Ce que j’en dis…

Les Chansons de la Semaine #215
3 juillet, 2020, 0:47
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Voilà, c’est la nouvelle liste de lecture. N’essaie pas de comprendre, mon esprit est tortueux, ressens le truc, va au bout, si ça te fait quelque chose, tant mieux. 

 

Magnétophone, « Let’s Start Something New », sur l’album The Man who are the Man, sorti en 2005 sur le label 4AD. 

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The Radio (suite…)



Les Chansons de la Semaine # Spécial Christophe
22 avril, 2020, 11:29
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Je l’ai déjà écrit ici. Je suis né en 1984. Ce sont d’abord mes parents qui m’ont plongé tête la première dans la musique : The Blues Brothers, AC/DC, Thiéfaine, Trust, Dire Straits, Phil Collins, Jacques Brel, Renaud, Toto, Pat Benatar, Dirty Dancing, François Feldman, Police, James Brown, Francis Cabrel, Pink Floyd, Gainsbourg, et j’en oublie. Je ne dis pas que j’ai tout avalé, mais je ne les remercierai jamais assez ! Grâce à toutes ces entrées, j’ai pu découvrir d’autres univers, plus personnels, puis faire des allers-retours avec eux et avec mon frère. C’est grâce à eux que ma culture musicale est si ouverte aujourd’hui. Mais chez eux, il n’y avait pas un disque de Christophe. Peut-être une question de génération (mes parents sont les derniers nés du baby-boom). J’ai certainement dû entendre « Aline » ou « Les Mots Bleus » lors de fêtes d’adultes, mais je trouvais ça tellement ringard…

J’ai (vraiment) découvert Christophe vers 2006-2007, à la lecture de Technikart : Benoît Sabatier glissait à chaque fois qu’il le pouvait du Christophe, et Sébastien Tellier parlait de ce vieil amoureux des machines comme d’un maître en reprenant « La Dolce Vita ». J’ai téléchargé Aimer ce que nous sommes en 2008, mais j’ai mis du temps à y entrer. Et puis il y a eu « Magda »… C’est par ce morceau extraordinaire que la claque m’a fait tanguer. Je me suis engouffré dans son oeuvre, sa vie, sa personne. Peu à peu, il est devenu une partie de moi. Il a touché des cordes sensibles en moi. Il m’a aidé à faire avec ce chaos qu’est la vie. J’en ai parlé à mes parents, à mon frère, j’ai partagé… Je me souviens que Benoît Sabatier parlait, en 2008, d’ « un artiste qui vient d’ailleurs ». En 2011, un album de reprises de Jacno, mort en 2009, voit figurer un morceau interprété par Christophe : « Je viens d’ailleurs ». Il y a eu aussi le Paradis Retrouvé, Les Vestiges du Chaos, et tant d’autres choses…

Il y a plus d’un an, au tout début de l’année 2019, j’assiste enfin à mon premier concert de Christophe avec mon complice de père, dans une toute petite salle, à Provins. Un moment magique.

Ce 17 avril 2020, Daniel Bevilacqua est reparti ailleurs… et je suis inconsolable.

 

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Vingt morceaux que j’apprécie particulièrement, c’est (suite…)



L’Edito-Eco de Lud – L’après-confinement, au-delà du capitalisme ?

 

 93007507_2549041855337156_4936293114013810688_n Diogène Picante

 

Ce matin, je suis tombé sur une petite vidéo de David Guetta, confiné à Miami, qui se confiait à Konbini. Vers la fin, il a cette envolée lyrique qui ferait passer Benoît Hamon pour un intellectuel critique : « Les frontières, ça ne veut plus rien dire, on ne fait qu’un. Il n’y a plus de riches, plus de pauvres, plus de noirs, plus d’arabes, plus d’asiatiques, plus de blancs, on est tous pareils, on est tous égaux. »

 

