ce qui est familier constitue une sorte de camp, les garçons jugeant favorablement tout ce qui est masculin, les enfants nés dans des familles ancrées à gauche faisant de cette orientation politique celle des « gentils » (vs les « méchants » de droite), par exemple. Mais, parfois, la familiarité fonde au contraire une mise à distance : ainsi de ces fils de femmes de ménage qui disqualifient violemment (en public en tout cas) ce métier en parlant de « boniches », comme s’ils tentaient d’évacuer une domination qu’ils connaissent en premier lieu sur un plan concret et quotidien (mais, en même temps, ils se ré-ancrent aussi dans leur « camp » masculin). Quoi qu’il en soit, (suite…)



Les Chansons de la Semaine #211
14 janvier, 2020, 23:10
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Ouais, je ne m’arrête plus de faire des playlists, je fais ce que je veux ! Au fait : j’ai réuni tous les morceaux du blog publiés en 2019 (une cinquantaine) sur une playlist Youtube, donc si ça vous éclate, vous avez le droit de partager…

 

Moby, « God Moving Over the Face of the Waters », morceau issu de l’album Everything Is Wrong, sorti en 1995 chez Mute. Un morceau que l’on retrouve dans la bande originale du film Heat, réalisé par Michaël Mann et sorti en 1995.

Image de prévisualisation YouTube

 

Tangerine Dream, « Remote Viewing », sur l’album Exit, sorti en 1981 chez Virgin.

Image de prévisualisation YouTube

 

John Cooper Clarke, « Evidently Chickentown », sur l’album Snap, Crackle & Bop sorti en 1980 chez Epic.

Image de prévisualisation YouTube

 

U2, « Race Against Time », sorti sur le maxi When The Streets Have No Name, en 1987 chez Island Records.

Image de prévisualisation YouTube

 

Brad Fiedel, « Police Station/Escape From Police Station », sur la bande originale de Terminator (James Cameron, 1984), BO sortie en 1994 chez Edelton. 

Image de prévisualisation YouTube

 

Aphex Twin, « Stone In Focus », sur l’album Selected Ambient Works Volume II, sorti en 1994 chez Warp Records.

Image de prévisualisation YouTube

 

Christophe, « Magda », sur l’album Aimer Ce Que Nous Sommes, sorti en 2008, chez AZ.

Image de prévisualisation YouTube

 

Tangerine Dream, « Diamond Diary », sur la bande originale de Thief (1981, Michaël Mann), sortie en 1981 chez Elektra. 

Image de prévisualisation YouTube

 

King Britt, « New World In My View », sur l’album Sister Gertrude Morgan, sorti en 2005 chez Ropeadope Records. 

Image de prévisualisation YouTube

 

Mogwai, « Wizard Motor », sur la bande originale de la série Les Revenants (Fabrice Gobert, 2012, 2015), sortie en 2013 chez Rock Action Records. 

Image de prévisualisation YouTube



Les Chansons de la Semaine #210
4 janvier, 2020, 2:10
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

 

Pas de cohérence, pas de discours. Fuck off !

 

Moonrite, « The Black Mirror », sur leur second album Let Me Be Your God, sorti en 2019 chez  Topsy Turvy.

Image de prévisualisation YouTube

 

Goblin, « Sleepwalking », sur la bande originale du film Phenomena de Dario Argento (1985). La bande originale par Goblin n’est sortie qu’en 1997 sur le label Cinevox.

Image de prévisualisation YouTube

 

Goblin, « School At Night (Lullaby, Child Version) », sur la bande originale du film Profondo Rosso de Dario Argento (1975). Cette version est sortie en 2006 sur une réédition en 2 CDs de la bande originale, sur le label Cinevox.

Image de prévisualisation YouTube

 

Hubert-Félix Thiéfaine, « Redescente Climatisée », sur l’album Dernières Balises (Avant Mutation), sorti en 1981 chez Sterne.