Bon, force est de constater que ceux qui sont obligés d’aller bosser dans des conditions indignes (je veux dire : encore plus indignes que d’habitude), qui exposent leur vie en vrai ; ceux qui n’ont pas droit au dépistage ; ceux qui ont droit à la libéralité de la brutalité policière ; ceux qui sont contraints de se confiner dans des logements trop petits, insalubres, avec peu de revenus ; bref, tous ceux-là, tous ces « ceux » ne se distribuent pas au hasard dans la population. Il y a les cadres (comme moi) qui ont la possibilité de télé-travailler et il y a les ouvriers, les employés des commerces, les livreurs, et évidemment les personnels de santé qui ne peuvent pas ; il y a les riches et certains cadres qui n’ont pas besoin de travailler pour vivre ou pour recevoir le même niveau de revenu et il y a cette armée de salariés précaires déguisés en auto-entrepreneurs, serviteurs modernes, et ces salariés qui n’ont pas intérêt à tenter le droit de retrait, qui sont obligés de travailler, tout simplement pour avoir un revenu, pour bouffer. Oui, le salariat demeure ce rapport de dépendance, c’est-à-dire la « menace jetée sur la vie à nouveau nue », en deux mots : « l’hétéronomie matérielle »1. Il y a aussi toute cette armée d’artisans, commerçants, agriculteurs et petits chefs d’entreprise qui vont bien galérer, et ces chômeurs partiels qui vont prendre encore davantage de recul du droit du travail dans la gueule… Il y a les bourgeois des beaux quartiers qui peuvent sans problème faire leur jogging ou s’amuser dans les parcs et jardins sans être réellement embêtés par la police, et puis il y a les habitants des quartiers populaires racisés qui, pour être sortis chercher à bouffer en oubliant une date sur l’attestation, sont poursuivis par des brutes casquées et matraquées, insignes indignes sur l’épaule. Il y a ces bourgeois qui n’ont pas hésité à risquer de répandre le virus pour passer le confinement dans leur résidence secondaire, et puis tous ces pauvres obligés de rester chez « eux », dans leurs cages à lapin délabrées. N’en jetez plus…

 

Il y a trois jours, je suis tombé sur une petite interview de l’économiste Marc Ivaldi, professeur à la prestigieuse Toulouse School of Economics et directeur de recherche à l’EHESS. Une si petite interview avec autant de conneries, soulignons-le. Morceaux choisis, et commentaires de votre serviteur :

 

  • « De leur côté, beaucoup d’entreprises ont renoncé cette année à la distribution de dividendes. La solidarité devra s’exprimer, y compris chez les salariés. » → Comme si (suite…)



L’Homme-orchestre
5 avril, 2020, 11:15
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Aujourd’hui, une playlist signée Jack Seps. Point.

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En ces temps d’épidémie, le stress nous gagne, la paranoïa nous guette et la colère grandit. Mais gardons cette dernière bien au chaud. Nous ressortirons tout, toutes et tous, au moment venu. 

Alors que faire ? Pour le moment, être solidaire, se laver les pognes régulièrement, balayer Florent Pagny définitivement et écouter de la musique du pays du Soleil Levant. 

 

Haruomi Hosono, « Sports Men », sorti sur l’album Philarmony en 1982 chez Yen Records. 

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Bassiste, auteur, chanteur, compositeur, producteur. Rock, pop, musiques électroniques, folk, jazz. Haruomi Hosono sait tout faire et le fait bien. N’ayons pas peur des mots : c’est un génie. 

Vous avez pu entendre une (minuscule) partie de son (immense) travail dans la bande-originale du film Une Affaire de famille de Hirokazu Kore-Eda. 

Pour ce morceau, on se demande bien pourquoi les organisateurs des prochains Jeux Olympiques de Tokyo n’ont pas choisi ce morceau comme hymne. 

(Pour en savoir un peu plus, il y a un article sur Haruomi Hosono dans le quatrième numéro de Otomo.)

 

Mariah, « Sokokara », sorti sur l’album Utakata no hibi en 1983 chez Shan-Shan. 

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Sixième et dernier album du groupe. Un bijou. L’écoute de ce morceau nous plonge immédiatement à Shinjuku, la nuit, des néons de toutes les couleurs plein les yeux. 

 

Flower Travellin’ Band, « Satori Part 1″, sorti sur l’album Satori en 1971 chez Atlantic. 