Image de prévisualisation YouTube

 

Kit Sebastian, « Pangea », sur leur premier album Mantra Moderne, sorti en 2019 chez Mr Bongo.

Image de prévisualisation YouTube

 

The Lennon Sisters, « My Favourite Things », reprise présente sur l’album The Lennon Sisters’ Favourites, sorti en 1963 sur le label Dot Records.

Image de prévisualisation YouTube

 

 Air, « Empty House », sur l’album Original Motion Picture Score For The Virgin Suicides, sorti en 1999 chez Record Makers.

Image de prévisualisation YouTube

 

Hubert-Félix Thiéfaine, « Ad Orgasmum Aeternum », sur l’album Soleil Cherche Futur, sorti en 1982 chez Sterne.

Image de prévisualisation YouTube

 

The Cardigans, « My Favourite Game », sur l’album Gran Turismo, sorti en 1998 chez Stockholm Records.

Image de prévisualisation YouTube

 

Hubert-Félix Thiéfaine, « La Maison Borniol », sur son premier album … Tout Corps Vivant Branché Sur Le Secteur Etant Appelé A S’Emouvoir…, sorti en 1978 chez Disques Festival.

Image de prévisualisation YouTube



Les chansons de la semaine #209
10 décembre, 2019, 0:27
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Pas le temps d’écrire, juste de partager. C’est mon blog, c’est moi le putain d’auteur, c’est comme ça et putain de pas autrement !

 

Johnny Cash, « Hurt », sur l’album American IV: The Man Comes Around, sorti en 2002 chez American Recordings.

Image de prévisualisation YouTube

 

Nick Lowe, « The Beast In Me », sur l’album The Impossible Bird, sorti en 1994 chez Upstart Records.

Image de prévisualisation YouTube

 

Urge Overkill, « Girl, You’ll Be a Woman Soon », sur le maxi Stull, sorti en 1992 sur le label Touch And Go.

Image de prévisualisation YouTube

 

The Doors, « Riders On The Storm », sur leur dernier album L.A. Woman, sorti en 1971 chez Elektra.

Image de prévisualisation YouTube

 

Mazzy Star, « Look On Down From The Bridge », sur l’album Among My Swan, sorti en 1996 chez Capitol Records.

Image de prévisualisation YouTube

 

Shifting Sands, « Others Girls », sur l’album Beach Coma, sorti en 2015 sur le label Spooky Records.

Image de prévisualisation YouTube

 

Tindersticks, « Tiny Tears », sur l’album Tindersticks, sorti en 1995 sur le label This Way Up.

Image de prévisualisation YouTube

 

John Mayall, « Medicine Man », sur l’album Blues From Laurel Canyon, sorti en 1968 chez Decca.

Image de prévisualisation YouTube

 

Otis Taylor, « Resurrection Blues », sur l’album White African, sorti en 2001 sur le label NorthernBlues Music.

Image de prévisualisation YouTube

 

Frank Sinatra, « It Was a Very Good Year », sur l’album September Of My Years, sorti en 1965 chez Reprise Records.

Image de prévisualisation YouTube



Les Chansons de la Semaine #208
10 novembre, 2019, 0:56
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Pas le temps d’écrire, juste de partager. Ma playlist de la semaine, c’est subjectif, c’est partial, je t’emmerde ; jouis !

 

Goblin, « Profondo Rosso », titre éponyme de la bande originale du film Profondo Rosso (Dario Argento), sortie en 1975 chez Cinevox.

Image de prévisualisation YouTube

 

Alexis HK, « La Chasse », sur l’album L’Ours, sorti en 2018 sur le label La Familia.

Image de prévisualisation YouTube

 

Aphex Twin, « Rhubarb », sur l’album Selected Ambient Works Volume II, sorti en 1994 chez Warp Records.

Image de prévisualisation YouTube

 

DSL, « Find Me in the World », sorti à la fois sur la compil Ed Banger Ed Rec vol. 3 (2008), puis sur le second album de DSL, intitulé After et sorti en 2013 chez Ed Banger également.

Image de prévisualisation YouTube

 

Bixio, Frizzi, Tempera, « 7 Note (Single Version – Side A) », sur la bande originale du film Sette Note In Nero (film de Lucio Fulci sorti en 1977). Un EP est sorti en 1977 chez Cinevox, mais la bande originale complète n’est sortie qu’en 2006 chez Digitmovies.

Image de prévisualisation YouTube

 

Kit Sebastian, « Senden Baska », sur leur premier album Mantra Moderne, sorti en 2019 chez Mr Bongo.

Image de prévisualisation YouTube

 

Oxmo Puccino, « 365 jours », sur l’album L’Arme de Paix, sorti en 2009 chez Cinq 7.

Image de prévisualisation YouTube

 

Neil Young, « The Last Trip to Tulsa », sur son premier album Neil Young, sorti en 1968 chez Reprise Records.

Image de prévisualisation YouTube

 

Neue Grafik Ensemble, « Dedicated to Marie Paule », sur l’album Foulden Road sorti en 2019 sur le label Total Refreshment Centre.

Image de prévisualisation YouTube

 

Goblin, « Mad Puppet », sur la bande originale de Profondo Rosso, 1975, Cinevox.

Image de prévisualisation YouTube

 



L’Edito de Lud – Sur l’invasion des immigrés-étrangers (on ne sait plus)…

Ce mardi 17 septembre 2019, sur BFMTV-RMC, chez J.-J. Bourdin, Marine Le Pen a commenté les propos du Président Emmanuel Macron sur l’immigration : « L’année dernière, 350 000 entrées légales sur le territoire. […] Ca veut dire qu’à ce rythme-là, à la fin de son mandat, 2 millions d’étrangers, légalement, seront entrés sur le territoire. Et je ne parle pas des illégaux qui sont innombrables. » Que de confusions…

Image de prévisualisation YouTube

 

E. Macron évoque l’ « immigration » (donc : les « immigrés » arrivant sur le territoire), M. Le Pen commence par évoquer les « entrées légales » puis utilise le mot d’ « étrangers ». Le problème, c’est que ce sont trois catégories différentes…

 

On va commencer par la phrase, stricto sensu, de M. Le Pen. Que signifie 350 000 entrées légales ? Selon l’Insee, en 2017, 370 000 personnes sont arrivées en France (figure 1). Décortiquons ce chiffre (figure 2).

Parmi ces 370 000 personnes, 23 % sont des personnes nées en France, 6 % sont des personnes nées françaises à l’étranger. Autrement dit, 29 %, presque un tiers, sont des non immigrés, ce qui représente 107 300 personnes. Il reste donc 262 700 immigrés (71 %). Parmi ces immigrés entrants, 92 500 personnes viennent d’Europe (25 %), 29 600 viennent d’Amérique et Océanie (8 %), 44 400 personnes viennent d’Asie (12 %), 96 200 personnes viennent d’Afrique (26 %). M. Le Pen se trompe donc lorsqu’elle assimile toutes les entrées sur le territoire à des entrées d’étrangers (elle se trompe, en première approximation, de 29 %, presque un tiers).

 

Mais, en n’évoquant que les personnes qui entrent sur le territoire, on oublie qu’il y en a aussi qui sortent (des Français qui s’expatrient, mais aussi des étrangers qui partent) (figure 1). (suite…)



Lud le bootlegger… reviste une recette revisitée : le Magnolia Old Fashioned !
22 août, 2019, 22:48
Classé dans : Epicurian Arts

 

DSC09164a

 

Depuis quelques mois, j’ai entrepris un intense travail de recherche et d’écriture autour du monde du cocktail. Et force est de constater que c’est frustrant d’écrire des pages et des pages, après des heures et des heures de recherche, sans pouvoir les partager. Ce soir, je déroge donc à la règle.