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Deuxième album du groupe, on sent l’influence qu’a pu avoir Black Sabbath sur eux (dont ils ont repris un morceau sur leur premier album Anywhere à la pochette génialissime. Joe Yamanaka, le chanteur, nous accueille par un cri venu d’on ne sait où, mais on y plonge directement. On les suit. 

(Pour plus d’informations sur le groupe et sur la musique rock japonaise, lire Japrocksampler de Julian Cope, sorti en 2012 chez Le mot et le reste.)

 

Ryuichi Sakamoto, « Participation Mystique », sorti sur l’album B-2 Unit en 1980 chez Alfa. 

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Ecrire sur la musique japonaise contemporaine sans mentionner Ryuichi Sakamoto, c’est comme parler de cuisine japonaise sans évoquer les ramen. Et à l’instar de ces derniers, les influences de Sakamoto sont multiples : musique classique, traditionnelle, populaire et expérimentale. Un morceau qu’on verrait aisément dans un Terminator réalisé par Shin’ya Tsukamoto. 

 

Yukichiro Takahashi, « Bijin-Kyoshi At The Swimming School », sorti sur l’album Murdered By The Music en 1980 chez Seven Seas. 

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Impossible de parler de Hosono et de Sakamoto sans évoquer Yukichiro Takahashi, autre membre de Yellow Magic Orchestra, ce groupe incontournable. Batteur, auteur, compositeur, chanteur, producteur, cet homme peut tout faire, ainsi que vous mettre en joie avec ce morceau. 

 

Hako Yamakasi, « 望郷 », sorti sur l’album Tobimasu en 1975 chez Elec Records. 

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Autrice, compositrice et merveilleuse chanteuse, impossible de ne pas être touché par sa voix et son interprétation. C’est mélancolique, c’est beau, c’est juste. Ses albums des années 1970 sont tous des petits bijoux, vous pouvez y aller les yeux fermés. Surtout que les yeux sont complètement inutiles pour la musique.

 

Tatsuro Yamashita, « Fragile », sorti sur l’album Cozy en 1998 chez Moon Records. 

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Marié avec Mariya Takeuchi (vous avez sûrement vu passer son très beau morceau « Plastic Love » en recommandation de YouTube), Tatsuro Yamashita est un touche-à-tout : il produit, écrit, compose, chante et joue de nombreux instruments (piano, batterie, guitare, etc.). 

Ce dernier morceau de la liste est tout en volupté, en beauté, en érotisme. Merci pour cet amour Tatsuro. 

 



‘Chato’ Galante, communiste et démocrate, radicalement être humain

 

Le 29 mars 2020, l’homme politique Patrick Devedjian est décédé du Covid-19, et tout le monde en a parlé, en occultant son anticommunisme farouche et permanent, son engagement pour le groupe d’extrême-droite Occident et pour l’Algérie française, et les coups de barres de fer qu’il a donnés dans sa jeunesse. Non, on a plutôt loué sa grande culture, son esprit libre, son sens du bien commun, et son humanisme – non, vous ne rêvez pas. On a même entendu ce larbin de Jean-Christophe Barbier affirmer que « la mort de P. Devedjian sign[ait] un tournant dans cette épidémie », comme si les autres morts, les anonymes surtout, ne comptaient pas. 

En attendant, la veille, le 29 mars 2020, décédait une autre personnalité, du Covid-19 aussi, évidemment moins connu en France – et pour cause, il était espagnol. Il s’appelait José Maria Galante, dit ‘Chato’, dessiné ici par le journaliste italien Gianluca Costanini (lien) en 2018 : 

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Mais qui était ce Chato ? Il est né en 1948 d’un père militaire franquiste. Il suit des études d’économie et de sciences politiques et devient, à l’orée de 1967-1968, un militant du Fronte de Liberacion Popular (FLP), un groupe clandestin anti-franquiste, et membre du Sindicato Democratico de Estudiantes (un syndicat étudiant de gauche). Arrêté en 1969, torturé pendant plusieurs jours. A partir de 1971, il devient membre de la LCR espagnole, la Troskista Liga Revolucionaria, il est encore arrêté et torturé pendant plusieurs semaines par le policier Billy el Nino, aka Antonio Gonzalez Pacheco. Direction la prison. Il fait ensuite son service militaire obligatoire mais on le surveille de près, on l’enferme, et on le torture encore. Entre 1971 et 1976, il passe environ cinq ans en prison, jusqu’à l’amnistie de 1976. Candidat LCR aux élections municipales du conseil municipal de Madrid de 1979 à 1983, il poursuit son militantisme pacifique et écologique, foncièrement de gauche.