Amateur autodidacte depuis une dizaine d’années, j’ai acquis, au cours de la troisième édition du Paris Cocktail Festival en 2014, la 68e édition du célèbre manuel de cocktails Mr. Boston Official Bartender’s Guide, rédigé cette année (2012) par Jonathan Pogash et Rick Rodgers. Durant l’année 2014, des amis m’offrent une bouteille de liqueur Mandarine Napoléon, un curaçao réalisé à partir d’écorces de mandarine. Que faire avec ce truc ? En feuilletant l’ouvrage, je trouve une recette intitulée Magnolia Maiden (p. 213). Après d’infructueuses recherches, je ne trouve rien sur l’origine de ce cocktail. Je fais choux blanc.

Voici la recette que l’on trouve dans le Mr. Boston : dans un shaker rempli aux 2/3 de glaçons, 37,5 ml de bourbon, 37,5 ml de Mandarine Napoleon, 5 ml de sirop de sucre simple, filtrer dans un verre old fashioned rempli de glace, allonger d’eau pétillante (5 ml environ). La première fois que j’ai réalisé cette recette, je l’ai trouvée vraiment très bonne, se rapprochant d’un Old Fashioned, avec ce pétillant dissonant et cette mandarine surprenante. J’y suis revenu à plusieurs reprises, sur cette recette, et lui apportée une légère modification en lui ajoutant trois traits de chololate bitters (Scrappy’s Bitters), puis en exprimant le zeste d’une mandarine. Résultat : l’ajout de bitters apporte de la profondeur, l’arôme de chocolat s’accorde bien avec le mélange, et les huiles essentielles apportent une touche olfactive qui manquait. Après ces tergiversations, j’ai publié un petit article pour rendre compte de mes pérégrinations.

Aujourd’hui, revenant sur mon histoire avec les cocktails, je tombe sur cette recette, que j’ai délaissée au profit de nouveaux horizons. En relisant mes notes, je me dis qu’il y a quelque chose à améliorer sur cette recette. Une intuition. Armé d’une dizaine d’années de recherche autodidacte, j’ « improvise » : je décide de baisser la dose de Mandarine et d’augmenter celle de whiskey, d’éliminer l’eau gazeuse et de le préparer directement dans le verre de service. Voici la recette : dans un verre old fashioned, introduire trois traits d’aromatic bitters (Suze) et trois traits de chocolate bitters (Scrappy’s Bitters), remplir de glaçons, mélanger une dizaine de secondes à l’aide d’une cuillère à mélange. Ajouter 30 ml de Mandarine Napoléon et 60 ml de rye whiskey (Jack Daniel’s), remplir de glaçons et remuer à nouveau durant une vingtaine de secondes, histoire de bien lier les ingrédients et d’apporter la dilution nécessaire. Exprimer un zeste de mandarine. Résultat : un Old Fashioned revisité, très équilibré, suffisamment fort et pas trop sucré, une finale longue sur la mandarine. Je suis très content de ce que cette « improvisation » a donné !

Toutefois, en y réfléchissant un peu, je me rends rapidement compte que j’ai pioché, inconsciemment, dans une revisite du Old Fashioned datant de 1917, que j’avais déjà essayée. En effet, en 1917, Hugo R. Ensslin fait paraître un ouvrage intitulé Recipes For Mixed Drinks, en langue anglaise, dans lequel il introduit dans le Old Fashioned deux traits de curaçao orange. Entre la recette d’Hugo R. Ensslin et la « mienne », juste une question de dosage et l’ajout de chocolate bitters, afin d’apporter davantage de rondeur et d’équilibre.

J’ai ensuite l’idée (suite…)



Les Chansons de la Semaine #207 Hubert-Félix Thiéfaine, 2011

 

Thiéfaine 1nb 21-07-2019Photographie prise par Lud lors du festival Montereau Confluences le samedi 9 juin 2012.

 

Je sais que ça fait longtemps que je n’ai pas partagé de musique sur ce blog. L’activité y est très erratique, et je m’en excuse.