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Copyright Mark Henley

 

En 2008, il forme avec d’autres (suite…)



Les Chansons de la Semaine #214
25 mars, 2020, 2:33
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Une playlist pour se libérer du confinement, une ode à l’amour… 

 

Rachid Taha, « Galbi », sur le plateau de Musiques du monde, sur RFI, le 22 avril 2013, morceau initialement sorti sur l’album Zoom en 2011 chez Naïve. 

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Ebo Taylor, « Love and Death », sur l’album Love and Death, sorti en 2010 sur le label Strut. Une autre version de ce morceau figurait déjà dans l’album qu’Ebo Taylor a enregistré avec Uhuru Yenzu, intitulé Conflict Nkru!, sorti en 1980 sur le label Essiebons.

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Brigitte Fontaine (accompagnée d’Areski Belkacem), « Soufi », sur le plateau des Mots de Minuit le 10 mars 2010, morceau initialement en duo avec Grace Jones, sur l’album de Brigitte Fontaine intitulé Prohibition, sorti en 2009 chez Polydor. Merci à Cécilia pour cette magnifique découverte. 

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Christophe, « Comme un interdit », en version live sur l’album Intime, sorti en 2014 chez Capitol Music, morceau initialement sur l’album Comm’si la Terre penchait, sorti en 2001 chez Mercury.

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Yasmine Hamdan, « Shouei », enregistré à Istanbul pour Babylon TV en 2015, morceau initialement sorti en 2013 sur l’album Ya Nass chez Crammed Discs.

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Rachid Taha, « Minouche », sur l’album Je Suis Africain, sorti en 2019 chez Naïve. 

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Jack Seps, « Le Parapluie », publié sur son compte Soundcloud le 1er mai 2015. 

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Hubert-Félix Thiéfaine, « Je t’en remets au vent », en version live sur l’album Vixi Tour XVII, sorti en 2016 chez Sony Music (initialement, ce morceau figure dans l’album Tout Corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir, sorti en 1978 sur le label Disques Festival). 

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Denis Lavant lit Charles Baudelaire, « Chants d’automne », Les Fleurs du mal. Spleen et idéal, Gallimard, coll. « Ecouter Lire », 2008. Le montage est le fait d’un youtubeur, qui a mis en fond sonore le morceau « Prélude Inachevé », d’André Gagnon, sur l’album Histoires Rêvées, sorti en 2001 chez Les Disques Star Records. 

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Oxmo Puccino, « Souvenirs », sur l’album L’amour est mort, sorti en 2001 chez Delabel et Time Bomb Records. 

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Les Chansons de la Semaine #213
11 mars, 2020, 21:08
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Nouvelle playlist, toujours placée sous le signe du hip-hop, parce que c’est comme ça, ça fait partie de ma culture. Peace, Love, Unity & Having Fun ! Et un petit Fuck également !

 

113, « Les Princes de la ville », produit par DJ Mehdi, sur l’album éponyme sorti en 1999 sur le label Small. Dédicace spéciale à Terry, qui m’a fait entrer dans l’univers du hip hop made in Val-de-Marne à la fin du collège. 

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La Caution, « Bâtards de Barbares », sur la bande originale de Sheitan (réalisé par Kim Chapiron), sortie en 2006 sur Because Music. La bande de Kourtrajmé se met au long métrage, et ça détonne !

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Dead Obies, « Tony Hawk », sorti en autoproduction en 2013. 

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Omnikrom, « Eté Hit », sur l’album Trop Banane! en 2007 sur le label Saboteur. 