Cette semaine, j’ai choisi plusieurs morceaux de l’album Suppléments de mensonge d’Hubert-Félix Thiéfaine, publié en 2011 chez Sony Music. Le lecteur attentif aura remarqué que Thiéfaine est devenu un phare pour moi, j’y reviens toujours. Quand j’étais gamin, il y avait toujours un radio-cassette ou un radio-cd dans la voiture familiale, et quoi de plus inutile qu’un radio-cassette éteint. Avec des parents amoureux de la musique, avec un père musicos à ses heures, j’ai été biberonné, dans le salon, par The Blues Brothers, et, dans la voiture, par AC/DC et Thiéfaine, entre beaucoup d’autres choses. Avec mon frère plus jeune, nous avons donc appris les paroles de « 113e Cigarette sans dormir », « Cabaret Sainte-Lilith », ou « Les Dingues et les paumés » avant de pouvoir les comprendre.

Aujourd’hui, mon père n’a pas changé : vieille Renault des années 1990, radio-cd, Thiéfaine dans le poste. Ce qui a changé, c’est que, dorénavant, ce sont ses petits-enfants qui sont derrière, sagement attachés, mes deux garçons, bientôt cinq ans. Et force est de constater qu’ils suivent notre chemin : il y a quelques semaines, je les entends encore chanter, en chœur, le refrain de « Petit Matin 4.10 Heure d’été » ou « La Ruelle des morts », deux magnifiques morceaux, que, avec mon frère et mon père, nous avons eu la chance d’entendre en concert.

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Je n’ai pas de mot pour décrire ces morceaux, c’est tellement beau, c’est tellement puissant, ça touche à un nombre infini de cordes sensibles en moi…

Il y a quelques jours, j’entends Hayden marmonner : « Prends mon pion dans ton circuit/J’aime tant ta froideur féminine ». J’ai dû lui faire répéter pour comprendre, et lui ne se faisait pas prier pour répéter avec un sourire (à croire qu’il comprenait ce qu’il chantonnait), le petit gredin ! « Garbo XW Machine »

Image de prévisualisation YouTube

Voilà, ils connaissent Thiéfaine. Je les ai également entendus chanter le refrain de « Fièvre Résurectionnelle » : « Je t’aime et je t’attends, à l’ombre de mes rêves/Je t’aime et je t’attends, et le soleil se lève ».

Image de prévisualisation YouTube

Je termine avec cet incroyable poème, variation autour d’Annabel Lee, ce personnage d’Edgar A. Poe, poème d’Hubert-Félix Thiéfaine et Jean-Louis Fieve, poème intemporel et universel, qui me fait tant chialer. « Trois poèmes pour Annabel Lee »

Image de prévisualisation YouTube

Bonus politique : « Lobotomie Sporting Club »

Image de prévisualisation YouTube

 



La Chronique ciné de Jack Seps. Ne Coupez pas !, de Shin’ichirô Ueda, 2017
14 mai, 2019, 21:53
Classé dans : Ca, de l'art ?

 

« ACTION !!! »

 

ne-coupez-pas-poster

Il est fort peu aisé de parler de Ne Coupez Pas ! (Kamera wo tomeru na!) sans annihiler l’effet de surprise que vous aurez en regardant ce bijou japonais. De ce fait, je n’ai qu’une chose à dire : courez le voir, si vous le pouvez car il n’est disponible que dans six salles en France à l’heure où j’écris (5 mai 2019). Ne visionnez pas non plus la bande-annonce, précipitez-vous simplement pour le voir, puis revenez lire cette critique si le cœur vous en dit. Ce qui suit « spoile » le film. Je vous aurais prévenu…

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Le film commence par une scène mal jouée par un zombie qui s’attaque à une jeune femme. « Coupez ! » (suite…)


12345...38

Environnement TCHAD |
adminactu |
carsplus production |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | RADIO JUSTICE
| LEMOVICE
| Les énergies solaires et éo...