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Orelsan, « Défaite de famille », sur l’album La Fête est Finie, sorti en 2017 chez Wagram. 

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Grems, « Jamais Amoureux », sorti sur l’album Sea Sex & Grems en 2009 sur le label Deephop. 

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Klub des Loosers, « Baise les Gens », sorti d’abord sur le maxi éponyme en 2002 chez Record Makers, puis sur l’album Vive la Vie, sorti en 2004 chez Record Makers. 

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Tom Fire feat. Mc Solaar, « Marche ou Rêve », sur l’album The Revenge sorti en 2011 chez Wagram. Le morceau est ici joué sur le plateau de l’émission Ce Soir (ou Jamais) le 15 novembre 2011 sur France 2. 

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Klub des 7, « Pouilleux Massacreur », sur l’album La Classe de Musique sorti en 2009 sur le label Encore Music. 

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Bakayarô, « Hajimemashite », 2020. 

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Les Chansons de la Semaine #212
13 février, 2020, 13:37
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Voici la nouvelle playlist de 10 morceaux que j’ai préparé comme ça, pour le plaisir. N’oubliez pas : je suis en train de produire des playlists Youtube à partir de tous les morceaux que j’ai mis sur le blog, pour une écoute peut-être plus confortable (certains internautes ne peuvent pas écouter les liens sur mon blog, comme auparavant – peut-être un problème avec le player, ne me demandez pas, j’y connais rien…). Voici ma chaîne Youtube

 

Ministère Ämer, « Un été à la cité », sur l’album 95200, sorti en 1994 chez Musidisc. 

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Jack Seps, « Le Rap français n’est pas mort », 2016, sorti sur son compte soundcloud

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Octobre Rouge, « Ni Psy ni clinique », sur l’album Là Où ça fait mal, sorti en 2004 sur le label Colekt’Or. 

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Larry Nocksy feat. Jack Seps, « 1D », sur l’album Névrose et Musique Farfelue, sorti en 2019, autoproduit (album en écoute sur son soundcloud).

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Klub des Loosers, « Non-Père », sur l’album La Fin de l’Espèce, sorti en 2012 chez Les Disques du Manoir. 

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Jack Seps feat. Jamie & Hayden, « Jamie & Hayden », 2015, sorti sur son compte soundcloud

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Grems, « D’accord », sur le double EP Green Pisse, sorti en 2016 chez Grems Industry. 

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Inspire, « Paris », sur l’EP Millénaire II, sorti (?) en 2016. 

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La Caution, « Connasse », sur le double album Peines de Maures-Arc-en-ciel Pour Daltoniens, sorti en 2005 chez Kerozen Music. 

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Le Klub des 7, « La Réunion Secrète », sur leur premier album Klub des 7, sorti en 2006 cher Vicious Circle. 

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L’Enfance de l’ordre : comment les enfants perçoivent le monde social. La socialisation expliquée à tout le monde !
26 janvier, 2020, 16:48
Classé dans : La Société en question(s)

 

Cela fait un moment que je ne partage sur ce blog que de la musique, et, même si la musique est une source indispensable de vie pour moi, j’ai toujours le souhait de ne pas me spécialiser au partage de mes goûts musicaux. 
J’ai déjà partagé ici plusieurs extraits d’ouvrages de sciences sociales, et c’est ce que je m’apprête à faire maintenant. Comme beaucoup le savent, je suis enseignant en sciences économiques et sociales, et mes intérêts intellectuels me portent tout naturellement à privilégier la lecture d’ouvrages de sciences sociales au détriment d’autres sources culturelles. Il y a quelques mois, je tombe sur un compte-rendu d’un résultat d’enquête publié sur le site Questions de classes, rédigé par Arthur Serret, qui a grandement ouvert ma curiosité. Je me procure le livre, prend le temps de le lire, et suis impressionné par la finesse de l’analyse de la socialisation des enfants qui est déployée dans l’ouvrage. Ces deux chercheurs ont enquêté durant deux ans auprès de jeunes enfants scolarisés dans l’enseignement primaire, et ont cherché à comprendre comment les enfants appréhendent-ils les différences sociales qui constituent l’univers dans lequel ils grandissent. Je publie ici la conclusion, qui offre une synthèse très éclairante du problème, et qui devrait pousser le lecteur à lire l’intégralité du livre. En guise d’introduction, voici une conférence des deux chercheurs donnée le 7 décembre 2017 au Centre Emile Durkheim : 

 

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_____________________

 

Lorsqu’un enfant commence à se représenter l’ordre social, par exemple lorsqu’il se met à hiérarchiser les positions professionnelles, à faire des différences entre ses camarades, à distinguer des camps politiques, son geste est placé sous plusieurs contraintes. D’abord se pose le problème de l’exposition différentielle des enfants aux diverses dimensions de la vie sociale. Cette exposition implique une sorte de ségrégation des perceptions : alors que les enfants ont certaines choses, certaines personnes et certaines pratiques constamment sous les yeux ou à portée d’oreille, d’autres leur échappent largement, ne font pas partie de leur monde. Cette ségrégation tient au mode de vie des familles, mais aussi à une définition sociale de l’enfance plus générale, qui la place, par exemple, globalement à distance de la politique (en tant qu’affaire d’adulte). Se distribuent ainsi d’emblée des degrés de connaissance et de méconnaissance, avec ce qu’ils impliquent de zones claires et de zones floues, voire obscures. Cette situation a en fait des conséquences sur l’orientation même des perceptions : une meilleure connaissance, une plus grande familiarité pèse sur les modalités d’appréciation. De façon certes ambivalente. Souvent, ce qui est familier constitue une sorte de camp, les garçons jugeant favorablement tout ce qui est masculin, les enfants nés dans des familles ancrées à gauche faisant de cette orientation politique celle des « gentils » (vs les « méchants » de droite), par exemple. Mais, parfois, la familiarité fonde au contraire une mise à distance : ainsi de ces fils de femmes de ménage qui disqualifient violemment (en public en tout cas) ce métier en parlant de « boniches », comme s’ils tentaient d’évacuer une domination qu’ils connaissent en premier lieu sur un plan concret et quotidien (mais, en même temps, ils se ré-ancrent aussi dans leur « camp » masculin). Quoi qu’il en soit, (suite…)



Les Chansons de la Semaine #211
14 janvier, 2020, 23:10
Classé dans : Ca, de l'art ?,Musique & Music

 

Ouais, je ne m’arrête plus de faire des playlists, je fais ce que je veux ! Au fait : j’ai réuni tous les morceaux du blog publiés en 2019 (une cinquantaine) sur une playlist Youtube, donc si ça vous éclate, vous avez le droit de partager…

 

Moby, « God Moving Over the Face of the Waters », morceau issu de l’album Everything Is Wrong, sorti en 1995 chez Mute. Un morceau que l’on retrouve dans la bande originale du film Heat, réalisé par Michaël Mann et sorti en 1995.

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Tangerine Dream, « Remote Viewing », sur l’album Exit, sorti en 1981 chez Virgin.

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John Cooper Clarke, « Evidently Chickentown », sur l’album Snap, Crackle & Bop sorti en 1980 chez Epic.

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U2, « Race Against Time », sorti sur le maxi When The Streets Have No Name, en 1987 chez Island Records.

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Brad Fiedel, « Police Station/Escape From Police Station », sur la bande originale de Terminator (James Cameron, 1984), BO sortie en 1994 chez Edelton. 

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Aphex Twin, « Stone In Focus », sur l’album Selected Ambient Works Volume II, sorti en 1994 chez Warp Records.

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Christophe, « Magda », sur l’album Aimer Ce Que Nous Sommes, sorti en 2008, chez AZ.

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Tangerine Dream, « Diamond Diary », sur la bande originale de Thief (1981, Michaël Mann), sortie en 1981 chez Elektra. 

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King Britt, « New World In My View », sur l’album Sister Gertrude Morgan, sorti en 2005 chez Ropeadope Records. 

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Mogwai, « Wizard Motor », sur la bande originale de la série Les Revenants (Fabrice Gobert, 2012, 2015), sortie en 2013 chez Rock Action Records. 

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